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Oriwa
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3,5
Publiée le 19 janvier 2014
Rien d'exceptionnel dans cette famille qui règle encore ses comptes, mais on est pourtant encore touchés. Jusqu'à en pleurer un peu... beaucoup. Dommage que certaines scènes soient trop longues ou inutiles.
On pourrait résumer Rachel Getting Married en un seul mot: vide. En effet, le scénario s'apparente à un vide abyssal, dénué d'intérêt, si bien que l'on s'ennuie à mourir dès la demi-heure. L'intrigue est infinitésimale, il n'y a pas d'enjeux, pas de rebondissements, les scènes sont d'une platitude extrême, d'une banalité affligeante et surtout d'une longueur interminables à l'image des discours en hommage aux mariés dont on ne voit pas le fin. Et que dire de cette réalisation "caméscope" dont on ne comprend absolument pas l'intérêt. Il n'y a bien qu'Anne Hathaway qui arrive péniblement à tirer son épingle du jeu dans ce film qu'on se fera un plaisir d'oublier sitôt terminé.
Le genre de film qui me conforte dans deux idées que j'ai depuis toujours: je hais les mariages. Je hais la famille, du moins celle qu'on nous impose. Combien d'humains s'en sortiraient mieux dans l'existence si la société ne leur imposait pas tout un tas de traditions rigides et morales? Cette approche quasi morbide et mes propres démons me font donc détester ce genre de cinéma. Montrer la veulerie et les faiblesses humaines soit, mais quel intérêt si on y apporte pas quelques pistes de solutions? Reste le voyeurisme. Mouais...
Des plans au service de l'écriture, un peu à la Pagnol (dans une trame évidemment très différente), ce qui est rare pour un film américain. J'ai beau ne pas blairer viscéralement Anne Hathaway, elle est toujours parfaite dans se films. Filmé un peu trop agressivement par moments, et certains passages du scénarios un peu douteux pour en faire un très grand film.
Psychodrame américain tourné caméra au poing, comme pour le rendre plus réaliste, plus intimiste aussi. Quoi de plus intime et propice aux règlements de comptes qu'un mariage. Petit à petit, on y apprend tout l'histoire. C'est comme un jeu de piste. Très bien joué.
Les noces de Rachel se déroulent sous le signe d'un terrible ennui avec des longueurs inexplicables, en particulier durant la fête. Le noeud de conflits qui lie cette famille n'est pas franchement crédible. Du moins est-il peut probable que pareil drame remontant à 2 ans laisse de la place à un relationnel plutôt "sain" en dépit de quelques heurts. Pas d'émotion au compteur pour moi, même si je trouve que A. Hathaway s'en sort plutôt bien à ma grande surprise.
Jonathan Demme prend le partit de filmer son film tel un documentaire, une grande erreur, la première d'une longue liste ... J'avais beaucoup aimé ce long métrage lors de mon premier visionnage, malgré ces défauts et ces maladresses, j'avais trouvé le fond assez bouleversant. 4 années se sont écoulés, j'ai n'ai adhéré à rien - ou presque -, même Anne Hathaway que j'avais trouvé merveilleuse m'a laissé insensible. Son personnage m'agace, pas seulement au début mais aussi lors des moments les plus délicats et sensé être bien plus intense. Sa prestation m'a au mieux laissé de marbre, au pire énormément déplu ... Pour les autres comédiens du casting, le constat s'avère être encore moins élogieux, je vais m'en tenir là. La lourdeur et la morale qui plane sur ce film est détestable - à mon gout - en tout point, tellement que je n'ai aucune compassion pour ces protagonistes. La dispute dans le salon, séquence qui m'a ému au larmes dans le passé ne m'a pas procuré pareil sensation, une scène somme toute assez banal dans le fond. Le sujet étant bancal, la mise en scène aurait pu sauver Rachel Getting Married mais ici encore on frôle le naufrage et on touche de très prêt à ce que l'on peut appeler " mauvais goûts " ! Une énorme déception à mes yeux.
Rachel se marie c'est Festen, mais en bien. Un film formidable donc.
La force essentielle du film, c'est sa manière de capter quelque chose de vrai, de s'inscrire dans un registre hyper-réaliste qui renforce l'impact émotionnel de l'oeuvre. La scénariste a écrit des dialogues et des situations d'une justesse inouïe, multipliant les séquences toutes plus authentiques les unes que les autres. C'est déjà un bon point, auquel vont venir s'ajouter deux autres éléments : l'interprétation et la mise en scène.
Jonathan Demme choisit une caméra portée, toujours en " ébullition " , manifestant sans cesse sa vivacité, collant au plus près des visages et des émotions des personnages. Il y a un côté documentaire que le statut particulier de la jeune femme jouée par Anne Hathaway - une star de l'écran - vient renforcer ; on a l'impression de mater un reportage télé, de ne plus du tout être dans le monde de la fiction mais dans un univers qui n'a plus grand-chose de factice. Au départ c'est un peu étrange, et ça continuerait à l'être s'il n'y avait pas cet excellent scénario qui insuffle de grandes idées de cinéma au film. Mais petit à petit le spectateur en arrive à casser la barrière de l'écran, et a l'impression de faire pleinement partie du monde diégétique. C'est que tout semble tellement vrai que quelque part le film se situe très loin des représentations conventionnelles du cinéma. Quel autre film américain nous montre des personnages en train de faire la vaisselle, et ce pendant environ cinq minutes ? C'est là l'intelligence du film, ancrer profondément ses personnages dans des situations de la vie quotidienne pour créer un pont entre ces derniers et le spectateur. Mais en même temps, et toujours, ne pas oublier d'injecter de la tension et du " spectacle cinématographique ". La conclusion de la séquence de la vaisselle en est un exemple pertinent. Le réalisme du film brise un autre code en même temps qu'il donne de l'importance à absolument tous les personnages, qu'ils soient premiers ou secondaires. Cela concerne la participation de chacun. Il est rare de voir dans un film comique, lorsqu'une plaisanterie est faite, d'autres personnages rire. C'est comme si le cinéma en général ne s'adressait qu'au spectateur au détriment des autres personnages qui l'habitent. Rachel Getting Married est un film qui instaure la démocratie participative : quand quelqu'un dit quelque chose de drôle tout le monde rit, et quand quelqu'un dit quelque chose de triste tout le monde éprouve cette peine. De ce fait, cela renforce davantage l'implication du spectateur qui a le sentiment de ressentir les mêmes choses que les personnages.
La mise en scène de Demme évite donc une dramatisation excessive, le spectacle pur. Et les personnages gagnent alors en humanité, notamment celui de Kym, interprété par une Anne Hathaway tout simplement époustouflante. Elle est très belle en même temps qu'elle inspire de la pitié - peut-être que sa beauté vient de là. Il faut voir comment le destin semble s'acharner sur elle, comment il lui rappelle inlassablement sa condition et l'événement grave qu'elle a causé. Le moment où elle donne l'assiette à son père sans savoir qu'il s'agissait de celle de son frère est un exemple pertinent de la manière dont elle ne fait que subir la tristesse de sa condition. Elle a beau essayer d'oublier son traumatisme, il y a toujours un élément qui le lui rappelle cruellement.
Film absolument bouleversant et audacieux, à l'écriture parfaite.
Le film ne partait pas spécialement bien car je trouve qu'Anne Hathaway est une mauvaise actrice. Mais finalement elle s'en sort pas trop mal (bon elle a toujours un peu la même tête mais bon). Alors, qu'est-ce que nous propose Rachel se marrie ? On voit très vite le style : mise en scène qui se veut être "naturaliste" histoire de "faire vrai" dans une histoire de famille, de tension, de disputes etc etc. Je trouve ça plutôt bien fait. Et puis moi quand on bouscule un peu les valeurs traditionnelles ça me fait plaisir. C'est pas toujours génial mais globalement c'est pas mal fait. J'aurais préféré une mise en scène plus calme et un scénario plus étoffé mais c'est quand même pas mal.
Un film intimiste que j'ai adoré !! Tout est fait pour qu'on rentre vraiment dans l'intimité de cette famille, qu'on se sente presque membre de la famille. Les techniques de filmage et les dialogues très "terre à terre" n'y dérogent pas (après on aime ou on aime pas). Le jeu d'Anne Hathaway est extra et bien loin de ses comédies romantiques. Ce film vaut le détour avec une super histoire derrière également.
Jonathan Demme, réalisateur de deux films cultes : "Le silence des agneaux" et "Philadelphia", nous offre là encore un film magnifique et poignant, traitant des conflits familiaux et du deuil et interprété avec beaucoup d'émotion. J'avais déja remarqué Anne Hathaway dans plusieurs films, mais je pense que c'est dans celui-ci que je l'ai préféré, tellement son personnage, libéré et impulsif, est intéressant, et son histoire personnelle, touchante. Il n'y a pas de longueurs. C'est une comédie dramatique simple mais je m'en souviendrai longtemps. Bref c'est un super film à découvrir très vite, en priorité par les fans d'Anne Hathaway.
Rachel se marie est un film sur la famille, sur les secrets, sur ce qui n'ose jamais être dit, ce qui ne se dit pas et ce qui doit être dit. C'est aussi la plus grande découverte de ce millénaire : Anne Hathaway a la capacité d'être une actrice. Un film très sensible, fragile comme le sont ces 2 sœurs qui s'aiment et se déchirent. Une famille qui n'a jamais pu faire le deuil d'un fils et d'un frère mort trop tôt et qui n'assistera pas au mariage de Rachel mais dont le souvenir plane encore au-dessus de chacun... Mention spéciale donc aux acteurs et surtout à la scène vraiment mémorable et extrêmement poignante du remplissage de lave-vaisselle !
Tout d'abord, Anne Hathaway mérite pleinement sa nomination aux Oscars, mais malheureusement pour elle, ses frêles épaules ne suffisent pas à porter le film. Son jeu est en tout point remarquable et son rôle de paria droguée lui va parfaitement bien. Mais tant qu'on en est au jeu d'acteurs, il n'y a rien d'autre à signaler tant le jeu laisse à désirer. Nous faisons ici face au cliché du mariage niais qui fait rêver : de beaux costumes, des beaux musiciens, des supers traiteurs, mais aussi (et malheureusement), tous les clichés qui vont avec, à savoir le marié qui chante, le prêtre qui vient à domicile, la mariée qui découvre qu'elle est enceinte et surtout tous les rires niaiseux des invités qui s'esclaffent quand quelqu'un fait une blague vaseuse. Bref ce film baigne dans les clichés, mais il demeure illuminé par la présence permanente d'Anne Hathaway, son traumatisme, qui aurait pu couvrir une plus grande importance, et une réalisation dynamique de Jonathan Demme.
Un mariage au caméscope comme tant d'autres : voilà l'idée du film, des préparatifs, le jour du mariage et le lendemain. On film tout le monde avec leurs banalités, la banalité d'un mariage quoi ! (musique, le gâteau, le bal, la blague du cousin, les cotillons ...). Ceci est la pièce maitresse du film pendant 1h50, ne pas l'oublier (voir le titre). La "subtilité" c'est que des tourments (et un drame passé) vient "pollué" (délicatement) la fête. Comme dit la mariée : "c'est mon mariage" et l'on ne veut pas et on accepte pas que notre Kym, de part son vécu "abime" la fête, on la craint et on craint le dérapage. Malgré tout, des chocs frontaux, en permanence écourtés (car c'est le mariage) ponctuent le film, mettant en délicatesse le lien familiale. C'est très subtil ! On se rencontre que toute la famille proche est dans la douleur et on tous, plus ou moins, une responsabilité (Kim la Junkie et celle qu'on affuble de tous les malheurs, la mère aigrie et la principale responsable, la sœur qui veut exister et le père protectionniste qui ne veut rien dire). Voilà pour l'ensemble. Malheureusement, on ne va pas assez loin et tous les instants importants sont coupés (volontairement) avec le mariage qui doit se déroulé. On reste sur sa fin ! Également, l'immersion à outrance, surtout pour la désagréable musique (d'ailleurs Kim dit : "Mais il vont jouer tout le WE, ils ne peuvent pas s'arrêter ?" (volontaire pour la mise en scène), c'est voulu pour nous mettre à sa place et nous agacer) et les discours interminables et vides des invités (c'est volontaire aussi) écroulent complètement l'ensemble. C'est un choix de mise en scène, c'est un échec ! Heureusement que Anne Hathaway tient à bras le corps le film, les autres, surtout R. DeWitt est lamentable ! 2/5 à éviter !!!