Sur la route de Madison
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666 critiques spectateurs

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liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2017
Une horreur cinématographique... J'ai du mal à y trouver la moindre qualité, même Clint Eastwood délivre la pire prestation d'acteur de sa carrière sans aucun charisme. Ce film n'est rien à part une glorification de l'infidélité. Passez votre chemin au risque de perdre 2 heures de votre temps, il y a tant d'autres oeuvres à regarder.
laurent66
laurent66

37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2017
Comment ça?!!!! j'ai pas encore mis d'avis sur ce pur bijou? :o
Pffffffff que dire......Tout y est parfait le scenario, la musique, les acteurs.....aaahhhhh Meryl Streep et Clint eastwood jouent d'une telle justesse.....c'est bien simple je l'ai vu au moins une bonne douzaine de fois, et je m'en lasse pas du tout! j'écrase à chaque fois pas une mais plusieurs larmes (et suis un mec je précise:) . Une histoire impossible entre 2 être....c'est pas mièvre, surtout pas, chaque plan chaque mot est d'une justesse d'une sensibilité....enfin bref
M E R CI à vous Clint et Meryl pour ce pur chef d'oeuvre !
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2017
Elle s'appelle Francesca, elle est mariée et femme au foyer ; il s'appelle Robert, il est divorcé et photographe ; l'une à sa famille, l'autre à son mode de vie, cette rencontre inattendue qui ouvrira sur une naissance de sentiments ne pourra pas aboutir face aux dures lois de la vie. Ce qui n'était qu'une relation de quatre jours finira par hanter ce couple tout au long de leur existence. "Sur la route de Madison" est l'emblème cinématographique du fameux amour impossible. Une romance touchante qui sonne vraie, portée par un formidable duo Streep/Eastwood.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2017
Ce film réalisé par Clint Eastwood, sorti en 1995 et adapté du roman homonyme de Robert James Waller est véritablement magnifique. C'est l'histoire d'une mère de famille habitant dans une campagne reculée qui rencontre lors d'un weekend, lorsque le reste de sa famille est parti pour quelques jours, un photographe de passage dont elle s'éprend. J'avais au départ quelques doutes envers le film car je n'aime pas les histoires d'amour, je les trouvent souvent niaises et ennuyeuses mais sous les conseils de plusieurs personnes et parce-que c'est un film de Eastwood, je l'ai quand même vu et franchement, je ne regrette pas du tout. Le début commence très bien, on apprend sur les personnages etc. puis vers le milieu du film, le rythme est beaucoup plus lent et c'est dommage car cela casse un peu le film, surtout que ce ne sont pas des scènes vraiment intéressantes. Malgré tout, le film reprend du poil de la bête à la fin car elle est très bien faite et surtout très émouvante, c'est très rare que je verse une larme devant un film mais je n'ai ici pas pu m'en empêcher ! Les personnages sont très bien écrits et c'est intéressant de voir leur situation complètement opposée. La réalisation est également très bonne, le film nous offre de très belles images, notamment les paysages de l'Iowa avec de très belles couleurs naturelles. Les acteurs sont très bons, nous avons principalement Clint Eastwood et Meryl Streep qui jouent à merveille. La B.O est également très bonne, elle est très belle et correspond très bien au film, elle accentue très bien son côté émouvant. "Sur la route de Madison" est donc pour moi une très belle surprise car j'ai beaucoup aimé.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2019
Pour ma millième critique sur Allociné, je me suis senti obligé d’écrire sur un film important, l’un des plus beaux du monde : "Sur la route de Madison". Le film est bouleversant mais il n’émeut pas seulement quand il met en scène le duo Eastwood-Streep, il nous touche dans ses moindres recoins. Dire que ses deux acteurs principaux sont formidables est une évidence – pour Meryl Streep, c’est le rôle de sa vie – mais le film est loin de se reposer sur eux, son émotion vient d’un agencement simple en apparence mais complexe dans ses détails. Par l’emploi d’un montage parallèle, Eastwood met en scène une histoire d’amour mais aussi la découverte du testament de Francesca, des années plus tard, par ses enfants. Le récit-cadre est donc postérieur au mélodrame et nous apprend très vite que la mère de famille a vécu une liaison brève mais passionnelle avec un photographe pendant quatre jours. En même temps qu’une histoire d’amour intense et douloureuse, "Sur la route de Madison" est aussi un film sur la découverte, celle d’une femme qui n’est pas simplement la mère de ses enfants mais qui redécouvre son corps, et pour les enfants sur l’acceptation d’un père trompé, qui n’a pas su réaliser les rêves de son épouse. Le récit Robert-Francesa s’interrompt donc à quelques reprises pour laisser place au point de vue de ces enfants devenus adultes, s’interrogeant eux-mêmes au fil du récit de leur mère sur leur propre vie, leurs propres choix : quand les enfants se demandent s'ils vont divorcer et s'ils accepteront d’incinérer leur mère, Francesca ne sait pas si elle pourra quitter sa famille, tout ce qu’elle a construit, pour partir avec un homme qu’elle connaît à peine, qu’elle est certaine d’aimer mais dont elle ignore si leur relation pourra tenir. Francesca fait un choix, et cette main serrée sur la poignée, il est impossible de l’oublier. Si les larmes nous gagnent rien que d’y penser, c’est parce que le film aura su établir une relation faite de respect, de tendresse mais aussi de reproches. L’amour comme une évidence, un coup de foudre traduit par les hésitations et les regards amoureux de Francesca, par la galanterie et l’humour de Robert : en une balade en voiture, quelques instants sur un pont et un dîner d’une délicieuse simplicité, Eastwood réalise la plus belle rencontre amoureuse jamais vue au cinéma. Mais, au moment de choisir, la tension vient briser l’harmonie entre les deux personnages et fait s’opposer deux idéals de vie (une femme qui croit à un certain modèle familial / un homme solitaire qui ne s’est jamais attaché à personne) en même temps que leur dernière soirée passée ensemble rappelle que ces deux êtres ne sont plus qu’un. Ils n’auront vécu que quatre jours en commun mais c’est toute une vie qui les unit, de leur passage respectif à Bari jusqu’aux vieux jours de Francesca, qui visite lors de ses anniversaires les lieux où elle s’est rendue avec Robert. En l’espace de deux heures magiques, Eastwood parvient à filmer un amour à la fois tragique et intemporel, nous laisse sans voix, chancelant, les yeux humides, le cœur brisé.
Observator84
Observator84

9 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2020
Ne pas passer à côté des occasions de vivre quelque chose de puissant, d'incroyablement prenant... J'ai beaucoup aimé le déroulement de ce film, un voyage temporel et affectif très émouvant. Une belle histoire servie par de très bons acteurs, des images esthétiques d'une Amérique profonde, des photos, de la bien belle oeuvre. Je suis fan de Clint Eastwood et je dois avouer que ce film a ma préférence parmi la collection de "perles" conçues par ce grand cinéaste.
gvuxmvr
gvuxmvr

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2017
La poésie de ce film est bouleversante. L'histoire et les dialogues sont d'une beauté indiscutable. Chacun peut se retrouver dans le récit de Francesca, interprétée pas une Meryl Streep éblouissante. Clint Eastwood fait de nouveau preuve de son immense talent. À voir au moins une fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 février 2017
Je me suis plongé dans la filmographie de Clint Eastwood et étrangement, c'est de ce film dont j'ai le plus envie de parler.
Il m'arrive tellement rarement d'entendre des dialogues aussi réalistes et des jeux d'acteurs aussi sincères. Les personnages sont vivant, et c'est de cette manière qu'ils sont attachant. Seul un homme de talent a la capacité de créer ça.
Clint Eastwood réalise des hauts et des bas, je me demande encore pourquoi.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2022
Premier film notable où Eastwood abandonne son éternelle partition de fier-à-bras et de gros dur un peu macho sur les bords (Le Bon, la Brute et le Truand, L'Homme des Hautes Plaines, Josey Wales) pour incarner le rôle d'un photographe sensible, aimable et poli qui entame une brève liaison avec une femme mariée, Francesca Johnson, une Italienne établie dans l'Illinois. Il s'agit effectivement d'une liaison relativement brève, mais qui, malgré sa brièveté, aura un très fort impact sur toute la vie de cette femme, qui voudra, à sa mort, que ses cendres soient jetés au-dessus d'un pont du comté de Madison, qui s'était avéré comme un des points d'orgues majeurs de la relation entre Robert Kincald (c'est le nom du photographe du National Geographic qu'interprète Eastwood) et cette dite Francesca Johnson.

Par bien des aspects, Eastwood convainc par cette histoire d'amour. La progressive complicité qui s'établit entre eux, la découverte tout aussi progressive de l'Autre et de son Univers (Francesca pose pour les photos de Robert, Robert épluche et coupe les carottes de Francesca) est peinte tout en finesse et en délicatesse. Eastwood dit la lente découverte d'un amour réciproque, la lente éclosion de désirs communs pourtant interdits, et à dimension transgressive: car ce genre de relations adultères entraîne bien des commérages et bien des quolibets dans tout le voisinage (voir la scène de la femme méprisée à cause de sa relation adultère, dans un café où se trouve également Robert).
Par ailleurs, en plus de ce délicat tableau de la lente éclosion du désir, le réalisateur de Gran Torino brosse un très beau portrait de femme, et offre par la même occasion un très beau rôle à Meryl Streep.
Enfin, quelques morceaux de bravoure méritent d'être tout particulièrement relevés: le finale sous la pluie; le moment crucial où les cendres de Francesca sont donc, selon l'expression de ses dernières volontés, jetées au-dessus du pont de Madison photographié par Robert, moment qui se révèle vraiment bouleversant, et dont le pourtant artificiel effet de ralenti nuit en rien à l'émotion transmise par la scène.

Cependant, tout en comptant incontestablement parmi les bons films d'Eastwood, Sur la Route de Madison déçoit. Tout d'abord, il apparaît un peu longuet. Évidemment les temps pris lors de la relation Robert-Francesca, le rythme relativement lent pour relater sa progression est salutaire, mais le film se trouve alourdi par le récit qui l'encadre: Michael et Caroline, enfants de Francesca, découvrent cette relation qu'avait eu leur mère avec ce photographe du "National Geographic" et par cela même une tout autre facette de sa personne. Néanmoins les commentaires assez inintéressants des enfants sur cette histoire restée intime de leur mère handicapent donc le récit bien plutôt qu'autre chose. Par ailleurs, cette complexification inutile de la structure narrative du film agace par son côté beaucoup trop moralisateur et démonstratif. Cela semble d'ailleurs un défaut récurrent d'Eastwood: trop vouloir insister sur le message qu'il veut faire passer, l'écrire au gros feutre au lieu du crayon de papier (par exemple le récent Invictus).
Enfin, comme cela semblait déjà être le cas dans le roman de Robert James Waller dont le film est tiré: le tout peut également agacer par son aspect "tire-larmes", et "à faire pleurer dans les chaumières".

Néanmoins, comme déjà évoqué, Sur la Route de Madison vaut le coup d'oeil, malgré ses défauts. Rien que pour découvrir un tout autre aspect de Clint Eastwood par exemple.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2016
Une si belle histoire qui pose des choix de vie. "Je ne sais pas si je pourrais remplir toute une vie en deux jours"
Et un personnage aussi romanesque que Meryl Streep. Le regard désespéré sur une route vide et cette douloureuse attente sous la pluie. Deux scènes emplies d'une émotion intense et l'osmose entre un récit, des images et une musique qui font ensemble un vrai chef d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2016
Sur la route de Madison est un film dont le thème principal est l’amour intense que se livrent une femme et un photographe qui se sont rencontrés par un pur hasard. Mais cet amour est aussi éphémère, ce qui l’ouvre sur le questionnement éthique et la nécessité de la transmission qui sont des façons de poursuivre par d’autres voies l’amour impossible entamé par ces deux êtres :
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2016
Clint Eastwood s’essaie au romantisme avec Sur la route de Madison et le pari est toutefois mitigé. Le film est très beau, parfaitement interprété par ce couple qui semble en parfaite alchimie et déborde de sentiment, d’émotion et de romantisme. Mais en même temps, l’histoire est très restreinte à cette (courte) relation et sous fond de romantisme, on ouvre les portes de l’adultère sans y réfléchir plus que ça (ce qui est surprenant de la part d’Eastwood qui en général développe bien son sujet). En centrant aussi le film sur cette relation, on laisse place à une forme de monotonie (pour une relation de seulement 4 jours !) et d’ennui devant des scènes touchantes, certes mais rébarbatives. Au final, c’est long pour pas grand-chose. Une petite déception pour un film provenant du grand Eastwood.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2016
Faire ce genre de films, ça devrait être interdit. Oui, j’ai bien dit interdit. Pourquoi ? Parce que ces films-là vous tournent les sens comme ce n’est pas permis. Souvenez-vous : déjà en 1986, "Out of Africa" avait suscité bien des émotions et on se souvient tous de la prestation inoubliable de Meryl Streep aux côtés de Robert Redford. Cette fois, nous retrouvons la profonde sensibilité de Meryl Streep, qui parait plus tendre que jamais, plus fragile que jamais, plus expressive que jamais, et… plus sensible que jamais. Autrement dit, si elle nous avait déjà enchantés à travers la réalisation de Sydney Pollack, elle est encore un cran au-dessus dans la 18ème réalisation de ce cher Clint Eastwood. Honnêtement, je ne pensais pas qu’il était possible qu’elle puisse être encore meilleure. Et pourtant… Sur une trame bâtie de la même façon que "Out of Africa" de par le style de son récit, on nous propose une narration sur une parenthèse de vie qui nous plongera au cœur des années 60. Grâce à une mise en scène qui sait prendre son temps, à la manière d’une séduction faite dans les règles de l’art, nous ressentons la montée inexorable des sentiments spoiler: , grâce aux souffles retenus, les vibrations ressenties lors de gestes à priori anodins mais bel et bien mûrement réfléchis
. Ainsi le tapis rouge est déroulé pour laisser libre cours à l’étalage du talent de Meryl Streep pour interpréter son personnage Francesca spoiler: : ses yeux perdus qui ne parviennent pas à se poser quelque part, cette pudeur quant aux sentiments ressentis, cette puissance de ces mêmes sentiments mal refoulée, la passion pas si "ridicule" que ça qui l’emporte malgré elle sur la raison, ces petites réactions typiquement puériles lorsque son invitation est acceptée, le tremblement de ses mains, les larmes difficilement contenues… Une belle panoplie de sentiments matérialisés en une phrase : "Je me comportais comme une autre femme, et pourtant j’étais moi plus que jamais"
. Oui, tout y est et quand j’y repense, j’en frissonne encore. Un talent hors norme. A l’inverse, le personnage joué par Eastwood parait plus solide, plus sérieux, plus autoritaire, plus… captivé par son travail. Mais le plaisir de se retrouver est bien réel et l’homme semble savourer avec une discrète délectation les effets passionnels envahir cette jolie fermière, en prise avec une vie quotidienne pas vraiment passionnante, si peu passionnante qu’elle en perd son identité : spoiler: on change de longueur d’ondes sur la TSF sans même lui demander son avis, des recommandations non écoutées (la porte), une éducation mise à mal (la bénédicité) ; bref
des petites choses qui apparaissent anodines comme ça, mais qui peu à peu s’accumulent et provoquent un profond ennui, ce sentiment qui fait qu’on ne se sent pas estimé, à défaut d’être aimé. spoiler: Un sentiment nettement perceptible lors du repas : avant, pendant, et après, trahi entre autres par la manipulation peu scrupuleuse du réfrigérateur.
Un sentiment de solitude. Alors quand intervient dans sa misérable vie ce petit fait qui sort de l’ordinaire, avec ce photographe en quête de son graal pour son article… C’est justement cette quête qui va intriguer Francesca : l’accomplissement de ce qu’il recherche, en somme de son destin et de ses attentes. Mais c’était sans compter sur l’intervention de ce qui est indéfinissable. Sait-on seulement pourquoi on aime ? Qui peut vraiment expliquer l’amour ? C’est un "mystère pur et absolu" pour tout le monde je crois. La réponse est en partie dans la profondeur des dialogues, une profondeur qui va susciter la plus grande attention du spectateur. La plus grande application de ce dernier lui fera relever une erreur qui s’est glissée, tout du moins dans le doublage français. spoiler: L’histoire se déroule dans une petite bourgade de l’Iowa, le comté de Madison. Pourtant lorsque Robert emmène Francesca dans un bar musical, il l’emmène loin de chez elle de façon à lui garantir aucune rencontre avec des personnes qu’elle connaisse, afin de lui éviter toute mauvaise rumeur qui lui serait préjudiciable, en dehors de l’état de… l’Utah. Or l’Iowa et l’Utah sont déjà séparés par deux autres états, et je doute sincèrement qu’ils fassent autant de trajet pour une simple soirée.
Cependant l’anecdote de la prise en compte du jugement que peut avoir la population envers une personne trahit un immense respect entre les deux personnes. Mais le cinéaste fait coup double en donnant une vraie leçon de respect par la dénonciation de cette propension qu’ont les gens à rejeter quelqu’un dès lors que ce dernier fait quelque chose qui n’est pas dans l’ordre des choses, sans même se demander pourquoi il en est sorti. Je qualifiai plus haut le personnage de Eastwood plus solide, plus sérieux, plus autoritaire, plus… captivé par son travail. C’est vrai, et pourtant, il va finir par tomber le masque, plus émouvant que jamais spoiler: , poussé dans ses retranchements par Francesca qui veut à la fois garder cet amour tout en protégeant les siens pour des raisons difficiles à comprendre malgré leur grandeur
au moment même où Meryl Streep, plus habitée que jamais par son personnage, joue avec ses tripes. Alors oui, nous adhérons à cette histoire que nous découvrons en même temps que les deux enfants stupéfiés à travers l’héritage laissé par leur mère. Oui le spectateur est amené à se poser les bonnes questions sur sa vie spoiler: , tout comme le frère et la sœur vont être amenés à le faire
. De plus c’est intemporel, et la transposition des années 60 à la génération suivante est une excellente idée, surtout quand elle est bien faite : le vieux poste de radio, le réfrigérateur, le tracteur, les véhicules qui pour beaucoup ont migré vers Cuba, figeant presque définitivement ce pays dans le charme suranné des années 50/60, la douche aménagée dans la baignoire à l’intérieur d’un rideau délimitant un espace très réduit… "Sur la route de Madison" se conclue sur une scène poignante, justement relevée et très bien décrite par l’internaute cinéphile Chrischambers86 spoiler: : celle de la dernière rencontre sous une pluie battante, avant que les deux véhicules ne se retrouvent l’un derrière l’autre, stoppant toute notion du temps pour un long et interminable adieu ô combien déchirant
. Au final, le choix porté sur ce fameux pont couvert de Roseman (qui existe encore aujourd’hui) n’est pas si innocent qu’il y parait. Il reflète même très bien la trame de l’histoire : de part et d’autres du pont, c’est à l’air libre et à la lumière, ce qui représenterait la vie de Francesca (et celle du photographe) avant et après leur rencontre ; à l'inverse, la partie couverte apparait comme une parenthèse à l’abri des regards de tous, une parenthèse que ces deux êtres se sont secrètement et passionnément accordés.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2016
Un grand classique des années 80.....la première heure est bien longue...elle dépeint néanmoins très bien l'Amérique des campagnes....ce n'est que dans la seconde partie du film qu'il prend sa réelle dimension tragique avec les hésitations de Merryl Streep en femme mariée infidèle qui hésite entre deux vies..pour rester finalement avec son mari et ses enfants....le poids des obligations....
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2016
Sur la route de Madisson n'est pas un drame mais une romance simple, sans effusion de sang ni suspense (le film narre une histoire passée). Ce film a l'avantage d'être calme, tout en dialogue et sans cri. Clint Eastwood n'a pas particulièrement brillé dans son rôle d'acteur mais a réussi en tant que réalisateur. Il doit plaire particulièrement à la gente féminine d'un certain âge. Si on ne s'identifie pas aux personnages, le temps s'écoule trop lentement et on a vite fait de s'endormir.
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