A partir d'une idée originale on en salivait presque d'avance. L'idée d'une famille qui vit presque recluse et en autarcie à côté d'un autoroute déserte promettait un film décalé. Des acteurs tous géniaux malgré le peu de fantaisie de Huppert. Mais la réalisatrice semble tombé en panne d'inspiration dès le première heure. Le film débute comme une comédie hors des sentiers battus pour terminer dans un pseudo-drame mal assumé. La fin nous laisse un goût amer comparé au début plus proche des Crusoë de l'autoroute. De belles scènes mais on reste sur notre faim.
Home est une formidable découverte d'abord d'une réalisatrice Ursula Meier, d'un sujet comment l'ouverture d'une autoroute détruit une famille. Vraiment allez y et vous verrez...
Une famille quelque peu marginale doit faire façe à l'ouverture de l'autoroute bordant leur propriété et dont le projet semblait abandonné, coupant ainsi la famille de son accès au monde... hum, dans quel monde on oblige des enfants à traverser une autoroute tous les matins pour rejoindre l'école ? Je me suis donc dis que c'était absurbe, ce qui est un genre d'ailleurs. j'ai donc poursuivi le film dans en ne pensant qu'à ce registre et j'ai cru à un moment tenir un bon film (lors de l'emmurement volontaire de la famille)et puis "patatra". Pourquoi,oui,POURQUOI ne pas être allé jusqu'au bout de l'idée, à savoir : "plutot crever que de se soumettre". En ce qui concerne la réalisaton... c'est filmé, point. L'interprétation tient la route même si Isabelle Hupert n'apporte rien de transcendant. L'absurbe c'est bien lorsqu'on cherche un résultat absurbe et non une sorte de poésie utopiste.
Pour ma part j'ai trouvé ce film vraiment poignant et j'aurais bien mis plus d'étoiles si la fin n'était pas ridicule. En effet, pour ceux qui l'ont déjà vu, la même sensation nous transperce à la fin: "c'est tout??". Fin qui n'est pas du tout à l'image de ce film qui se veut dramatique et un peu dérangeant. La deuxième partie qui est pour le moins étouffante (déconseillé aux claustrophobes), était pourtant très prometteuse d'une fin des plus intéressantes, ne serait-ce que pour donner une morale au film. Pour ce qui est des acteurs, le jeu est bien mais je ne suis pas convaincu par la crédibilité de tels personnages. Même si ça reste une fiction, les personnages et leur caractère sont plus qu'irréaliste et certains sous entendus tels que la raison pour laquelle la mère ne "peut pas" quitter la maison restent flous. C'est tout de même un film à voir.
Les premiers scènes du film nous présente une famille étant heureuse où tout devient rire ou jeu, le tout huilé par une maitresse de maison qui certes reste dans sa bull utopique avec sa fille ainée, impose de la discipline. Tout semble donc allez pour le mieux pour cette famille qui vit au bord d’une autoroute laissée a l’abandon dès sa construction. Mais bien entendu le grain de sable (dont on se doutait) qui va casser ce bonheur arrive bien vite et n’est autre que la mise en route du tronçon routier. E t c’est à partir de ce moment que le film prend tout son importance, car on découvre le changement de comportement d’une famille, des caractères différents qui apparaissent… La jeune réalisatrice signe, lorsque l’autoroute va ouvrir les plus beaux plans, comme par exemple l’arrivée des hommes en oranges venus réparés la route filmée en plan serrés, le tout chorégraphié donnant l’impression d’un ballet. De même que le passage des camions pour goudronner la route le tout sous le nez de la famille habillés en pyjama qui laisse passer les émotions suivantes : fascination, inquiétude… Mais une fois l’autoroute ouverte, le film qui s’orientait plus vers une comédie fantaisiste, se tourne vers une satire grinçante, on assiste à un dérèglement en effet, la famille doit s’adapter à cette nouvelle vie et doit donc changer la quotidien apportant des situations absurdes comme le lancer de gouter aux enfants qui se trouvent de l’autre côté de l’autoroute, pour ce qui est du dérèglement du comportement obsessionnels remplaçant celui du bonheur, les comportements individuels apparaissent, la bulle familiale explose au point de laisse partir l’ainée et de voir la maman (Isabelle Huppert superbe comme d’habitude) partir en « live ». En termes de réalisation, Ursula Meier signe ici un très beau film jouant joliment sur les couleurs aussi bien pour les scènes extérieurs que intérieurs, utilisant tout les éléments de décor qui sont a sa portée.... suite blog C’est magnifique
Le film est très intéressant, mais on s'attendait tout de même à un meilleur final. Néanmoins, comment sombrer dans la folie... Vivre à côté d'une autoroute, voire SUR l'autoroute ne laisse qu'un seul choix : Déménager !!!
Tout réside dans la bande-annonce. Ce qui est tristement vrai. C'est le genre de film que la réalisatrice a fait pour combler son propre bonheur. Les premières 30 minutes sont passables, mais par la suite le film devient brouillon et mauvais et parfois même énervant. Plus on avance plus le film sombre dans le néant. Une réalisation qui laisse vraiment à désirer. Des prestations pas mauvaises, mais les acteurs sont de moins en moins bon avec le temps qui défile. Tout de même c'était une idée vraiment intéressante, mais dommage que la réalisatrice n'a pas su en tirée plus profit. Durant tout le film, je n'attendais qu'une seule et unique chose «la fin». La seule chose qui m'a plus c'est le générique de fin. À éviter
D'abord intrigué par la situation de ce tet famille, je me suis vite laissé emporté par la spirale qu'aspire lentement cette famille où chacun a sa véritable importance, une façon d'appréhender le changement et la famille. Les acteurs (et actrices!) y sont formaibables.
Bien que plutôt lent, assez innatendu finalement.. il montre bien où la "folie" peut emmener. Si au début on sent bien à voir la belle vie de cette famille heureuse qui respire le bon air de campgne, on est à l'inverse très mal à l'aise à la fin où l'on voit cette famille détruite. Très très bon film très profond et bien joué.
Film magnifique. L'histoire est dure, mais tout est tellement juste et bien vu. On glisse doucement avec les personnages, du début à la fin tout est maîtrisé. On pourrait croire que c'est un conte, mais tout est fait pour coller à la réalité. A voir.
Plusieurs fois au cours du film, j'ai eu envie que cesse le cauchemar!C'est vraiment du bon cinéma, puisque les quelques images que j'avais vues me donnaient l'impression au contraire d'une comédie, tant les personnages ressemblent à des caricatures: Mère névrosée, fille impudique, petit garçon insouciant, fille raisonnable et raisonneuse, père de famille protecteur...On peut parler d'allégories! Mais au cours de cette fable absolument surréaliste, j'ai été plusieurs fois très étonnée de voir combien la réalisatrice a su donner à ce conte assez de réalisme pour qu'on y croie et assez d'invraisemblance pour que l'on garde les distances rassurantes dues au spectateur. Bravo et longue vie de cinéma à Ursula Meier!!!
Quels débuts dans la carrière pour cette jeune réalisatrice, Ursula Meier. La production est helvético -wallonne; sous ces auspices, on s’attend à un film bizarre…on n’est pas déçus. Une maison au milieu de champs à perte de vue. Entre la maison et le seul chemin, une autoroute qui n'a jamais été mise en service. Une famille épanouie, fusionnelle, les parents Michel, -Olivier Gourmet, juste comme toujours, Gourmet ça rime avec parfait, et Marthe, Isabelle Huppert, prodigieuse, et trois enfants, le petit garçon espiègle, la jeune ado mal dans sa peau et la grande qui passe ses journées en bains de soleil au bord de l’autoroute super pour faire des courses de rollers. Marthe, attentive aimante, tient la maison... L’autoroute est remise en service. La maison est coupée du monde. Ce sont les vacances, l'aînée continue à s'exhiber et Marthe à étendre ses lessives sous l'oeil des automobilistes. Il y a de plus en plus de camions, le bruit est incessant, plus personne ne peut dormir. La cadette est terrorisée par le CO2 et les "particules fines" qui colonisent leurs bronches. Et alors, on comprend ce qu'on aurait du déjà comprendre, mais non, -c'est la force du film: Marthe est folle à lier et elle a entraîné toute sa famille dans son délire. Elle ne peut vivre que là, dans cette tanière qui est son refuge et son domaine, la maison, les quelques mètres de jardin, et jamais elle n'en partira, et jamais ils n'en partiront, parce qu'elle est l'araignée mère et eux les petites mouches consentantes dans la toile. Une tentative désespérée de Michel pour les sortir échoue, les enfants font bloc autour de leur mère. Alors, il va acheter des parpaings et de la laine de verre, et mure entièrement la maison, portes et fenêtres. On est partis d'une histoire absurde, on arrive au noir absolu. On se croyait avec Poelvorde, on est chez Hanneke. Quel film! Mais doit-on le lire comme la description clinique d'une névrose familiale, ou comme la métaphore de la famille étouffante?
Je poste ma critique seulement maintenant car c'est grâce au festival Télérama que j'ai pu voir ce film et j'en suis très heureux. La réalisatrice a fait un film vraiment remarquable car sa plus grande qualité tient en cette réalisation vraiment incroyable, les plans sont superbes et franchement bluffants tout comme la direction d'acteurs et leur prestation à l'écran. Home est un film vraiment bien construit, il y a une progression dramatique dans ce film où les acteurs sont poussés à bout et le spectateur est aussi éprouvé. Un film intimiste très réussi.
C'est grâce au festival Télérama que j'ai pu réparer mon erreur et aller voir "Home". Le film est assez sidérant. Ça peut faire penser par certains cotés a du Haneke tellement le film est glauque (surtout dans la 2ème partie). On suit une famille composé de 5 membres et tombant petit a petit dans la folie. Il y a beaucoup d'humour malgré cette ambiance oppressante. Franchement lorsque Marion commence a faire un listing des maladies quand elle est dans la salle de bain avec son frère c'est hilarant et pourtant ça ne prête pas a rire. Les dialogues sont donc assez géniaux tout comme le scénario qui ne manque de rien. Même la photographie est réussie. Les acteurs sont exceptionnels et c'est assez sidérant de les voir sombrer dans la folie, on s'y croirait. Je suis super contente de l'avoir vu, et si je l'avais vu avant il serait incontestablement dans mon top 10 2008 car il n'y a rien a en redire mise a part que le recommande vivement a tous !