Le thème déjà vu de multiples fois de la fille mal-aimée par sa famille, qui revient, après un passage en cure de réhab, pour une fête familiale, le mariage de sa sœur. Crise familiale, linge sale que l’on déballe devant tout le monde, belle- famille apeurée. Un humour parfois un peu corrosif, mais une sensation de « déjà vu » , scénario peu original, même si Anne Hathaway joue très bien et fait de son mieux pour faire l’hystérique en manque de produits, mais en quête d’amour .
Sortie de sa cure de désintoxication, Kym rentre à la maison à la veille du mariage de sa sœur Rachel. La cérémonie du lendemain annonce un mariage en grande pompe. Des regards et des commentaires sibyllins indiquent une tension entre Kym et sa famille, entre Kym et Rachel. Pour autant, dans sa première partie, le film de Jonathan Demme est une réunion de famille joyeuse et anecdotique où l'on trinque au bonheur des futurs mariés, où l'équilibre psychologique manifestement fragile de Kym crée au pire quelque malaise, des silences gênants et invoque d'indéfinis ressentiments. Avec sa caméra qui tourbillonne parmi les invités, et fort d'une interprétation d'ensemble remarquable, déterminante dans la valeur du film, le réalisateur met en scène une réunion de familles et une relation de groupes très justes. Et lorsque les non-dits et les évitements prennent fin, c'est le drame et le traumatisme toujours insinués et maintenant dévoilés qui nous touchent. Les paroles sont à présent comme une thérapie. Le drame est sans pathos, porté par une direction d'acteurs d'une grande maitrise.
Ce film qui analyse les traumatismes au sein d'une famille à l'occasion d'un mariage m'a peu intéressé et les personnages me sont apparus dénué d'intérêt. Un ennui digne certes mais j'ai du mal à adhérer à cette manière un peu nombrilisme de traiter cela. Beaucoup de scènes souffrent de longueurs qui n'apportent rien au propos.
j'ai trouvé le film trop long. il ne se passe pas grand chose et j'ai trouvé le sujet très caricatural comme un sentiment de déjà vu. après ça se laisse regarder mais ce n'est pas transcendant.
Ce film est un joyau, une merveille inconnue et méconnue. Ce film est d'une très grande valeur. D'une valeur d'une œuvre littéraire. J'ai vu de nombreux films et jusqu'à maintenant c'est le film qui m'a le plus apporté de choses
Un psychodrame familial inégal mais sensible et émouvant, qui vaut beaucoup pour l’interprétation pleine de justesse de ses deux actrices principales, Anne Hathaway étonnante en tête.
Sur fond de tragédie, camera sur l'épaule, un jeune garçon filme les relations familiales, notamment entre les femmes autour de la prochaine célébration d'un futur mariage : entre sœurs, entre mère et filles, etc...Ana Hathaway est sublime et joue un jeu subtil dont on apprend petit à petit son rôle dans cette histoire.
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3,0
Publiée le 19 juillet 2021
Regarder un film sur la rivalité entre frères et sœurs à l'occasion d'un mariage surtout avec Anne Hathaway une jolie femme aux yeux béats semble être une façon potentiellement pénible de passer une soirée. Pourtant le film réalisé par Jonathan Demme et écrit par Jenny Lumet (la fille de Sidney) ce drame n'est pas une histoire légère pour vedettes à la Julia Roberts mais un regard sombrement réaliste sur le dysfonctionnement d'une famille en plein désarroi. Dans un style proche du cinéma vérité Demme explore la façon dont un mariage ouvre de vieilles blessures au sein d'une famille d'une manière naturaliste rendue d'autant plus palpable par l'acuité émotionnelle du scénario de Lumet. Le film n'est pas parfait car l'approche vidéo de Demme bien que novatrice au départ s'avère usante sur les 114 minutes que dure le film. J'aurais aimé que Demme puisse couper cette partie du film afin que nous puissions arriver plus tôt à la résolution glaciale et inachevée de cette histoire. Cependant, pour les non-aficionados cela peut s'avérer trop à la longue. S'il est rafraîchissant de voir des mariages interraciaux traités avec autant de désinvolture Demme insiste presque trop sur la présentation d'une communauté mondiale à travers la musique diverse et les thèmes multiculturels du mariage...
Beaucoup trop long, ça s'éternise déjà dans la première partie du film, dommage car ça démarre bien. Un film vite oublié, certainement, mais le casting est top donc dans l'ensemble ça se regarde. Pour ceux qui sont prêts à voir un film de type "docu" pendant 2H.
Jonathan Demme nous plonge dans les préparatifs du mariage de Rachel. Au même moment, arrive Kym (brillamment interprétée par la superbe Anne Hathaway), de retour de cure de désintoxication. Cela va peu à peu faire exploser les non dits, les différents malaises de la famille. C'est filmé tout du long avec une caméra instable un peu façon film de famille. Cette instabilité est presque absente dans certaines scènes et très accentuée dans d'autres. Cette mise en scène particulière permet d'augmenter ou de diminuer le malaise ressenti à l'écran. Oui, pour moi, ce film est un film du malaise. Malaise dans le sens où l'on ressent en même temps que les protagonistes le mal être qui se dégage de toute cette famille en apparence heureuse, mais dévastée à l'intérieur par les drames. Jonathan Demme nous permet de plonger dans l'intimité d'une famille qui souffre à cause des problèmes d'addiction de Kym. On nous parle ici de l'image de Kym dans sa famille au retour de cure, du manque de confiance à son égard, et comment elle ressent tout ça. C'est un film très intimiste, très humain. Il ne faut pas venir chercher du suspense, des répliques hilarantes. Ce n'est pas le propos ici. Les différents "affrontements" entre Kym et sa famille sont d'une rare intensité. Pour autant, le film n'est pas exempt de défaut. Il souffre de quelques longueurs à certains moments. Et je trouve que la séquence des différents spectacles lors du mariage est trop longue et n'a que peu d'intérêt. En conclusion, je recommande ce film aux personnes intéressées par les drames intimistes qui explorent les rapports sociaux.
Mon avis est plutôt mitigé sur ce film...d'une part j'ai aimé le côté rédemption et réintégration de Kym dans sa famille et les nombreuses disputes qui découlent de son comportement passé de junkie mais d'un autre, j'ai détesté les longues scènes de repas et de cérémonie dûes au mariage de Rachel !! Sérieusement pourquoi le réalisateur nous a infligé ça ?? C'est long, beaucoup trop long et la fin du film est tout bonnement insupportable à cause de ça !! Presque une demie heure de chants, de danses, de discours et j'en passe !! Le film et son intensité en pâtissent et je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce film !! Dommage il y avait du potentiel avec la cure et les vieux démons de Kym !
J'ai pas plus accroché que ca mais bon heu d'actrice d'Anne comme d'habitude on est jamais déçu de ces prestations :) bref un Film qui se regarde tout seul
Mais qu’est-il donc arrivé à Jonathan DEMME ? Certes, il a pu être franchement médiocre, comme avec le remake raté de Charade, qui n’est qu’une bien pâle décalcomanie du film de Stanley DONEN, mais il est aussi le réalisateur talentueux, et justement honoré d’oscars, de Philadelphia et surtout Le silence des agneaux. Loin de ces réussites indiscutables, Rachel se marie n’est qu’un bavardage fastidieux et creux, dans lequel la mièvrerie, la sottise, voire la pure débilité, tiennent lieu de scenario. Les acteurs sont à l’unisson, à l’exception de Anne HATHAWAY qui en fait cependant beaucoup trop, et la palme du parfait crétin revient assurément à Bill IRWIN, le père de cette touchante famille recomposée. On pourrait presque y voir une satire un peu pesante de la famille américaine. Tous les ingrédients : argent, train de vie, drogue, religion (ou religiosité ?) sont bien là et les seuls soucis ne viennent que des relations compliquées entre les uns et les autres. Mais ce n’est nullement le cas : DEMME se prend très au sérieux et on ne trouve ici aucune trace d’humour, c’est hélas à prendre au premier degré. On est donc malheureusement à des années-lumière de la causticité réjouissante de Robert ALTMAN (Un mariage) sur un sujet presqu’identique. A oublier au plus vite.
Il y a du FESTEN de Vinterberg dans ce drame familial de Jonathan Demme ... parce que ceux qu'on aime le plus sont aussi ceux qui nous font le plus souffrir et ceux à qui on n'hésite pas à dire les pires horreurs.