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Post-ado
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1,0
Publiée le 21 octobre 2008
Après la scène d'ouverture, on comprend immédiatement le caractère "cultissime" et "pas donné à tout le monde" de ce film. Dans ce contexte, une page du story board de "plus belle la vie" devient une trilogie de 6h (avec une director's cut de 9h). On cherche donc la touche avance rapide (en imaginant une touche "détection de changement de plan + avance rapide") ... et là j'avoue qu'en avance rapide (x2, puis x4, puis x8 avec saut arrière d'une minute une fois ou deux, si on rate un passage ou il se dit quelque chose) ... et bien on trouve encore le court métrage obtenu un peu long. 3 jours à Strasbourg, pour cet étudiant oisif, contemplatif et obsédé, c'est un bar, quelques rues piétonnes et bouchées et un autre bar et puis les femmes et une demi douzaine de personnages masculins récurrents et péjoratifs. On parle mieux de ce qu'on connait. C'est pour ça que le cinéma reflexif parle de scénaristes, d'écrivains, d'écoles d'art dramatique. A l'évidence, le cosmopolitisme "propre", le pittoresque "non-latin" et le tramway ont fait mouche. Je mets donc une étoile pour permettre à cette entreprise d'obtenir une nouvelle série de subventions espagnoles (abondées, comme il se doit par la ville et la région). Mais qui cherche donc à imposer son amour pour Laura à tout le monde (le caméraman ?). J'aimerais revoir cette oeuvre majeure (s'il en est) au cinéma VOX un après-midi de mai ... avec peut-être un sac de riz ?
Un des souvenirs que je garde de ce film ? Le fou-rire d'anthologie que j'ai piqué au bout de 10 minutes après le début du film, dans une salle pleine et silencieuse. Pourquoi? Parce que les 10 premières minutes sont filmées sur le même plan et il ne se passe ... strictement rien. Et il ne se passe pas beaucoup plus de chose dans le reste du film... J'avoue que je suis allée le voir en tant que Strasbourgeoise , et pour suivre le réalisateur dans sa ballade du centre ville. La ballade tient en fait plus de la télétransportation que du tourisme... le montage est complètement incohérent (les personnages passent d'une rue à l'autre... et en même temps d'un bout à l'autre de la ville). Tout comme la scène filmée dans le tram, où j'ai regardé le paysage qui défilait, en fait 4 fois le même en 15 minutes et pas toujours dans l'ordre :-/ dommage, surtout quand il nous est précisé que le réalisateur tire ce film de son expérience personnelle et qu'il connaissait donc la ville de Strasbourg... J'ai été déçue, surtout que labande-annonce m'avait bien donné envie !
film ennuyeux, maniéré, poussiéreux, "qui se la pète". Aucune réelle inventivité. Le comédien est insupportable à la limite du ridicule. Son jeu est tout simplement "vieux jeu"... on se demande si la réalisateur ne le filme pas "amoureusement" ...Film qui se veut une expérience esthétique dixit le dossier de presse??????? 2 scènes néanmoins sauvent le film : celle dans le bar, la nuit et la toute fin, hypnotique sans qu'on n'ait vu rien venir.
Je n'avais rien contre l'idée, j'étais plutôt curieux de voir comment le réalisateur allait pouvoir s'en sortir. La bande annonce était aguichante, bref allons voir le film. Laissons-nous aller, restons contemplatif devant ces plans longs de visages en pleines conversations, plongés dans leurs pensées. Bien...Et alors...Et alors rien. On commence à se lasser de ce beau rêveur contemplant ses belles strasbourgeoises, observant, penchant la tête et croquant les beaux visages dans son carnet. Oui, il faut bien l'avouer, on se focalise essentiellement sur les belles, le café du conservatoire en étant rempli. Après tout, pourquoi pas, il est jeune, beau également et n'a pas de raison de regarder le commun des mortels. Sauf que, lorsque cela arrive, tout ces braves gens font la gueule, boitent, picolent, s'ennuient. Cela tranche franchement avec ses belles jeunes femmes au sourire ultrabrite. Enfin, suivons-le quand même suivre une belle sortie tout droit de son passé et déambulons dans les rues. L'abordera-t'il ou non, telle est la question. Poursuite maladroite (il l'est, comme tout lunaire digne de ce nom), je la perd, ouf je la retrouve et enfin, oui, j'ose l'accoster et là je ne vous dit pas ce qu'il se passe, vous verrez par vous-même ou non. Toujours est-il que les 10 pauvres lignes de dialogues du films sont lamentables et jouées d'une façon qui l'est tout autant. J'hésitais jusqu'alors sur mon jugement malgré l'aspect par trop caricatural du film mais ça a été pour moi la goutte de trop. Nous replongerons ensuite dans la quête du passé à travers la ville pour n'aboutir à rien je vous rassure. Nous sommes en plein dans un film d'artiste qui se prend pour un artiste, avec tous les poncifs du genre. Je vous conseillerais donc plutôt de vous assoir à la terrasse d'un café, de prendre le temps d'observer, armé d'un carnet à dessin ou non, de déambuler dans les rues à votre rythme et de rêver, vous-même.
Des visages, des traits qui attirent notre attention, des silhouettes qui passent, une qui retient notre regard, comme celui du protagoniste. Je revois la scène du bar, où l'on suit différents visages, différentes conversations, avec un carnet de croquis et une bière... ce film a ensoleillé ma journée.