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Le Chat Perché
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4,0
Publiée le 26 novembre 2023
Ca démarre plutôt comme un film "militant". C'est bien plus que cela. Faits décortiqués sans pesanteur, multiplicité de points de vue, même si ce film dénonce un révoltant scandale politico-judiciaire des années soixante, son principal objet reste de faire comprendre les idées bouillonnantes, protéiformes et passionnées de cette époque charnière. La réalisation classique permet une clarté bienvenue sur un sujet complexe, servie par une belle brochette de comédiens impeccablement crédibles. Les allers-retours du tribunal aux scènes vécues donnent de l'air et un rythme quasi documentaire à ce "film de procès".
Pas le meilleur Sorkin mais cela reste une oeuvre travaillé avec un excellent casting. Les dialogues font parfois mouches mais on aurait voulu une oeuvre moins theatrale et plus incivise.
Mise en scène excellente d'Aaron Sorkin qui se lance d'une excellente manière derrière la caméra après "Le Grand Jeu". Le casting est tout simplement brillant, la tension ne cesse de grimper, le scénario est aux petits oignons (Aaron Sorkin évidemment) et les images d'archives viennent ajouter plus de force et de réalisme dans ce film judiciaire non loin d'être parfait. Le rythme est soutenu, les dialogues réalistes, les personnages en constante évolution et il n'y a pas un faux pas. Tout est parfaitement maîtrisé.
C’est pour l’instant le meilleur film que j’ai vu sur netflix. Une histoire vraie sur un procès hallucinant qui eut lieu a la fin des années 60, et qui ne grandit vraiment pas la justice américaine (c’est le moins qu’on puisse dire). La mise en scène est dynamique et sans temps mort, les acteurs sont top, On ne s’ennuie pas une seconde… Si tous les films netflix pouvaient etre aussi bons que celui la …
Le procès commence en 1968. Un grand nombre d'activistes anti-guerre, de hippies et de gauchistes s'entrecroisent sur diverses questions politiques, de genre et culturelles, culminant dans une campagne contre la guerre du Viêt Nam, et beaucoup décident d'organiser une manifestation de masse lors de la convention du parti démocrate à Chicago fin août.
Les manifestants et la police se sont affrontés dans les rues de Chicago pendant huit jours, aboutissant à une série d'affrontements sanglants au cours desquels plus de 500 manifestants, 100 civils et 150 policiers ont été blessés.
Le film montre les poursuites engagées par des procureurs fédéraux, à la demande de l'administration Nixon, contre sept militants anti-guerre du Viêt Nam d'origines diverses qui avaient mené une manifestation devant la convention présidentielle démocrate à Chicago.
Les 7 sont:
Abbie Hoffman et Jerry Rubin, cofondateurs du Parti international de la jeunesse (Yippies) ; Tom Hayden, cofondateur des Étudiants pour une société démocratique (SDS) ;- les militants anti-guerre; David Dellinger et Rennie Davis du Comité national de mobilisation pour mettre fin à la guerre du Viêt Nam (NMC); John Froines et Lee Weiner du Parti international des jeunes.
Et le huitième: Bobby Seale, Militant noir pour l'égalité raciale, le président du Black Panther Party, qui est jugé séparément à la moitié du film (d'où l'affaire des "Chicago Eight" au début).Il a été muselé pendant plusieurs jours et non pas une seule journée comme dans le film.
J'aime les films bavards dans lesquels on croise le verbe plutôt que les coups. J'aime quand un film documente un événement historique et j'aime m'indigner face à l'injustice. J'étais un client parfait pour "The Trial of the Chicago 7" et n'ai pas été déçu.
Le film est terriblement rythmé (trop?) et son crescendo vers une issue inattendue est parfaitement maitrisé. Il a déclenché chez moi une réaction lacrymale révoltée. C'est notamment grâce à un scénario qui parvient à donner suffisamment de chair à chacun des dix(!) protagonistes (les accusés, le juge et le procureur) pour qu'on s'investisse en eux, comprenne leur motivation et points de vu et soit touché par leurs destins. Si j'ai trouvé étrange d'avoir autant humanisé le procureur, le rôle du juge est à l'inverse tellement caricatural que j'ai regretté que Sorkin force autant le trait, jusqu'à ce que je lise que son comportement n'a... en rien été exagéré. spoiler: Il a d'ailleurs été sanctionné par cet avis de la cour d'appel "the judge had demonstrated a "deprecatory and often antagonistic attitude toward the defense"". D'ailleurs l'ahurissante scène où Seale est bailloné n'est pas exagérée, elle a même durée plusieurs jours.
J'ai été surpris de voir à quel point des déclarations qui dans le film me paraissaient trop cinématographiques pour être vraies ont réellement été prononcées.spoiler: Ainsi à la question "Would you have taken the 100k€ to call off the revolution ?" Abbie a vraiment répondu : "I would have taken the 100K€, as to call the revolution off...". Et à la question "What's your price ?", il répondit "My life". Même l'Histoire peut parfois sonner "cheesy".
J'ai tout de même été peu convaincu par quelques scènes :spoiler: le moment où les policiers enlèvent leurs insignes n'est pas l'acmé que laissait entrevoir les flashforwards et "l'histoire d'amour" de Rubin (outre qu'elle n'a aucune réalité historique) n'a aucun intérêt. L'entame du film est tellement dense que j'ai eu du mal à suivre. Et je n'ai ensuite pas bien compris les nuances dans l'opposition dans l'opposition que propose les Hippies vs le SDS vs l'ancien boy scout. Enfin le final m'a paru inutilement arrosé de pathos.
La critique de Sorkin se concentre sur l'institution judiciaire, son patriotisme, son racisme et son manque d'indépendance avec le pouvoir politique ainsi que la répression policière toujours d'actualité aussi bien chez eux que chez nous mais paradoxalement n'aborde jamais le pourquoi de l'opposition de nos héros à la guerre du Vietnam. Une scène : le moment où les militants s'élancent pour conquérir la colline ou celle où le papa boy scout fini par frapper un officier : comment rendre dingue un homme puis le juger pour les actions que l'institution a elle-même provoquée.
Le film de tribunal, qui est un genre à part entière, est ici représenté par un bon exemple. Le contexte est le procès forcé par le FBI de membres de la gauche étasunienne au début des années 70: pacifistes, hippies, militants anti-guerre, extrême gauche. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam et en pleine contestation. Lors d'une manifestation, la police est agressée et fonce sur la foule. Le procès accuse sept de ces manifestants, dont un activiste noir qui n'a rien à voir avec les manifestations. Le film est passionnant, principalement par la diversité des personnes inculpées, chacun avec un parcours et représentant un type d'étatsunien. Dans un procès où le juge (Frank Langella, parfait) n'est visiblement pas impartial. La narration articule le procès avec des retours en arrière et présentations des évènements et les stratégies associées, par les inculpés et par l'équipe du procureur. Les personnages les plus marquants étant ceux de Eddie Redmayne et Sacha Baron Cohen pour les accusés, et Mark Rylance dans le rôle de leur avocat. De la belle ouvrage pour un film à charge contre le FBI (période J. Edgar Hoover) et la justice étatsunienne.
Film magnifique, que j'ai découvert tout à fait par hasard, en parcourant des critiques sur "allociné". Un spectateur citait le titre dans une de ses critiques. Vu le sujet, la moyenne des notes, le fait qu'il s'agissait d'un procès politique ayant eu lieu au pays de l'Oncle Sam, pays se targuant aux yeux du monde entier, être parangon de vertu, "défenseur des libertés" dans le monde, je me suis dit "pourquoi pas" ? Je dois avouer avoir pris une sacrée claque en le regardant, les deux heures passant beaucoup trop vite à mon goût (Chose étonnante pour un sujet se déroulant principalement à huis clos, dans l'enceinte d'un tribunal). Droits de la Défense bafoués; témoins à décharge déboutés (y compris un ancien Ministre de la Justice des États Unis), mauvaise foi du Parquet, un accusé privé d'avocat bâillonné en pleine salle d'audience, un Juge sénile... Ce film, toutes proportions gardées, me fait penser à l'époque des gilets jaunes, quelque part dans une "démocratie" similaire, qui ont été jugés à la va-vite, pour l'exemple, devant des tribunaux correctionnels par milliers pour "Entrave à la circulation" ou "Troubles à l'ordre public" alors qu'ils ne faisaient que manifester pour la plupart pacifiquement, en Province. C'est là, que l'on se rend compte que tout pays, aussi démocratique soit-il, peut basculer dans l'excès pour des raisons purement politiques. A voir et à méditer. La séquence finale est sublime...
En regardant le sypnosis de ce film, je m'attendais à voir un film documentant le fameux procès mais sans plus. Une belle erreur de ma part... Ce film arrive à vous transporter à l'époque et à vous galvaniser, à vous questionner, et tout cela dans un magnifique alliage d'humour, de réflexion et de critique. Ps: un film similaire, L'échange de Clint Eastwood
Film assez technique sur un procès majeure des États-Unis qui met (encore une fois) la lumière sur un système judiciaire pas toujours impartiale... Un joli casting qui fait honneur à ses pauvres activistes qui ont payé le prix fort de leurs convictions. Point majeur pour un film procès, les dialogues ! Ils sont bien écrits, avec quelques jolies répliques qui permettent de rendre le tout intéressant à suivre. De bons acteurs autour d'une histoire vraie offrant plein de bonnes valeurs, je ne regrette pas mon visionnage.
Les films judiciaires sont de fait des films très bavards. C'est donc un peu du quitte ou double avec des échanges verbaux qui peuvent soit être passionnants soit, à l'inverse, être assommants. "Les sept de Chicago" fait heureusement partie de cette seconde catégorie. On suit avec intérêt ce long procès inique, reflet d'une époque où la justice américaine était loin d'être impartiale. Reflet également de la fracture sociale liée à la contestation de la guerre du Viet Nam et aux soulèvement de nombreux étudiants et de la communauté noire. Le film reconstitue bien cette ambiance électrique. Après, "Les sept de Chicago" n'offre pas vraiment de grosses surprises avec un scénario plutôt linéaire et une mise en scène sobre mais efficace. On est loin du niveau de "Douze Hommes en colère" mais Aaron Sorkin s'en sort avec les honneurs.
saisissant ! un début plutôt léger et une montée en tension progressive et incessantes. cette œuvre brasse des thématiques intemporelles et très questionnantes. l'interprétation est sans faille. une claque !
Film retraçant les événements de Chicago en 68, les émeutes et le procès. Il y a des moyens pour retracer fidèlement les événements tels que le cinéma américain sait faire ... néanmoins je ne ai pas été subjugué par la réalisation que j ai trouvée confuse, avec beaucoup de dialogues nuisant à la fluidité et la bonne compréhension du déroulement des événements par moment... donc bof ! Une grosse distribution cette ... mais bof quand même... c est un jeu noyé dans le baratin aussi