Intolérance
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Cinememories

583 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
"Lorsque la peur se trouve détournée par une imagerie que l’on rejette, elle engendre, chez Phil Mulloy, la trilogie Intolérance. Réputé pour ses animations dérangeantes et ses sujets provocateurs, l’artiste britannique développe une œuvre où la puissance satirique réside dans la crudité de l’inversion grotesque de nos structures sociales. L’humanité y est confrontée à son double inversé : les Zogs, des extraterrestres à l’apparence absurde – sexe et tête échangés – qui deviennent le reflet obscène d’une civilisation incapable de penser l’altérité autrement que comme une menace. De cette confrontation naît une odyssée de la haine, une fresque noire où s’érige le portrait grinçant d’un monde qui fabrique et entretient l’intolérance, autant qu’il la subit."

"Phil Mulloy s’attarde moins sur les Zogs eux-mêmes que sur la réaction humaine : sans nuance, sans questionnement, sans la moindre pitié, la différence devient immédiatement le terreau d’un rejet viscéral. Il ne s’agit pas tant d’un conflit interstellaire que d’un réflexe primitif, d’un refus absolu de ce qui vient ébranler les normes établies. Le trait de Mulloy joue d’ailleur sur ce point, en dégraissant la physionomie des Terriens au maximum, jusqu’à avoir une appaence squelettique."

"La satire atteint alors une intensité rare. Plus le monde avance, plus il régresse. Même les symboles de renaissance sont vides de sens, emportés dans une boucle absurde. Mulloy clôt sa trilogie sur une note faussement lumineuse : un recommencement illusoire, une paix impossible, une image trop parfaite pour appartenir au réel. L’absurdité triomphe, et le spectateur, malgré lui, en reste prisonnier. En définitive, la trilogie Intolérance s’impose comme une fable cruelle, mais ludique, sur la répétition tragique des erreurs humaines. Elle pointe du doigt le cycle sans fin de l’intolérance, cette pulsion de rejet qui se transmet d’une génération à l’autre, toujours justifiée, jamais remise en question."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Sylvain P

386 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2010
Si le propos est juste, la satire réussie, il reste que c’est un peu long et confus et que l’animation actuelle permet d’autres ambitions. L’idéal aurait été de rester en format court… et télévisuel.
AfricanKing
AfricanKing

67 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 août 2007
"Intolérance" ne prouve pas que c'est une bonne idée d'être aux antipodes de Pixar, Dreamworks et Myasaki. L'appréciation d'un graphisme est très personnelle, et donc, personnellement, je n'ai pas aimé. L'hsitoire, elle, malgré seulement 1h05 de film, arrive à tourner en rond, quand à l'humour, il est souvent ras les paquerettes, pour ne pas dire "ras la quéquette". Heureusement, quelques bonnes trouvailles viennent, ici et là, bonnifier le film, mais elles sont trop rares. Bof, bof, bof.... et re bof. Pas de quoi être tolérant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2008
Composée de 3 episodes, cette serie, baptisée sobrement(!) Intolerance, propose une animarion ultra minimaliste et volontairement grossiere. Elle est signee du britannique Fred Mulloy. L'histoire, tordue à souhait, qui voit deux mondes s'affronter au nom des bonnes moeurs, est quand a elles, jouissive.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 août 2007
Sympa, drôle...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 août 2007
Un petit film d'animation qui a au moins le mérite de créer la surprise au coeur de l'été face aux blockbusters familiaux qui déferlent sur les écrans. D'emblée on est frappé par le dessin: minimaliste, noir, au fond assez moche. Les antipodes d'un Miyazaki... Le premier de ces trois courts métrages nous présente les Zogs mais est surtout un prétexte pour enchainer de petites scènes à l'humour très au-dessous de la ceinture. Les deux épisodes suivants sont un constat amer sur l'etat de délabrement de l'humanité, intolérante, va-t-en-guerre, crédule, cruelle, et au fond suicidaire. L'arrivée de la couleur offre un peu de repos visuel bienvenu au spectateur. C'est également moins drôle, même si Phil Mulloy nous offre encore quelques bons délires (comme celui sur Elvis chantant en allemand). Dommage que l'apparence brouillonne nuise un peu au propos.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2007
Quand la philosophie s'exprime dans un film d'animation comme celui là on ne peut qu'applaudire.
Même si le graphisme agace par moments, le sujet est amené de manière originale et le propos analysé de manière tout à fait convaincante. Le récit rebondit, du coup on s'amuse, on s'observe de l'intérieur, on se trouve tellement intolérant sous nos airs bien pensant... Un film qui remue, qui fait réfléchir.
Bref, un voni dans la réflexion que nous portons sur l'autre, sur la différence et finalement sur nous même!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 août 2007
L'histoire de l'humanité à la sauce caustique... un petit régal pour les yeux et l'esprit !
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