Malpertuis
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2026
Présenté en CO ( Cannes 1972 ), " Malpertuis" est l'adaptation par le cinéaste belge flamand Harry Kumel du livre éponyme de son compatriote Jean Ray.

Se présentant sous forme d'un film fantastique mais codé ( il s'agit de montrer le recyclage des mythes grecs et donc païens par le christianisme).

Pour Jean Ray la libération de l'individu se fait par la mise à distance de la religion.

Tous ces aspects sont dilués dans un scénario où l'on suit un jeune matelot qui tente de retrouver sa sœur et se retrouve, tel Alice qui poursuit un lapin dans " Alice au pays des merveilles", dans une maison aux couloirs labyrinthiques où il va faire la connaissance d'une suite de personnages étranges.

La difficulté pour le spectateur, consiste à passer de l'autre côté du miroir et comprendre la véritable intention du film.

Le casting international est de haute volée ( Orson Welles, Michel Bouquet, Susan Hampshire et Mathieu Carrère).

On retrouve aussi dans un second rôle Sylvie Vartan et on reconnait dans un plan rapide Johnny Hallyday lui-même ( il était venu accompagner Sylvie Vartan sur le tournage).

Aride malgré ses couleurs, " Malpertuis" est resté encore à ce jour l'opus le plus fameux du cinéaste ( avec " les lèvres rouges" interprété par Delphine Seyrig ).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 234 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2025
Une jeune marin (assez insupportable avec ses allures et sa blondeur d'éphèbe) tente de découvrir le mystère de Malpertuis, la maison de feu son oncle Cassave (Orson Welles, dans une participation anecdotique d'ogre misanthrope). Le testament de ce dernier contraint ses occupants, famille et domestiques, à y demeurer s'ils veulent hériter le magot.
Les comportements étranges et les secrets que semble recéler l'endroit détermine la nature fantastique du récit. Arpentant les couloirs de Malpertuis, Yann et le spectateur sont plongés dans une ambiance macabre et peut-être diabolique. Mais le réalisateur Harry Kummel a beau multiplier les phénomènes surnaturels, les rictus sibyllins des résidents et investir des lieux inquiétants, sa réalisation n'est pas assez inspirée et habile pour que cette débauche d'effets fantastiques n'apparaisse pas, finalement, très artificielle. Son ostentation maladroite, ses insuffisances dans l'interprétation et la faiblesse de la mise en scène tirent souvent le film vers la série Z. On peut le regretter au regard d'un dénouement assez surprenant qui, faisant appel à la mythologie, recouvre une réelle étrangeté. Cette conclusion est bien plus étonnante, en tout cas, que les incidents factices qui la précèdent.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Adaptation du roman éponyme de l’écrivain belge Jean Ray, Malpertuis est un film hors-norme, déjà de par son casting improbable dans lequel se croisent Orson Welles, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel, Sylvie Vartan et même Johnny Hallyday dans un rôle de figuration. Entre rêve et cauchemar, ce film marqué par le surréalisme à la Magritte nous plonge dans un univers fascinant, dans lequel chaque plan est une véritable trouvaille visuelle. Cette histoire d’héritage maudit nous embarque dans un mystérieux palace, aux couloirs labyrinthiques et aux frontières physiques et mentales peu claires, dans lequel des personnages douteux cachent d’incroyables secrets tout en se vouant une haine tenace. Réalisé par le peu prolifique Harry Kümel – célèbre pour ses fascinantes Lèvres rouges avec Delphine Seyrig, sorties à peu près à la même période – Malpertuis vaut clairement le détour, malgré une fin qui aurait peut-être mérité davantage de concision.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2024
Le film nous plonge avec succès dans un univers étrange, avec un héros au profil de dieu grec - ce n’est pas un hasard - une Sylvie Vartan assez convaincante, une bagarre magnifiquement filmée et des personnages « plus forts que l’éternité » (on comprendra par la suite). Mais après une première moitié plutôt réussie il montre bien vite ses limites et sombre dans l’inintérêt.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2022
J’ai lu ‘Malpertuis’ de Jean Ray il y a seulement un an ou deux, et j’ai été stupéfait de découvrir que la Belgique disposait d’écrivains aussi, j’ose le mot, ‘Lovecraftiens’. En fait, ce bouquin m’a fasciné, que ce soit par son style littéraire, son ambiance ou même son scénario. C’est un de ces livres qui ne prend pas la peine de se montrer trop explicite dans ses révélations, préférant laisser l’imagination du spectateur battre la campagne et s’imaginer tel élément décoratif, tel paysage décrit sous forme de métaphore mystérieuse ou telle entité indicible qu’un esprit sain peine à se représenter. Cette adaptation, malgré ses maladresses, son montage de toute évidence charcuté, et son côté Europudding avec des acteurs venus d’horizons différents et aux méthodes parfois diamétralement opposées (certains mutiques et tout en intériorité, d’autres bouffons et expansifs, quelques caméo de stars de l’époque, et Orson Welles grommelant sur son lit de mort) laisse une impression similaire, quelque chose dont l’intérêt se dissimule dans les détails, une atmosphère fiévreuse, un malaise imperceptible qui progresse crescendo, un trip “velours rouge et érotisme” moitié Hammer moitié giallo, baroque comme le cycle Poe de Roger Corman ou comme les oeuvres vampiriques de Jean Rollin du temps où ce dernier avait encore les moyens de ses ambitions. De ses origines belges, ‘Malpertuis’ reprend les brumes fantomatiques des Flandres et un certain esprit rabelaisien, respectivement lors de scènes mémorables comme cette filature dans un dédale de ruelles sinistres ou cette une fête orgiaque et paillarde dans une taverne à marins. Bon gré mal gré, malgré son script qui semble lacunaire et mutilé, malgré ses hésitations à s’inscrire clairement dans un genre bien défini qui lui coûteront son succès commercial, ‘Malpertuis’ parvient, non pas à recréer précisément l’atmosphère qui se dégageait de la prose de Jean Ray mais quelque chose qui lui est propre et qui, sur moi au moins, a fonctionné au-delà de toute espérance. Je ne suis pas certain qu’on puisse parfaitement comprendre ce qui se trame dans cette demeure sans avoir lu le livre, et l’explication finale survient si abruptement qu’elle ruinerait presque le soin que le film avait déployé préalablement pour que le spectateur puisse échafauder tant de possibilités et de théories, mais les figures grotesques qui peuplent Malpertuis sont de celles dont on se souviendra longtemps après avoir vu cette adaptation, dont j’aimerais réellement voir un jour un remake doté des moyens de ses ambitions mais dont je ne crois pas qu’elle soit réellement envisageable, l’époque ne s’y prêtant définitivement plus et les réalisateurs aussi visuels ne courant pas les rues.
DelaNuit
DelaNuit

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2020
Ils sont confinés entre les murs décrépits et labyrinthiques – ainsi que le triste parc – d’une maison maudite dont ils ne peuvent sortir : Malpertuis. Étranges, magnifiques ou disgracieux, rassemblés là par un patriarche agonisant à figure d’ogre (Orson Welles) qui les a ramenés de sa dernière expédition sur une île perdue… Il y a ceux qui jouent le rôle de famille ou de domestiques, ceux qui chuchotent au grenier… Parmi eux, Lampernisse (Jean-Pierre Cassel) attaché sous l’escalier, pleurant après la lumière, le malicieux oncle Charles (Michel Bouquet), le beau Mathias si mélancolique qui pince les fils de laine de sa boutique de couleurs comme les cordes d’une lyre, les trois sœurs tissant leur fil, la cousine Euryale (Susan Hampshire) aux cheveux torsadés et aux yeux toujours baissés… Qui sont-ils ? Que sont-ils ? Leur apparence humaine serait-elle un leurre ? Le jeune Yan (Mathieu Carrière), matelot au long cours, vient de débarquer au port. En suivant les pas de la chanteuse du Vénus Bar (Sylvie Vartan !), le voici revenu dans la maison maudite de ses aïeux. Sa présence pourrait-elle tout ébranler ? Révéler ? La vérité brille dans les yeux fatals d’Euryale… Mais les fruits de la connaissance sont amers quand se confondent le marbre et la chair. Quel surprise quand le grotesque assumé rime avec la poésie d'un autre temps… Avec Malpertuis, le génial réalisateur belge Harry Kümel (qui a aussi réincarné la comtesse vampire Báthory en Delphine Seyrig dans "Les lèvres rouges"), nourri de surréalisme, adapte le roman de Jean Ray, mariant gothique et mythologique pour des noces cultes ! On adore ou on déteste, on y trouve du sens ou non (peut-être en fonction des références que l'on a - ou que l'on imagine convenir - ou pas) mais voilà une œuvre originale qui ne plaira pas à tout le monde !
py314159
py314159

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2017
Adaptation du roman de Jean Ray (1943). Un marin se retrouve dans sa maison familiale à Malpertuis où tout le monde attend la mort de Cassavius, le riche maître du domaine. Ce film fantastique pour le moins étrange ne décolle jamais vraiment. L'esthétique du film est agréable mais l'ensemble reste assez ennuyeux.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2016
Quelle distribution ! Mais quelle déception ! Mathieu Carrère est énervant au possible, Orson Welles cabotine couché dans un grand lit. Michel Bouquet joue au clown de service et s'en sort assez bien, La très jolie Susan Hampshire est très décorative dans un triple rôle. L'histoire ? Quelle histoire ? C'est d'après Jean Ray, un auteur souvent embrouillée et peu captivant. Le réalisateur se lance dans artifices de mise en scène complètement gratuits mais tout cela se traîne lamentablement, ne passionne jamais, nous ennuie parfois et en plus on n'y comprend pas grand-chose.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2015
Un film très moderne et époustouflant par ses décors, sa mise en scène, sa réalisation. Nous nous perdons avec les acteurs ds le labyrinthe de cette maison terrifiante où la folie se confond avec la réalité.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 juillet 2014
S’ouvrant sur quelques mots de Victor Hugo, « Malpertuis », adaptation du roman de Jean Ray par Harry Kümel, nous fait suivre Yann, un jeune marin qui arrive mystérieusement à Malpertuis, sa demeure familiale. Il y vit son oncle Cassave, qui y meurt peu à peu et comme dernière volonté, ordonne à toute sa famille de rester dans la demeure.

Si par moment, Kümel arrive à créer une atmosphère mystérieuse, ambigu voire même légèrement angoissante et prenante, il peine, dans l’ensemble, à rendre son film passionnant et finalement, passé le début assez mystérieux, il devient vite ennuyant. L’histoire en elle-même est guère intéressante, surtout dans la deuxième partie où sont mélangés asile secret, dieu grec ou encore magie noire et, à l’image de la réalisation de Kümel, c’est plus souvent grotesque qu’autre chose (tout comme le final). D’ailleurs le grotesque se trouve aussi dans la « reconstitution » et les différents décors gothiques qui sont (très) mal exploités.

De plus, les acteurs ne sont pas vraiment convaincants, que ce soit les inconnus ou ceux qui ont déjà fait leur preuve comme Michel Bouquet et surtout Orson Welles dont le petit rôle le réduit à cabotiner de manière assez énervante. D’ailleurs on peut noter la courte apparition de Sylvie Vartan…

Bref, malgré un début intriguant où le réalisateur arrive à créer une atmosphère, très vite « Malpertuis » devient ennuyant et tombe même dans le grotesque, bien aidé par des acteurs et une écriture qui vont aussi dans ce sens. Dommage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2012
Excellent film ,tourné à Villers la Ville,Bruge et Gand.
TRES bonne adaptation de l'oeuvre de RAY
ACTEURS excellents dont SYLVIE VARTAN MAGNIFIQUE
La version MALPERTUIS OFFICIEL DUTCH version est de loin la meilleure
Fait partie de "ROYAL BELGIAN FILM ARCHIVES 2011".
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 décembre 2011
Une réalisation trop maniérée pour pouvoir s'intéresser à l'histoire.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2011
Malpertuis est le fruit d'une mise en scène sans nom et impressionante malheureusement un peu gâchée par une fin imcompréhensible... Cela dit, c'est une adaptation très originale de Jean Ray et très bien interprétée et l'on finit par regretter la mort du grand acteur théâtrale Mathieu Carrière, jeune et flamboyant dans ce film... A voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 octobre 2008
Je n'ai pas lu le roman mais il me semble que l'adptation méritait (qd ^m) d'être fil rouge évident de cette oeuvre noire et désepérante: esthétique (chacun ses goûts ) irréprochable et happy end inexistante! ouins!!tag Why?
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2012
Une belle adaptation d'un célèbre roman fantastique belge. Le réalisateur fait preuve d'une maîtrise formidable de toute une culture picturale. On reconnaît des réminiscences de la peinture surréaliste (De Chirico...), des natures mortes et des intérieurs bourgeois flamands, des décors du cinéma expressionniste, des masques d'Ensor... le tout parfaitement digéré et adapté à l’histoire. Mathieu Carrière a l'allure d'un éphèbe venu de la statuaire Renaissance ou d'un dessin de Cocteau, ce qui correspond plutôt bien à son personnage de jeune homme mené par les femmes. Par son esthétisme et la singularité de son scénario un film qui déborde le cinéma de genre d'horreur.
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