Bouzi Bouzouf n'aime que très moyennement « Cold Prey », un slasher qui nous vient de... Norvège ! Oui, la Norvège. Cela t'étonne, lecteur ? Tu croyais donc que seuls les Américains et les Français savaient faire des films ? Eh bien, non. Le souci est que ce « Cold Prey » (« Fritt Vilt » en VO (ne demandez pas à Bouzi Bouzouf comment prononcer ce titre car il n'en sait rien (les options langues qu'il a choisies au collège et au lycée étaient le bulgare, le vieil écossais et le babenzi (un dialecte pygmée)))), le souci, donc, est que ce film norvégien qui se passe en Norvège n'a pas grand-chose de norvégien puisque son style s'avère somme toute assez américain. Les codes et les situations du slasher tels que les ont conçus nos amis d'outre-Atlantique, sont repris et traités ici d'une manière trop mécanique, sans véritable patte scandinave (si vous voulez un film de genre avec une vraie touche scandinave qui vient transcender le matériau de base, allez mater « Morse » de Tomas Alfredson). Bref, dans « Cold Vilt » (ou « Fritt Prey », comme tu veux), pas de dépaysement ni de rafraîchissement, ce qui est plutôt un comble pour un film se déroulant dans les fins fonds enneigés de la Norvège. On retrouve notre habituelle bande de jeunes, certes un peu moins neuneus que leurs homologues yankees mais pas mal quand même puisque leurs faits et gestes se limitent à l'alcool, au sexe et aux jeux à la con, et leur conversation à leurs historiettes amoureuses sans intérêt (ah, y'a une nana qui sait lire, malgré tout). On est donc bien content quand ils commencent à mourir un par un sous les coups sympathiques d'un boogeyman lambda. Bouzi Bouzouf écrit « coups sympathiques » car le type est un mou du genou : il cogne comme Soeur Sourire et ne se montre pas très imaginatif dans ses meurtres. Il n'impressionne jamais, quoi, contrairement à un Jason Voorhees ou à un Michael Myers, véritables concentrés de violence qui, eux, dynamitent l'écran à chacune de leurs apparitions.