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3,0
Publiée le 4 septembre 2026
Faire buter un patron malhonnête par un tueur professionnel totalement dènuè de compètence! Et quand on a signè avec Bouli Lanners on a signè [...] Avec la comèdie noire et dèjantèe, Gustave Kervern et Benoît Delèpine ont trouvè bien plus qu'une formule! Plus que jamais, on sent les deux cinèastes libres de leurs actes, pas vraiment soucieux de montrer une mise en scène qui tienne sur l'heure et demie, encore moins tracassè de diriger de formidables acteurs belges tels que Yolande Moreau et Bouli Lanners! On se croirait dans un road-movie social sans escale et sans morale, et c'est prècisèment ce que cherche Kervern / Delèpine, tout en parlant d'un milieu qui leur tient à coeur, d'un humour noir totalement loufoque et d'une èmotion brute de dècoffrage! Une vision pas si courante et qui plus est, attachante car surprenante d'un bout à l'autre! Quelques baisses de rythme mais ça passe sans problème...
Avec Gustave Kervern et Benoît Delepine, on ne peut s'attendre qu'à ce genre de film : déjanté, décalé, humour groland, loufoque comme l'humour noir belge (Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde) L'histoire : des ouvrières d'une entreprise picarde ayant vu leur usine vidée de ses machines décident d'éliminer le patron. S'en suit un road movie engagé, lugubre, mais avec quelques longueurs. Faut aimer cet univers grolandais pour apprécier ce film. A voir, au moins rien que pour la prestation d'Albert Dupontel (en toute fin du générique final)
Festival d'Alès, Hommage à (l'adorable) Yolande Moreau, découverte de cette comédie (très) grinçante, qui aura le mérite de nous avoir explosé les yeux sur grand écran : le grain d'image est dégueulasse (il n'y a pas d'autres mots). Une petite restauration s'impose. Mais la drôlerie décalée et déjantée de cette comédie fait vite oublier sa laideur, lancée à 1000km/h dans les vannes toujours plus inattendues, et les personnages extravagants (ça ressemble à un lointain cousin belge de La Cité de la Peur, sur le rythme et la débilité assumée). On a accroché une bonne demi-heure, puis on s'est lassé, comme le film enchaîne les vannes sans respirer, sans penser à son scénar, tournant vite à vide, comme une succession de sketches qui justifient les flopées de gags loufoques. On oublie assez rapidement l'intrigue du meurtre du patron dès que le tueur à gages est trouvé (c'est là que le film commence à ressembler à un long épisode des Monty Python), mais voilà, dans le tsunami de vannes, il y en a beaucoup qui marchent, alors on dépose les armes devant un Poelvoorde qui joue avec ses parapluies ("Vous ne m'aurez pas !!!"... Oui, on s'est gondolé), Bouli Lanners qui est un ignoble tueur à gages sans scrupules et sans courage non plus, et évidemment Yolande Moreau qui joue une travailleuse lunaire et prête à tout pour avoir sa vengeance. Les acteurs sont formidables, le rythme est poussé à fond, et la quantité de vannes est (plus qu') assurée. Cependant, il faut aimer l'humour noir, ce qui n'est pas forcément notre délire, et on est resté assez circonspect devant certains gags "too much" pour notre limite d'humour (l'handicapée qui se tire une balle, le bébé tué... Pas pour nous), mais il en faut pour tous les goûts, alors foncez voir Louise-Michel (aucun rapport avec le personnage historique, ce n'est pas du tout un biopic, si vous vous le demandiez), la comédie belge a de beaux jours devant elle.
Un film complètement à part, drôle parfois malaisant et rageur. J’adore cet humour décalé façon absurde à froid, qui fait rire tout en balançant un vrai message social, sans lourdeur. La mise en scène paraît simple, mais en réalité c’est très malin, hyper bien construit, avec un style qui colle parfaitement au ton du film. Un petit bijou de série B anar et futée, comme on en voit trop peu.
Film communiste et communard ? Après tout, il est question de dessouder du grand patron, symbole du capitalisme et il y a cette citation et photo de Louise Michel en fin de film. Soyez peinards, il n'est pas question de ça. Puisqu'il ne s'agit que d'un prétexte comme un autre pour que Kervern et Delépine puissent déployer un humour absolument abject, ô combien réjouissant et franchissant allègrement les limites de l'acceptable. Le tout porté par d'un côté Yolande Moreau, impayable dans la peau de la nunuche analphabète au regard bovin (et qu'elle surjoue avec délectation) et de l'autre Bouli Lanners bien dans ses pompes dans le rôle du tueur à gages dégonflé (avec un petit supplément inattendu). On notera aussi, même si fugace, l'apparition fendarde de Benoît Poelvoorde. Sans doute plus accessible qu'un "Aaltra" ou "Avida", mais nettement meilleur, selon moi.
Comédie satirique au vitriole sur fond de drame social Louise Michel de la paire Delépine/Kervern ne lésine pas sur l’humour noir ! Il faut dire que le mélange Groland et Les Deschiens avait tout pour nous offrir une absurdité sans nom. Et c’est le cas ! À cela près que sous ses airs de comédie débile, le duo a des choses à raconter, et ça passe par ce scénario bien perché et ce casting de ouf. Si Bouli Lanners est fidèle à lui même c’est bien Yolande Moreau qui se déchaîne ici, elle est excellente et tous sont criant de vérité sous la houlette de cet humour made in Belgique. La première partie est franchement bonne, si l’on aime ce type d’humour évidemment, mais il est vrai que le road trip entre Louise et Michel s’essouffle un peu et devient longuet malgré quelques fulgurances. Dans l’ensemble ça fait quand même du bien et si l’on adhère au délire, il y a moyen de passer un bon moment.
Un film critique qui démontre la réalité sociale des ouvriers d'usine qui sont licenciés. un hommage à la grande figure de Louise-Michel. Sur proposition de Louise (Yolande Moreau), elles font appel à Michel, un tueur professionnel, pour assassiner le patron indigne. Hélas, ce tueur à gages (Bouli Lanners) se révèle totalement incompétent et lâche. On découvre des acteurs riches en émotions.
Lorqu'un matin elles découvrent leur usine vide, Louise et ses collègues ouvrières décident d'engager un tueur pour assassiner leur "patron voyou". Pour les plus distraits, le titre du film fait évidemment référence à la Commune. Le film de Delépine et Kervern est sans aucun doute subversif au sens où il légitime la vengeance et le meurtre du patron. Encore que ce sera plus compliqué que cela puisque derrière ce dernier, il y a les actionnaires, les fonds de pension, toute la nébuleuse de l'insaisissable capitalisme mondialiste. Et ce sera d'autant moins simple que Louise embauche Michel, un artisan travaillant dans la sécurité mais surtout un benêt incompétent doublé d'un fanfaron. Son duo avec Louise, elle-même particulièrement demeurée (Yolande Moreau dans son registre Deschiens) accumule les bourdes. Le film navigue aux confins de l'irréalité en mélant humour noir et macabre à un comique corrosif, dans l'esprit du Groland de Canal Plus dont Delépine et Kervern sont les auteurs. Sans embarras de morale, il touche au sordide aussi, spoiler: quand Michel prétend utiliser des malades en fin de vie pour accomplir sa mission! Il émane du film, de la mise en scène, un sentiment d'humanité sinistrée et grotesque, caractérisée par un capitalisme crapuleux et impitoyable que contestent deux prolos crétins. Cette combinaison comique, associée à des situations singulières, fonde le contenu et le style atypique de la comédie.
Un hymne à l'humanité à travers des personnages touchants, hors-normes et délirants. Cette œuvre réalisée avec le cœur, invite à des réflexions sur le travail en France, représenté par des ouvrières, licenciées, le bas de l'échelle sociale, ceux et celles qui importent peu, au vu de la bourse, du capital et de la course à l'argent. L'argent sale, celui qui nourrit allègrement les patrons des multinationales. Une quête pour deux personnages (incroyablement interprété par Yolande Moreau, qui y incarne une paysanne, ouvrière, sur le fil du rasoir pour vivre et Bouli Lanners, une âme sensible et blessée, à la recherche d'une identité, entre le Security Manager d'un gardien de parking à Mobil-Home, et l'enfant, la petite fille en robe de fée), ensemble ceux qui n'ont plus rien à perdre, car ils ont déjà tout perdu, ils se lancent pour que justice soit faite : buter le patron qui à fait fermer l'Usine. Une réflexion sur les paradis fiscaux, les petits gens, bien loin d'être considérés, car dans ce monde où l'argent englouti notre raison, l'humain est associé à sa rentabilité : buy, buy or sell. Entourés par des protagonistes atypiques, on notera le personnage de Poelvoorde absolument délicieux, la vision antisystème des réalisateurs met en scène un kaléidoscope de personnalités intéressantes, démesurées, à côté de la plaque. Tout ce que j'aime. Un film exceptionnel dans la continuité des oeuvres de Delépine et Kervern.
Avec le recul, ce film fait penser à "effacer l'historique" pour la critique de la société et la déshumanisation des patrons. Sauf qu'ici l'ouvrier se venge froidement. Sans état d'âme et à en une délectation cynique. J'adore l'humour noir caustique et froid. Typiquement du Nord. Excellent
Si vous aimez l’humour déjanté, « Louise-Michel » (2008) de Gustave Kervern et Benoît Delépine vous plaira ! En Picardie, un patron délocalise une usine de textiles et déménage durant la nuit toutes ses machines sans prévenir ses ouvrières. Celles-ci mettent en commun leurs indemnités de licenciement et sur proposition de Louise (Yolande Moreau), elles font appel à Michel (Bouli Lanners) pour assassiner ce patron indigne. Mais celui-ci - même secondé par Benoît Poelvoorde - s’avère mythomane (il a appris son métier à la guerre – le chemin des Dames, l’Indochine, la Corée… - et il dit même avoir participé à l’assassinat de Kennedy !) et ce « tueur à gages » s’avère en fait totalement incompétent et lâche. Louise, analphabète, va même devoir l'assister pour qu’il puisse exécuter son contrat. Le film est une succession de saynètes d’humour variable mais tout à fait dans la lignée des 2 réalisateurs co-auteurs et acteurs des émissions humoristiques sur le pays « Groland » de Canal+. On peut regretter une certaine lenteur dans ce film mais Yolande Moreau y est superbe. A noter à la fin, un hommage à Louise Michel, institutrice aux idées féministes, militante anarchiste et figure majeure de la Commune de Paris.
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 7 octobre 2020
Louise-Michel est une comédie noire française de Gustave Kervern et Benoît Delépine où être alternatif devient quelque chose pour lui-même car à la fin on ne sait pas ce qu'il en est. La première partie montre un mélange sarcastique parfois aliénant de situations et d'humeurs contrastées suscitant donc des sentiments contrastés du plaisir à la tristesse. Si l'on pense au contraste entre le cousin mourant et la scène vraiment drôle avec le chien on est tombe désorienté. Le ton général peut paraître trop sardonique manquant de sensibilité mais j'ai pensé c'était quelque chose de recherché pour éviter une attitude trop mélodramatique en dépeignant la mutabilité de la vie humaine avec ses virages soudains de la joie à la tristesse. Mais au fur et à mesure que l'histoire avance le film va de plus en plus profondément dans le plus pur non-sens et c'est quasiment impossible de trouver un sens si ce n'est l'absence totale de sens dans la vie humaine. La scène où Louise et Michel dansent ivre après avoir tué quelques personnes m'a rappelé les deux protagonistes de En attendant Godot, le pièce de théâtre la plus représentative du théâtre de l'absurde de T. Beckett où deux clochards se traitent violemment et dansent dans un monde complet de pure absurdité où prévaut l'absurdité. Je ne sais pas si la scène finale a pu être conçue comme une sorte de rédemption de tout le mal que nous avons vu dans ce film mais je ne l'ai pas perçue comme telle étant d'ailleurs mêlée à une confusion inutile entre les sexes plutôt ridicule...
Une comédie grinçante et burlesque. Un duo d'acteurs excellents et une narration vraiment originale dans un cinéma français qui manque de comédies de ce genre. Bouli Lanners et Yolande Moreau sont incroyables et le film vaut le coup rien que pour eux. Et puis, qui n'a pas rêvé de se "faire" son patron de la sorte ?
Vous voulez de l'humour noir ? En voilà. On rigole tout du long du film avec un goût amère. Je conseil se film pour tout les fan du genre. De long plan séquence. Avec des acteur au top de leur niveau. Merci pour film
Benoît Delépine et Gustave Kervern sortaient en 2008 ce film à la fois militant, engagé, grotesque et bourré d’absurdités en tous genres. Ici, Yolande « Louise » Moreau, une ouvrière licenciée comme une malpropre avec ses collègues, décide d’engager un pseudo tueur à gages, Bouli « Michel » Lanners, pour assassiner son ex-patron. Mais dans les méandres capitalistes de ce début des années 2000, rachat après rachat par des propriétaires toujours moins traçables, trouver le « vrai » responsable du licenciement peut s’avérer une gageure. Trash, délirant, irrévérencieux : dans la plus pure tradition de Groland, d’où sont issus les deux réalisateurs. Avec en prime, la participation de nombreux amis du duo (Poelvoorde, Kuntz, Dupontel, Kassovitz, Siné, Katerine, Salengro...).