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JCOSCAR
131 abonnés
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2,5
Publiée le 3 septembre 2008
Le silence de Lorna. Une histoire noire, des décors tristes, des personnage odieux, des critiques quatre étoiles... Et pourtant... c'est bien, sans plus.
Excellent film. C'est même un des meilleurs que j'ai vu cette année. Les frères Dardenne nous offre un film hyper travaillé :la mise en scène est nickel, le scénario est génialissime et la prestation des acteurs est tout simplement epoustouflante. Du grand cinéma.
Que dire ? Après avoir absolument aimé tous les films des frères Dardenne, celui-ci est une franche déception, due essentiellement à un scénario mal fichu et qui accumule les incohérences (des personnages), les invraisemblances (des situations) et conclue n'importe comment dans le n'importe quoi . Et c'est le prix du scénario à Cannes ?!! étrange... Par ailleurs, acteurs excellents, bonne réalisation, mais un tel sujet ô combien actuel méritait mieux.
Avec déjà deux Palmes d’Or en leurs possessions (Rosetta - 2003 & L'Enfant - 2005), on a bien cru qu’ils auraient un troisième trophée. Mais les frères Dardenne n’obtiendront rien cette fois-ci, si ce n’est le Prix du Scénario ! Le Silence de Lorna nous emmène à la rencontre d’une jeune Albanaise vivant en Belgique. Elle s’est mariée à Claudy, un héroïnomane afin d’obtenir la nationalité Belge. En attente de divorce, elle doit se remarier avec un Russe qui lui, souhaite aussi obtenir « le laissé passer ». Ce qui marque au premier abord, c’est l’incroyable performance de Arta Dobroshi, vraie, naturelle, avec à ses côtés, un habitué des frères Dardenne, le Belge Jérémie Renier, dans la peau d’un camé. Si le sujet principal est intéressant, la mise en scène assommante gène et plombe le film. Sans oublier l’ellipse (ou cataclysme) qui s’est abattu au milieu du film lorsque Claudy « quitte » le film, à la fois déstabilisant et gênant. Dommage, il y avait pourtant du potentiel !
Simple et beau. Comme d'hab, les frères Dardenne sont d'une efficacité redoutable. Peu à peu ils nous piègent comme leur personnage dans un cas de conscience morale et nous bouleversent, tout en nous laissant libre de tout jugement.Un film qui fait du bien après le désert de l'été et nous fait croire encore à la force et la vie du cinéma.
Dès le début du film, si on parvient à s'accommoder des expressions équivoques de l'actrice, on se demande bien à quoi vont mener ces échanges téléphoniques et ces déambulations d'un blouson à col de fourrure et d'un pantalon rouge moulé sur des fesses dodues... Elle semble avoir un objectif après lequel elle va se poser. Puis on découvre que Lorna est en mission permanente. Pas si dure que prévu. D'intrigante elle devient bouleversante (ces poussées délirantes avec brusque arrêt) pour s'égarer dans un monologue qu'on suppose transitoire. Changement de tenue, valse de billets, on s'attend au pire. Belle prestation générale, subtilité du scénario plein de méandres, rôle féminin captivant, tout cela suppose une chute. Les conditions de l'immigration peuvent bien être plus favorables qu'en réalité, des exceptions existent dans la débrouillardise puisque maints trafics continuent à échapper aux autorités... Seulement voilà, la chute sera pour une autre fois : m'attendant à plus clinquant vu la rébellion en marche, je reste un rien déçue du délitement final.
Le début du film est prometteur. On est happé par cette histoire, où se mèle l'amour, l'envie d'une autre vie, le rêve européen ... et puis finalement dans la deuxième partie du film on s'ennuie. Les "méchants" ne sont pas crédibles et la fin est décevante. On ne s'attend pas à une happy end dans ce genre de film mais là c'est un grand n'importe quoi. Folie, culpabilité, ...tout cela se mélange pour faire une fin qui laisse sur sa faim !!!!
Exister et vivre à tout prix, c'est le quotidien difficile de Lorna, impliquée dans un sordide trafic d'identité. Le lourd et pesant film des frères Dardenne ne laisse aucune zone de lumière à son héroine, à ses rêves, à ses espoirs, à son intégration. Tout n'est que désillusions. Les acteurs, brillants, sont très justes (les trio épatant Arta Dobroshi, Jérémie Renier et Fabrizio Rongione). Un film brut, sans concession.
Le film est très riche. Il parle bien évidemment du mariage blanc et un peu de l'avortement. Deux choses sont marquantes dans cette nouvelle réalisation des frères Dardenne, le jeu d'acteur de Arta Dobroshi et la transformation physique de Jérémie Renier. Le film s'inscrit dans une actualité pour le moins présente et houleuse. "Le silence de Lorna" est dur par moment, beau et un peu naïf à d'autres. Il n'y a quasiment pas de musique, a vrai dire je pense qu'il n'y en a jamais et c'est ce qui peut parfois faire défaut. Le film est lent, a certains moment, il n'y a aucunes paroles et l'actrice ne fait rien d'exceptionnel, un peu de musique a ces moments là aurait été la bienvenue. Mise a part cela, "Le silence de Lorna" m'a fait indéniablement penser a "It's a Free World" de Ken Loach, non pas pour son sujet, quoique, mais pour l'idée de base : un portrait de femme. Un film social et intéressant dont on retiendra que les thèmes choisis sont fort et les acteurs très bons.
A partir d'un scénario brillant ( et le mot est faible ! ), les frères Dardenne ont, avec Le Silence de Lorna, réalisé leur meilleur film . La mise en scène est méticuleuse, subtile et les acteurs sont impeccables ( Jérémie Rénier n'a jamais été aussi intense et émouvant : son meilleur rôle avec L'Enfant ; Anna Dobroshi crève l'écran...). Le sujet - les mariages blancs arrangés par la mafia - est original et d'actualité. L'agencement tient du génie, même si certains seront déçu par l'apparente froideur de l'ensemble... Mais cette froideur n'est en aucun cas inhérente à l'histoire, elle est plutôt due à l'absence de musique et à la lumière : le cinéma des Dardenne est un cinéma humain, plus chaleureux dans son contenu que dans son style ( rappelons nous de Rosetta, la première Palme d'Or des frères belges ). En définitive, Le Silence de Lorna est un film virtuose, sans pathos ni misérabilisme ( les scènes de manque de Claudy n'ont rien de larmoyant ), dont les qualités d'écriture furent à juste titre récompensées par Le Prix du Scénario au festival de Cannes 2008. Les frères Dardenne ont tenu leur promesse...
Le Silence de Lorna possède une puissance singulière; plus on avance dans le film et plus on découvre la complexité de l'intrigue et du personnage de Lorna, magnifiquement incarné par Arta Dobroshi. La plus grande puissance déployée par les Dardenne est la sobriété de leur mise en scène qui leur permet de ne jamais sombrer dans des clichés, du déjà-vu, ou des éléments attendus. Pendant la projection, on est hors d'haleine ; nous sommes affamés quand Lorna l'est, angoissés quand elle l'est ... L'apparente distance des images ne fait que ramener le spectateur au plus proche du film, et tant mieux, car c'est un sacré bon film !
Film très bien interprêté avec un scénario très original et une construction très intelligente pour le spectateur. Seule la fin m'a semblée un peu irréelle, mais n'st pas la triste réalité des sans papiers qui ne savent pas où aller tellement sont-ils rejetés de toutes parts.
Film très sobre dans sa mise en scène porté par une excellente interprétation de l'ensemble des comédiens. Le scénario paraît peu probable (en tout cas ça ne se passe pas comme ça en France dans la lutte contre les mariages blancs!) et l'histoire reste malgré tout très linéaire. Les longs plans des frères Dardenne tombent souvent justes et la caméra crée une véritable relation avec son actrice, un drame social très intéressant mais de là à obtenir le prix du scénario...