Mélange de comédie musicale, d’humour, de sketchs… qui ne prend pas ! Des scènes qui n’apportent que longueurs, lourdeurs et ennui… C’est très fade, voire niais par moment. Dommage ce bon scénario aurait pu nous donner plein de belles saveurs…
On retrouve l'excellent duo Carré/Poelvoorde cinq ans après « Entre ses mains », et là encore, enfin ici c'est pire, manque de bol, ils tombent sur un mauvais projet. « Les émotifs anonymes », grosse déception, est un pastiche foireux, cliché, pathétique du genre flon flon « on est tous beaux, tous gentils » (Ozon dans les costumes.....). Le film tout entier se veut léger, or il est d'une lourdeur insupportable, aussi bien dans le comique, qui donne dans le ringard ou le recyclé, que dans le drame qui n'existe à aucun moment. Du youpi tralalère à deux sous, du charmant en toc, qui heureusement dure moins d'1h15
Jean-Pierre Améris laisse un peu tomber le thème de la mort pour s'intéresser à l'amour avec Les Émotifs anonymes où une chocolatière s'intéresse de près au directeur d'une chocolaterie qui vient de l'embaucher. Sauf que pour compliquer un peu les choses ces deux-là sont d'une timidité maladive, ce qui ruine leurs vies quotidiennes : n'osant pas répondre au téléphone ou se regarder droit dans les yeux. Par ce détail qui les rend tour à tour touchants, exaspérants et drôles, Améris insuffle un peu d'originalité au genre. Difficile de ne pas craquer à la petite bouille toute mignonne d'Isabelle Carré et de ne pas rire à Benoît Poelvoorde qui souffre un peu des mêmes maux dans la réalité. Les personnages sont très attachants et on regrette que le film soit si court. Il fait l'effet d'une sucrerie, d'un...chocolat finalement qu'on déguste par petites bouchées alors qu'on en voudrait toujours plus. La gourmandise n'aura jamais autant été un joli défaut.
La trame et la présence de Benoït Poelvoorde et d'Isabelle Carré pouvaient laisser espérer un film comique et sensible. On déchante malheureusement très vite. Pas de signification en profondeur, pas de vérité humaine, pas une seule occasion de rire. Selon la perspective mythologique qui s'impose en pareille circonstance, il conviendra cependant de porter au crédit du réalisateur une louable persévérance dans l'intention de camper les stéréotypes.
Ce genre de film dont tu n'attends rien. Que tu es même sûr de détester et pour lequel tu cherches à l'avance des mots pour lui tailler un costard triple XL et qui, finalement, te laisse comme un couillon parce que tu l'as aimé. Ben ouais. Je vais vous dire un truc les mecs : et ça ne dépend pas de ce truc de chocolaterie, tout le long du film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Roald Dahl. Je ne sais pas, ces décors, cette musique, cette ambiance d'un autre temps, le personnage d'Angélique m'ont automatiquement ramené à lui. Les deux forces de ces "Émotifs anonymes", outre son originalité ? Son histoire d'amour convenue, mais qui ne l'est pas vraiment et le duo ultra complémentaire formé par Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde. L'une belle comme un coeur (c'est dit dans le film, mais tout homme avec un minimum de bon goût en conviendrait), touchante et attachante et l'autre, tout aussi touchant et incroyablement à son aise dans un registre si éloigné de celui qu'on lui connaît habituellement.
A moins d’avoir l’inventivité débordante d’un Jeunet, il est acquis que la bluette inoffensive rapporte peu. Enfin, au cinéma peut-être, mais rares sont les tentatives du genre qui jouissent d’un retour critique positif. Pourtant Jean-Pierre Améris, réalisateur de commande à l’œuvre peu mémorable, a cette fois bien travaillé. Son récit est gentil et mignon certes - il ne fait aucun doute qu’il a été écrit avec un soin attentif du détail. Les situations drolatiques se succèdent joyeusement, Carré et Poelvoorde multiplient les gaffes, empêtrés qu’ils sont dans leur timidité maladive. C’est touchant, adorable, pas forcément très matière à discussion philosophique, mais simplement réjouissant. Même si on devine vite le happy end à venir, on lâche rapidement prise, hilares et plutôt convaincus. Eveille l’empoté qui sommeille en toi.
Les Emotifs anonymes est une comédie très touchante et légère typique d'un cinema français contemporain en nette progression qualitative à mon goût. Isabelle Carré dans une composition de femme fragile et hyper ingénue puis Benoit Poelvoorde en patron d'entreprise à la timidité maladive portent à eux seuls ce film mais le font magistralement! L'atmosphère, sur fond de nostalgie liée aux chocolateries, est réussie également et offre un cachet kitsch et savoureux à la fois. On retrouve notamment une photographie et des couleurs très "Amelie Poulain" pas désagréables. Même si cette comédie reste "gentillette", elle mérite amplement son grand succès d'estime.
C'est assez étrange, parce que d'un côté j'ai trouvé que ce film mettait un peu de temps à démarrer (ou du moins que j'ai eu du mal à accrocher au début) et d'un autre l'histoire d'amour s'enchaîne vraiment vite : on a l'impression qu'à peine ils se rencontrent ils sont amoureux et une semaine plus tard c'est la fin du film. Ce qui s'explique probablement par la durée, peu conventionnelle ces derniers temps, de 1h15. Mais il est indéniable que "l'humour mignon" est efficace et que le jeu des deux acteurs principaux est très convaincant et touchant. En somme, j'ai regardé ce film par hasard et, malgré la gestion du temps globalement bizarre, j'ai apprécié mon visionnage.
Cette sympathique comédie romantique a remporté un succès mérité à sa sortie grâce sans doute à son duo de têtes d'affiche mais surtout grâce à un scénario bien écrit, mis en scène avec élégance et fort agréable à suivre, émaillé de petites scènes assez drôles et d'effets comiques réussis. Ça se déguste avec plaisir et même si les grincheux râleront devant un final convenu, les ultimes plans les surprendront. Si la moitié des comédies françaises avaient autant de qualités, on serait bien content. Charmant, enjoué et assez distrayant. D'autres critiques sur
Un film touchant porté par un excellent duo d'acteurs qui prouvent ici leur grande sensibilité. Le scénario est vraiment originale, et est traité d'une manière très douce et très crédible : oser parler ainsi de la timidité et de la difficulté pour certains à gérer les émotions est extrêmement bien pensé, et cela permet de rendre hommage avec une grande sincérité à tous ces gens dont on se moque parfois car ils n'arrivent pas à parler en public, ou car ils pleurent pour un rien. Cela se reflète très bien dans la scène de la fin, qui m'a particulièrement émue, car elle conclue le film avec brio et est en cohérence avec tout ce que les personnages ont traversés tout au long de l'histoire. On peut noter aussi le soin avec lequel ont été choisi les seconds rôles, tels Pierre Niney, toujours aussi juste. Ce film n'est évidemment pas un chef d'oeuvre, mais il reste un conte drôle, et surtout humain qu'on ne peut que prendre plaisir à regarder, ne serait-ce que pour se rendre compte que la vie est parfois difficile pour certaines personnes, et que ce n'est pas pour cela qu'il faut les rejeter.
J'aime bien les films avec Poelvoord ,mais ce film est d'une creutitude absolue(dialogues encore moins riches que ceux des feux de l'amour).Chanson débile de Carré qui se prends pour Odette tout le monde(autre daube).J'ai l'impression qu'on a mixé Charlie et la chocolaterie (car il est beaucoup question de chocolat)avec les comédies sentimentales Françaises .On est très loin des films comme le Zèbre ou Rire et chatiments.
D'un ennui phénoménal ! d'une bétise effroyable ! heureusement qu'il y avait l'actrice car le reste ne vaut rien... c'est trop exagéré, ça n'a ni queue ni tête c'est vraiment décevant!