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Cadreum
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5,0
Publiée le 24 mars 2026
Avec Even Cowgirls Get the Blues, Gus Van Sant lâche littéralement la bride et signe un objet indocile, un film qui avance en zigzag, s’auto-sabote avec jubilation et transforme chaque rupture en énergie de toutes sortes. Uma Thurman, en Sissy, traverse ce chaos avec ses pouces démesurés mais ici, l’anomalie est un moteur, une manière d’habiter le monde à rebours de toute norme. Le récit refuse obstinément de tenir en place, bifurque, digresse, explose en éclats absurdes, jusqu’à faire presque de l’instabilité même sa seule cohérence.
L’Amérique, elle, est poussée jusqu’à la caricature : déserts brûlés, cowgirls mythifiées, figures outrancières, tout déborde, tout sature, jusqu’à ce que le mythe, trop gonflé, finisse par se fissurer de l’intérieur. L’esthétique kitsch flirte avec le mauvais goût, les jeux d’acteurs dissonent volontairement, le montage éclaté pulse. Et pourtant, dans cette ivresse formelle, quelque chose refuse de céder. C’est là que le film devient véritablement fascinant : dans cette tension maintenue entre débordement et disparition, entre geste anarchique et vertige du vide, où le chaos, loin de se dissoudre, s’organise en une liberté instable, imprévisible, mais irréductiblement vitale.
Even Cowgirls Get the Blues ne “fonctionne” pas vraiment. Disons-le autrement, et avec le sourire : Even Cowgirls Get the Blues est un film qui avance comme son héroïne fait de l’auto-stop. Par à-coups, au gré des rencontres, parfois dans la mauvaise direction, souvent sans carte et les yeux fermés. Mais avec une obstination certaine à continuer. Et ce n’est pas rien. C'est même fascinant.
je serais ingrat si je ne mentionnais la plastique parfaite;la réalité amplifié et la logique implacable du scé grande réalisation et un scénario unique.
un peu zarbie... faut avoir fumé la moquette pour être dans le trip :) Bon, j'ai aimé My Own Private Idaho (pour River Phoenix), là c'est + léger, mais quand même particulier. River Phoenix y fait un caméo de 4sc vers la fin. Sa soeur chante superbement dans la vraie vie, et ça passe comme actrice ici.
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1,0
Publiée le 22 mars 2021
Uma Thurman joue le rôle de Sissy une jeune femme à l'esprit gitan et aux pouces étrangement grands qui traverse le pays en auto-stop et finit par trouver sa place parmi un groupe de cowgirls éclairées par le peyotl dans un ranch. Rainbow Phoenix est leur chef lesbienne et Bonanza Jellybean tombe amoureuse de Sissy aux larges pouces ou pas. Absolument rien ne fonctionne dans ce film et pas une seule chose. Quelques belles images d'extérieur sont écrasées par un placement aléatoire de la caméra dans les plans d'intérieur. Tous les acteurs ont l'air au moins mal à l'aise. Angie Dickenson a l'air positivement mortifiée. A l'exception de Rain Phoenix qui donne l'impression d'être trop inconsciente pour se rendre compte de l'horreur de sa performance. Les dialogues ne sont qu'un long et ininterrompu gémissement. Les scènes n'ont aucun sens d'une seconde à l'autre et les liens entre elles sont inexistants. Et pourtant le film avance à l'aveuglette convaincu qu'il dit quelque chose de profond...
Écrite et mise en scène par Gus Van Sant, "Even Cowgirls get the blues", est une Comédie fantastique emplie de symboles où les Cowgirls se battent pour sauver les oiseaux contre l'agressivité des hommes. Gus Van Sant nous offre comme à son habitude une photographie de qualité, une BO riche et variée de jolis décors d'Oregon. Son scénario déjanté propose des personnages hauts en couleur comme la comtesse, jouée par l'étonnant John Hurt, ou Pat Morita dans la peau de l'ermite Chink Muriguti. Le casting complet est tout simplement incroyable avec Uma Thurman dans le rôle principal de Sissy Hankshaw. A l'affiche également Rain Phoenix, éclatante dans le rôle de la Cowgirl Bonanza Jellybean ; on y voit aussi son frère River Phoenix et Keanu Reeves (le couple vu précédemment dans "My Own Private Idaho").
Il faut être honnête, on ne peut qu’être déçu par ce Même les cow-girls ont du vague à l’âme (titre français), qui ressemble à un gros fourre-tout. Il y a bien quelques petites choses qui surnagent, mais trop peu. En effet, l’histoire aurait pu être sympathique par certains aspects, et j’ai parfois pensé, dans son côté humour décalé, parfois noir, et le cadre western à 800 balles par exemple d’Alex de La Iglesia. Mais le souci c’est que c’est bien mal conduit par Van Sant. Parfois bien ennuyeux (le film s’enlise vraiment dans sa partie centrale), peinant à développer de véritables enjeux, j’ai eu le sentiment que le réalisateur, conscient de la vacuité de son propos, passait rapidement du coq à l’âne pour tenter de maintenir l’attention. Mêlant ainsi les genres, passant du road-movie au western, le film est un fourre-tout mal maitrisé, qui n’arrive jamais vraiment ni à émouvoir ni à faire rire. Le casting était pourtant très bon, on ne peut, de fait, que regretter l’enlisement scénaristique. Le casting féminin est spécialement plaisant, avec Thurman, Bracco, Phoenix, Dickinson, Graham… même si les rôles sont parfois petits. Thurman offre une honorable prestation, mais elle se fait facilement voler la vedette par les seconds rôles, beaucoup plus piquants, et portés par des actrices que j’ai trouvé plus investie tout de même (notamment Bracco). Côté masculin, on notera le cabotinage un peu excessif de John Hurt en homosexuel. On le croirait tout droit sorti d’un spectacle de drag-queen des années 70, ça rajoute un peu au joyeux bazar du film. Pat Morita lui est transparent, servant pour quelques scènes inutiles. Il ne serait pas là ça ne changerait rien. Quant à la forme, le film est très marqué par l’académisme formel de Van Sant. Ça pourra décevoir, mais je dois être franc, même si son travail sur la lumière, sa manière de filmer les grands horizons sont classiques, le film baigne dans une ambiance un brin onirique agréable. La mise en scène est lente cependant, et Van Sant n’est vraiment pas à l’aise dans les quelques scènes d’action du film (la fusillade finale notamment). Là, il y a un gros souci. En clair, il ne faut pas attendre un métrage très typé. Il y a un petit côté western mélancolique plaisant, mais à l’instar d’autres Van Sant comme Will Hunting, c’est d’un académisme impersonnel. Cela s’entend aussi dans la bande son. En conclusion je dirai que ce film m’a bien déçu. Fourre-tout mal maitrisé sur le fond, et visuellement propre mais sans personnalité, Même les cowgirls ont du vague à l’âme ne nous mène pas à grand-chose. Un ratage de Gus Van Sant. 1.5
Je ne vois pas comment on peut considerer cela comme un chez d'oeuvre... J'avais acheté le dvd les yeux fermés...parce que avec Gus Van Sant j'avais de bon espoir que ce film d'apparence neo-psychedelique soit reussi... et bien mal m'en a pris... aimé le style psychedelice ne veut pas dire que l'on peut tout avaler...
Je pense que Gus Van Sant c'est juste bien amusé a laisser courrir n'importe ou son imagination dans ce delire visuel... mais l'affaire est foireuse... voici deja 8 ans que j'ai vu le dvd et que je l'ai revendu aussi sec... alors mes souvenirs commence un peu a flouer... Il y avait une mode un peu plus neo psyche au debut des 90s et plus alternatif dans le cinema americain qui ont apporté leur lot de petites perles ... alors peut-être que si vous prenez des champi ou du lsd ce sera delirant et planant allez savoir...etre obligé d'être aussi stoned pour trouver un film bien c'est quand même navrant... m'enfin ne perdez donc pas votre temps dans cette overdose d'idées sans but... mieux vos regarder d'autre stoner movies bien plus valable... ou on a moins l'impression desagreable d'etre baladé n'importe ou, sans tenant et aboutissant valable... ici on touche presque le fond du bac a solde...
J'ai suivi ce film de cowgirls assez facilement mais il faut dire que je n'en retire pas grand chose. Ode à l'homosexualité féminine? En tout cas, Uma Thurman avec ses pouces de 25 cm de long est plutôt convaincante.
Ce film, c'est un peu le furoncle au milieu du visage de Blanche-Neige. Blanche-Neige étant ici la filmographie de Van Sant. Difficile de se dire que ce même homme a réalisé des films comme My Own Private Idaho ou Elephant.
Alors autant je suis le premier à vanter les louanges des satires comme South Park ou Shaun of the Dead, autant là je n'adhère pas du tout. Il y a des comédies fines, et des comédies débiles. Even Cowgirls Get the Blues appartient au second registre, et l'humour type Cité de la peur ne m'a pas convaincu le moins du monde (sauf le "chintok"). Et c'est plutôt lourd, une comédie qui ne fait pas rire !
On a ici affaire à une fille née avec des pouces de 25 centimètres. Celle-ci quitte sa Virginie natale dans les années 50 et parvient à devenir mannequin à Manhattan. Envoyée tourner une pub dans un ranch de remise en forme, elle tombe amoureuse d'une cowgirl rebelle qui souhaite prendre possession des lieux avec sa bande.
Pompeux et lassant, il n'y a pas grand chose à attendre de ce film, si ce n'est le générique de fin pour pouvoir passer à autre chose. Si le livre est aussi lourd que le film, je ne pousserai pas le vice jusqu'à la lecture ! Gus, pourquoi nous as-tu pondu ce machin ?...
Ce quatrième film de Gus Van Sant n'est ni passionnant ni mauvais, mais quelque part entre les deux. C'est une comédie décalée, parfois insolite dont l'un des thèmes principaux est l'homosexualité féminine. Le personnage principal, une auto-stoppeuse aux pouces géants, est incarné par Uma Thurman. Outre son aspect comique, son anormalité physique est surtout le reflet d'une orientation sexuelle différente de celle des autres. Even Cowgirls Get The Blues est également le film qui a vu les débuts de l'actrice Rain Phoenix.
"Even Cowgirls Get the Blues" est un film totalement à part de la filmographie de Gus Van Sant. Avec ce film, il ne se prend pas absolument au sérieu, ce film est plus une farce, une caricature sur les femmes. Le scénario est plat, vide, et les gags laissent à désirer...
Gus van sant dédie ce film a son pote River Phoenix, l'acteur le plus sexy et le plus talentueux de sa génération ( keanu reeves, brad pitt, christian slater, johnny depp)
Gus Van Sant ne se prend absolument pas au sérieux dans cet “Even Cowgirls Get The Blues”. Il nous sert un film complètement déjanté et caricatural notamment sur les féministes qui a l’image du combat mené par les suffragettes ici font une « révolution » dans leur ranch. C’est caricatural, les féministes qui détestent tous les hommes et sont forcément lesbiennes. Cet aspect montre que Van Sant fait ici un pur divertissement. L’histoire n’est pas forcément très intelligente et fine (des pouces géants ! Oui, bien sur !) et malheureusement les vrais gags sont trop peu nombreux.
Le livre est peut être très sympa, mais cette histoire déjantée ne passe pas du tout en images… C'est laid, décousu et surtout très très lourd… À oublier d'urgence.