Malpertuis
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Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2015
Un film très moderne et époustouflant par ses décors, sa mise en scène, sa réalisation. Nous nous perdons avec les acteurs ds le labyrinthe de cette maison terrifiante où la folie se confond avec la réalité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"MALPERTUIS! Etrange demeure qui sue l'horreur des grands serpents qui l'habitent et l'effroi de ceux qui l'approchent...".
Malpertuis? Du livre de Jean Ray, sans doute l'un des plus importants de toute la littérature fantastique du 20ém siècle est devenu en 1973 un film fascinant.
Film maudit aussi qui a connu bien des tribulations avant de nous parvenir aujourd'hui dans une version passablement bancale et incomplète.
Fascinant bien que raté, peut-être, à plus d'un niveau, mais ces scories n'arrivent pas à gâcher le plaisir que l'on peut prendre à sa vision dés lors que l'on se laisse entraîner dans l'univers maleficieux du vieux pirates Gantois.
Dans les points faibles ont peut épingler une réalisation trop inégale qui fait alterner de vrai moments de bravoure avec d'autre d'une rare platitude; l'ajout d'un épilogue moderne particulièrement maladroit et absurde -mais la dernière image retrouve in-extremis le ton adéquat-; et le manque de finition des accessoires donne un coté involontairement burlesque a la révélation finale qui ne manquait pourtant pas de souffle hélas.
Mais si vous parvenez à passer outre ces défauts (parfois fort dérangeant il est vrai) il vous restera avant tout un fascinant scénario de Jean Ferry et une distribution hors-pair (avec mention spéciale pour Susan Hampshire dans un triple rôle particulièrement écrasant; mais aussi Michel Bouquet et bien sur l'Enôôôôrme Orson Welles)
Les décors sont absolument envoûtant (Malpertuis, la maison maudite, n'est jamais vu de l'extérieur par ex, nous n'en connaîtront jamais que ses couloirs sans fin et ses cages d'escaliers vertigineuses; et le choix des exterieurs: La ville de Gand, l'abbaye de Villers-La-Ville pour figurer les jardins de Malpertuis confère une magie a l'ensemble...) et arrive à trouver une traduction visuelle au monde de Jean Ray, un univers qui n'est pas sans rappeler Lovecraft dans certain de ses thèmes.
Bref, un film rare, parfois décevant, mais dont les charmes vénéneux deviennent plus évident a chaque nouvelle vision.

Un film culte? Définitivement, oui!
...Et l'image D'Orson Welles trônant dans ce gigantesque lit rouge écarlate, théâtre de son agonie; entouré de toute la petite "famille" de Malpertuis hantera longtemps j'espère vos nuits de cinephages.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Etrange film.
Cette deuxieme réalisation de Harry Kumel après l'excellent "les lèvres rouge" est à la hauteur du roman c'est à dire superbe, l'étrangeté des séquences les plus surréalistes, la très belle mise en scène et la galerie de grands acteurs tels Orson Welles (inatendu), Jean Pierre Cassel, Sylvie Vartan et l'excellente Susan Hampshire dans un triple rôle époustouflant en résumé un film fantastique culte et poétique.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2012
Une belle adaptation d'un célèbre roman fantastique belge. Le réalisateur fait preuve d'une maîtrise formidable de toute une culture picturale. On reconnaît des réminiscences de la peinture surréaliste (De Chirico...), des natures mortes et des intérieurs bourgeois flamands, des décors du cinéma expressionniste, des masques d'Ensor... le tout parfaitement digéré et adapté à l’histoire. Mathieu Carrière a l'allure d'un éphèbe venu de la statuaire Renaissance ou d'un dessin de Cocteau, ce qui correspond plutôt bien à son personnage de jeune homme mené par les femmes. Par son esthétisme et la singularité de son scénario un film qui déborde le cinéma de genre d'horreur.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 juillet 2014
S’ouvrant sur quelques mots de Victor Hugo, « Malpertuis », adaptation du roman de Jean Ray par Harry Kümel, nous fait suivre Yann, un jeune marin qui arrive mystérieusement à Malpertuis, sa demeure familiale. Il y vit son oncle Cassave, qui y meurt peu à peu et comme dernière volonté, ordonne à toute sa famille de rester dans la demeure.

Si par moment, Kümel arrive à créer une atmosphère mystérieuse, ambigu voire même légèrement angoissante et prenante, il peine, dans l’ensemble, à rendre son film passionnant et finalement, passé le début assez mystérieux, il devient vite ennuyant. L’histoire en elle-même est guère intéressante, surtout dans la deuxième partie où sont mélangés asile secret, dieu grec ou encore magie noire et, à l’image de la réalisation de Kümel, c’est plus souvent grotesque qu’autre chose (tout comme le final). D’ailleurs le grotesque se trouve aussi dans la « reconstitution » et les différents décors gothiques qui sont (très) mal exploités.

De plus, les acteurs ne sont pas vraiment convaincants, que ce soit les inconnus ou ceux qui ont déjà fait leur preuve comme Michel Bouquet et surtout Orson Welles dont le petit rôle le réduit à cabotiner de manière assez énervante. D’ailleurs on peut noter la courte apparition de Sylvie Vartan…

Bref, malgré un début intriguant où le réalisateur arrive à créer une atmosphère, très vite « Malpertuis » devient ennuyant et tombe même dans le grotesque, bien aidé par des acteurs et une écriture qui vont aussi dans ce sens. Dommage.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2016
Quelle distribution ! Mais quelle déception ! Mathieu Carrère est énervant au possible, Orson Welles cabotine couché dans un grand lit. Michel Bouquet joue au clown de service et s'en sort assez bien, La très jolie Susan Hampshire est très décorative dans un triple rôle. L'histoire ? Quelle histoire ? C'est d'après Jean Ray, un auteur souvent embrouillée et peu captivant. Le réalisateur se lance dans artifices de mise en scène complètement gratuits mais tout cela se traîne lamentablement, ne passionne jamais, nous ennuie parfois et en plus on n'y comprend pas grand-chose.
David R
David R

50 abonnés 271 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2010
Trois étoiles pour l'atmosphère particulière de la maison !!! Et pour Orson Welles dans son immense lit. On ressort de ce film avec un malaise indicible. A voir.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2011
Malpertuis est le fruit d'une mise en scène sans nom et impressionante malheureusement un peu gâchée par une fin imcompréhensible... Cela dit, c'est une adaptation très originale de Jean Ray et très bien interprétée et l'on finit par regretter la mort du grand acteur théâtrale Mathieu Carrière, jeune et flamboyant dans ce film... A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2008
Très très bon film, qui procure un bonheur visuel touts azimuts
Il manque pas beaucoup pour que ce soit un chef d'oeuvre.
La maison est extraordinaire,(l'escalier circilaire sans noyau!!!!) l'ambiance des rues de Gand est inoubliable; les couleurs, le caractère des bourgeois flamands (on entendrait presque Brel en arrière fond), et surtout le triple rôle de Susan Hampshire....
Sublime. (peut être son meilleur film)
Michel Bouquet est excellent, Orson Welles fait du Orson Welles, Cassel est magnétique, et même Mathieu Carrière jouant le nouveau maître de Malpertuis candide et passif à souhait(contrairement à la meute sauvage qui l'entoure) assure bien son rôle.

On peut regretter tout de même cette fin qui, même surprenante et inattendue ne tient pas vraiement le pavé, et ... la version française...
Pour Michel Bouquet, ça marche, mais pour Orson Welles ça passe un peu moins...
D'ailleurs je n'arrive toujours pas à comprendre si la version originale est en anglais ou en français...?
Mystère.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2022
J’ai lu ‘Malpertuis’ de Jean Ray il y a seulement un an ou deux, et j’ai été stupéfait de découvrir que la Belgique disposait d’écrivains aussi, j’ose le mot, ‘Lovecraftiens’. En fait, ce bouquin m’a fasciné, que ce soit par son style littéraire, son ambiance ou même son scénario. C’est un de ces livres qui ne prend pas la peine de se montrer trop explicite dans ses révélations, préférant laisser l’imagination du spectateur battre la campagne et s’imaginer tel élément décoratif, tel paysage décrit sous forme de métaphore mystérieuse ou telle entité indicible qu’un esprit sain peine à se représenter. Cette adaptation, malgré ses maladresses, son montage de toute évidence charcuté, et son côté Europudding avec des acteurs venus d’horizons différents et aux méthodes parfois diamétralement opposées (certains mutiques et tout en intériorité, d’autres bouffons et expansifs, quelques caméo de stars de l’époque, et Orson Welles grommelant sur son lit de mort) laisse une impression similaire, quelque chose dont l’intérêt se dissimule dans les détails, une atmosphère fiévreuse, un malaise imperceptible qui progresse crescendo, un trip “velours rouge et érotisme” moitié Hammer moitié giallo, baroque comme le cycle Poe de Roger Corman ou comme les oeuvres vampiriques de Jean Rollin du temps où ce dernier avait encore les moyens de ses ambitions. De ses origines belges, ‘Malpertuis’ reprend les brumes fantomatiques des Flandres et un certain esprit rabelaisien, respectivement lors de scènes mémorables comme cette filature dans un dédale de ruelles sinistres ou cette une fête orgiaque et paillarde dans une taverne à marins. Bon gré mal gré, malgré son script qui semble lacunaire et mutilé, malgré ses hésitations à s’inscrire clairement dans un genre bien défini qui lui coûteront son succès commercial, ‘Malpertuis’ parvient, non pas à recréer précisément l’atmosphère qui se dégageait de la prose de Jean Ray mais quelque chose qui lui est propre et qui, sur moi au moins, a fonctionné au-delà de toute espérance. Je ne suis pas certain qu’on puisse parfaitement comprendre ce qui se trame dans cette demeure sans avoir lu le livre, et l’explication finale survient si abruptement qu’elle ruinerait presque le soin que le film avait déployé préalablement pour que le spectateur puisse échafauder tant de possibilités et de théories, mais les figures grotesques qui peuplent Malpertuis sont de celles dont on se souviendra longtemps après avoir vu cette adaptation, dont j’aimerais réellement voir un jour un remake doté des moyens de ses ambitions mais dont je ne crois pas qu’elle soit réellement envisageable, l’époque ne s’y prêtant définitivement plus et les réalisateurs aussi visuels ne courant pas les rues.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2012
Excellent film ,tourné à Villers la Ville,Bruge et Gand.
TRES bonne adaptation de l'oeuvre de RAY
ACTEURS excellents dont SYLVIE VARTAN MAGNIFIQUE
La version MALPERTUIS OFFICIEL DUTCH version est de loin la meilleure
Fait partie de "ROYAL BELGIAN FILM ARCHIVES 2011".
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2026
Présenté en CO ( Cannes 1972 ), " Malpertuis" est l'adaptation par le cinéaste belge flamand Harry Kumel du livre éponyme de son compatriote Jean Ray.

Se présentant sous forme d'un film fantastique mais codé ( il s'agit de montrer le recyclage des mythes grecs et donc païens par le christianisme).

Pour Jean Ray la libération de l'individu se fait par la mise à distance de la religion.

Tous ces aspects sont dilués dans un scénario où l'on suit un jeune matelot qui tente de retrouver sa sœur et se retrouve, tel Alice qui poursuit un lapin dans " Alice au pays des merveilles", dans une maison aux couloirs labyrinthiques où il va faire la connaissance d'une suite de personnages étranges.

La difficulté pour le spectateur, consiste à passer de l'autre côté du miroir et comprendre la véritable intention du film.

Le casting international est de haute volée ( Orson Welles, Michel Bouquet, Susan Hampshire et Mathieu Carrère).

On retrouve aussi dans un second rôle Sylvie Vartan et on reconnait dans un plan rapide Johnny Hallyday lui-même ( il était venu accompagner Sylvie Vartan sur le tournage).

Aride malgré ses couleurs, " Malpertuis" est resté encore à ce jour l'opus le plus fameux du cinéaste ( avec " les lèvres rouges" interprété par Delphine Seyrig ).
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Adaptation du roman éponyme de l’écrivain belge Jean Ray, Malpertuis est un film hors-norme, déjà de par son casting improbable dans lequel se croisent Orson Welles, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel, Sylvie Vartan et même Johnny Hallyday dans un rôle de figuration. Entre rêve et cauchemar, ce film marqué par le surréalisme à la Magritte nous plonge dans un univers fascinant, dans lequel chaque plan est une véritable trouvaille visuelle. Cette histoire d’héritage maudit nous embarque dans un mystérieux palace, aux couloirs labyrinthiques et aux frontières physiques et mentales peu claires, dans lequel des personnages douteux cachent d’incroyables secrets tout en se vouant une haine tenace. Réalisé par le peu prolifique Harry Kümel – célèbre pour ses fascinantes Lèvres rouges avec Delphine Seyrig, sorties à peu près à la même période – Malpertuis vaut clairement le détour, malgré une fin qui aurait peut-être mérité davantage de concision.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2025
Une jeune marin (assez insupportable avec ses allures et sa blondeur d'éphèbe) tente de découvrir le mystère de Malpertuis, la maison de feu son oncle Cassave (Orson Welles, dans une participation anecdotique d'ogre misanthrope). Le testament de ce dernier contraint ses occupants, famille et domestiques, à y demeurer s'ils veulent hériter le magot.
Les comportements étranges et les secrets que semble recéler l'endroit détermine la nature fantastique du récit. Arpentant les couloirs de Malpertuis, Yann et le spectateur sont plongés dans une ambiance macabre et peut-être diabolique. Mais le réalisateur Harry Kummel a beau multiplier les phénomènes surnaturels, les rictus sibyllins des résidents et investir des lieux inquiétants, sa réalisation n'est pas assez inspirée et habile pour que cette débauche d'effets fantastiques n'apparaisse pas, finalement, très artificielle. Son ostentation maladroite, ses insuffisances dans l'interprétation et la faiblesse de la mise en scène tirent souvent le film vers la série Z. On peut le regretter au regard d'un dénouement assez surprenant qui, faisant appel à la mythologie, recouvre une réelle étrangeté. Cette conclusion est bien plus étonnante, en tout cas, que les incidents factices qui la précèdent.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 décembre 2011
Une réalisation trop maniérée pour pouvoir s'intéresser à l'histoire.
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