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elisa2102
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3,5
Publiée le 16 avril 2011
"Le syndrome du Titanic" est un film que tout le monde devrait voir pour se rendre compte de ce qui est train de se passer sur cette Terre où l'on survit.
Il n’est pas évident de donner son avis sur ce film. On est tiraillé entre deux idées. D’un coté, Nicolas Hulot nous offre des images superbes, c’est très bien filmé. Très beau. La musique qui accompagne le tout est elle aussi splendide (je ne citerais que Archive mais l’ensemble de la BO est superbe). Le discours, on le connait, bien sur, et Hulot ne s’étale pas, il donne son avis, un avis qui n’est pas dénué de sens avec des phrases qui font mouches. Il laisse la plupart du temps place aux images et à la musique. Les bruitages sont aussi beaucoup utilisés et rendent un aspect encore plus percutant. D’un autre coté, il n’applique pas ses paroles en gestes. Nicolas Hulot est assez hypocrite. Effectivement, il est partit tourner en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, c’est bien, on s’attaque ainsi à toutes les réalités, mais je doute qu’il y soit allé à pied, en bateau à voiles, ni même en cargo. Non, il a du utiliser l’avion dont il fait l’un des boucs émissaire de son film. Il y a de très belles vues des villes, des cascades, des autoroutes en plongées. Il n’a certainement pas utilisé un ULM ! Il s’attaque au problème mais ne propose aucune solution. Le film fait certes réfléchir sur notre situation passée, présente et à venir. Sur les conséquences de nos actes au quotidien, de notre politique économique, à notre capacité à nous adapter. Il est assez philosophique sur le thème de notre condition humaine, de la consommation toujours plus importante. Malheureusement, si ce film a été fait c’est qu’il est encore nécessaire. Mais, l’individu qui s’intéresse un temps soit peu a toutes ces questions est au courant de tout cela. Il reste néanmoins, intéressant dans ses images et les quelques discours d’archives proposés. Nicolas Hulot reste enthousiaste quant à un changement, il y a de l’espoir dans son désespoir. C’est beau mais si seulement ça pouvait faire tout changer !
Reprenant le titre d'un de ses précédents livres, Nicolas Hulot signe un documentaire engagé mais moins sur la crise écologique, à peine abordée, que sur le fossé entre pays du Nord et du Sud. Contrairement à ce que disent les détracteurs, Hulot ne tient pas le discours du Club de Rome des années 1970 prônant la croissance zéro, au contraire il s'émerveille de ce dont l'homme est capable et ce qu'il est capable de bâtir, il s'interroge sur le but de tout cela et estime que le toujours plus ne peut être une fin en soi, qu'il ne faut plus raisonner uniquement en termes de marchandise mais de stopper les dérives du capitalisme (soit l'ultracapitalisme) pour lui redonner un visage humain. Il dénonce la superficialité et l'arrogance qui se sont emparés de nos sociétés alors que la misère règne ailleurs, que 20% de la population mondiale se partagent 80% des énergies et des richesses est une chose inacceptable. Certes, Hulot enfonce parfois des portes ouvertes et se montre souvent sombre mais il veut continuer de croire en la raison et au bon sens pour améliorer les choses. Le propos de Hulot n'a rien de réactionnaire, de saugrenu ou de fou, il veut simplement rappeler que l'Homme, géant face à une fourmi mais grain de poussière dans l'espace infini, est capable de choses incroyables, qu'il a permis le progrès technique et technologique mais qu'il faut s'interroger maintenant sur ce que nosu en faisons et surtout pour quoi. Après, le film en lui-même n'est pas sans faiblesses: le texte récité par Hulot est parfois pompeux et l'absence de fil directeur clair fait que l'écologiste se répète ou passe souvent du coq à l'âne. De plus, le film tarde à se conclure et s'éparpille un peu sur sa fin. Reste que le film tient un propos engagé fort et retranscrit par des images superbes. Peu importe que l'on partage le point de vue de Hulot ou non, Le syndrome du Titanic est un film à voir.
Un film intelligent qui ne consiste pas en une critique moralisatrice, mais plutôt en un bilan, une étude de la société actuelle. Car c'est véritablement l'aspect social qui ressort par dessus tout dans ce film. Trop de gens pensent encore que l'écologie consiste seulement dans la protection de l'environnement. N'attendez pas à voir de belles images léchées dans "le syndrome du Titanic" parce que c'est quasiment tout le contraire qui vous attend, montrant ce que la mondialisation et le capitalisme à outrance ont apportés de plus sordide. Etre écologiste c'est comprendre qu'il y a une symbiose entre l'aspect social et environnemental, que l'équilibre de l'un est en relation directe avec l'équilibre de l'autre. C'est cela que Nicolas Hulot montre admirablement bien dans son film. Loin d'être totalement pessimiste il livre une étude poussée, appuyée de citations de personnalités influentes dans leur spécialité et d'images très diverses. Les exemples pleuvent et, pour un peu que l'on ait un minimum de coeur le discours touchera forcément, au point parfois d'exaspérer devant les bêtises de notre société. Bref, plus un film métaphysique que politique au final, et plus même une étude sociologique qu'un véritable film. Et comme le dit Hulot à la fin de son argumentation: "je veux taire mes illusions et croire en mes rêves"...
déçu de ce film un peu longuer pluto fait pour le petit écran que le cinéma pourtant j'aime bien les belles émissions de nicolas hulo mais la c'est pas passer et je me suis beaucoup enmerder bref 2 étoiles quand méme pour la réalisation
5/5 pour l'initiative, Hulot a pris la décision de laisser réfléchir le spectateur et d'aborder le plus de choses possibles, parfois très superficiellement évidemment. MAIS, on a vraiment besoin de films de ce genre pour nous rappeler à l'ordre, ça ne fait pas de mal.
Nicolas Hulot, écologiste reconnu et passionné, passe derrière la caméra pour montrer au monde que la Terre s’effondre, que les ressources s’épuisent et que nous devons agir. Faire un film démontrant notre inhumanité sur notre monde n’est plus vraiment une surprise mais il est toujours bon de montrer la vérité en face, quitte à déplaire, mais surtout pour faire prendre conscience. Et agir. 1h30 durant lesquelles le spectateur va être bercé d’images plus magnifiques les unes que les autres, des plans de toutes beautés, des séquences chocs pour faire comprendre ce que nous perdons. Tant et si bien que le spectateur se croit dans une galerie d’art pro-écologique. Mais la voix off de M. Hulot est là pour nous rappeler combien notre monde s’étiole, tombe en ruine, si souvent qu’on est prêt à demander au projectionniste de couper le son tant sa voix devient vite énervante (Et couper le son serait une belle gageure car la BO est fameuse). Mais on est là pour le film et son message. Chômage, réchauffement climatique, perte de notre identité et de notre humanité, tout veut être traité en même temps. La bande annonce résume à elle-seule parfaitement le film et se suffit à elle-même. Le message est précis. Sauve l’humanité pour te sauver. Mais préférons UNE VERITE QUI DERANGE de Al Gore, plus conventionnel, plus simple mais plus efficace que ce film vite barbant malheureusement.
Aïe aïe, Nicolas Hulot à rater son film militant dans les grandes largeurs...D'abord, il semble avoir oublié qu'il s'agit avant tout d'un film, et que son premier objectif est de capter son auditioire, pas de lui transmettre un message ! Le film est une compilation d'images choquantes assemblés sans chronologie ou évolution scénaristique, seul le fil rouge écologique compte ici pour Hulot. Secondement, l'ordre d'apparition des images ne correspond pas non plus à une gradation émotionnelle: on passe rapidement d'une scène forte à une scene banale voir inutile. Bref il est difficile aux spectateurs de tenir la distance, on tombe rapidement dans l'ennui après avoir retenu (pourt les plus résistants) que la situation de la planète est principalement du à la surexploitation du Sud par le Nord , le second se servant par ailleurs du premier comme d'une décharge en toute hypocrisie puisque les pays occidentaux savent que les belles normes qu'ils ont édictées ne sont pas respectés dans les pays du Tiers Monde. Message important mais un peu juste pour 1h30 de film, surtout qu'aucune semblant de solution n'est apporté ou montré par le réalisateur. Un reportage aurait eu plus d'efficacité.
De belles images mais sans aucune construction dans le message à véhiculer et même pire, totalement desservi par les médiocres commentaires de Nicolas Hulot (possibilité de s'en passer sur l'une des pistes du Blu-Ray) : non seulement sa manière de s'exprimer ne vaut pas un vrai narrateur, mais ses propos sont creux (aucune solution apportée ni aucune accusation franche). Pour voir de belles images, le genre ne manque pas de productions (Home, Planète Terre, Le peuple migrateur même si on s'éloigne un peu)...
Un des meilleurs documentaires politico-écologique. Nicolas Hulot signe là une excellente vision de notre société de consommation et les différences entre notre monde des "Pays du Nord" et les "Pays du Sud". Ainsi, on voit comment notre mode de vie atteint celui des plus pauvres...Des images choquantes, des réflexions (en voix-off) qui semblent vraiment crédibles (même si parfois elle peuvent nous paraître naïves), des incrustations de discours ou d'interviews d'anciens ou de récents savants (on peut penser Hubert Reeves etc.)...et surtout un montage très subtil avec des contrastes et les conséquences de nos actes..Un film qui donne à réfléchir (et j'espère pour cette fois pas seulement pour 2 jours!)...A voir, vous ne gaspillerez pas votre temps!
Dans un premier temps, on peut louer les intentions de Nicolas Hulot, car le message qu'il essait de faire passer est très pertinent et nous concerne tous. ça peut paraître un peu décousu au premier abord, mais finalement ça n'a pas grande importance, le message passe, sans tomber dans un discours trop lourd. Certaines images sont magnifiques, et d'autres sont édifiantes, ou encore alarmantes. On aime ou on n'aime pas, ça peut paraître ennuyeux pour certains, et captivant pour d'autres, mais une chose est sûr, ça fait réfléchir.
Le même documentaire, sans N. Hulot (exactement le même, hein !) aurait été regardable, quoique sans intérêt étant donné qu'il se contente de réciter assez maladroitement des vérités utiles mais archi-rebattues. Mais voilà, il va falloir se fader pendant 1h30 le Hulot. Non seulement il m'est très pénible de l'entendre, mais l'idée même que ce type se fasse, depuis des années, du pognon en jouant des chevaliers blancs de la cause écologiste (comme d'autres avec le charity-business) m'est totalement insupportable. C'est simple, ce type me gonfle encore plus que Arthus-Bertrand, c'est tout dire ... En toute mauvaise foi, donc, je déconseille, sauf aux personnes dramatiquement maso.
Un documentaire qui se perd dans ses idées, les thèmes abordés sont un peu trop jetés en vrac et c’est à nous de se positionner parmi ces images. Même si certains décors nous rappellent un peu «Nous resterons sur terre» de Barougier, Le Syndrome du Titanic garde tout de même une part de personnalité en nous offrant quelques idées nouvelles et de nouvelles perspectives. Les images sont certes bien travaillées mais limitées à leurs simples visions passives. Elles ne sont pas assez fortes pour que le spectateur puisse traverser l’écran et se sentir vraiment mal à l’aise. Donc, même si ce film pourrait en déranger certains il ne fera pas l’unanimité en décevras bon nombre.
Malheureusement, le film ne se révèle pas si utile que ça. Nicolas Hulot, quelques mois après Home, qui avait fait l'objet d'un réel batage médiatique, sort son Syndrome du Titanic, dans la même veine, qui n'est pas mieux que Home. Home avait cette utilité en ce sens qu'il nous faisait comprendre qu'il fallait faire gaffe à ces multiples endroits magnifiques. Ici, Hulot et Lièvre nous parlent de la mocheté du monde, afin de « rectifier » le tir et d'améliorer la situation écolo-socio-économique. Mais à force de brasser tant de thèmes (qui sont tous très liés, on est bien d'accord), le film perd sa cohérence, et se perd, comme il perd son fil conducteur. Il finit par répéter quinze fois la même chose, alors qu'il aurait pu être mieux organisé afin de gagner en clarté, et en objectivité. Et l'autre défaut du film, c'est de trop esthétiser la mocheté, ce qui fait que le spectateur en est presque moins touché, car la pauvreté et la misère sont si bien filmées qu'elles en deviennent presque belles! Aussi, les réalisateurs ne parlent pas d'agriculture, des questions qui chauffent! Puis on pourra noter enfin également une voix off trop lourde et terriblement monotone. Le film en devient trop bavard. Des qualités malgré tout: le message politique que le film transmet est indispensable, la popularité de Hulot va faire qu'une partie en plus de la population va prendre conscience de l'urgence de la situation, la musique est forte agréable, et beaucoup de plans valent malgré tout vraiment le coup. Enfin, j'aimerais établir une continuité dans les films écolos: on a eu Home, qui montrait donc la beauté d'un monde en perdition, puis le syndrome, qui montre la mocheté d'un monde en perdition, et on aura bientôt le dernier film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global, qui ira encore plus loin, parce qu'il proposera enfin des SOLUTIONS, et qu'il promet d'être plus terre-à-terre! Parce que prendre conscience, c'est bien, mais agir, c'est encore plus important...