J. Gray pose la question du choix entre amour de coeur et amour de raison par l'intermédiaire du tourmenté J. Phoenix. une réflexion à l'intention intéressante mais qui manque toutefois d'intensité et de densité dans son traitement.
New-York. Dans une atmosphère crépusculaire proche de celle de La Nuit nous appartient, un trentenaire vivant encore chez ses parents se remet d'une séparation douloureuse. Comme il a de la chance, il a rapidement le choix entre deux femmes : la facilité ou l'inaccessible. Comme l'être humain aime se faire du mal, il va longtemps courir après la seconde. Ce sera la seule à qui il va avouer ses sentiments. Il sait qu'il ne pourra pas l'avoir et c'est peut-être ça qui va l'exciter. Elle ne lui tombe pas dans les bras. Elle est malade. Elle est amoureuse de son patron. C'est ça qui va l'obséder. Il est incapable de voir qu'il a une autre femme toute aussi belle près de lui. Elle l'adule. Peut-être qu'il n'y a pour lui aucun défi à la conquérir ? C'est sidérant de le voir se faire à ce point du mal pour une fille aussi instable. Et pourtant, il y va. Il est prêt à tout sacrifier. Quelque part, j'en viens à le comprendre. Sa relation avec Sandra, la fille de l'associé de son père, est artificielle. Ce sont les parents de Leonard, légèrement envahissants, qui ont arrangé leur rencontre. Il n'y a aucune surprise. Aucune aspérité chez elle. Elle est fan de La Mélodie du bonheur. Mais c'est une femme avec qui on peut se poser et, comme elle est toute gentille, elle ne donne pas envie qu'on la fasse souffrir. En retour, par sa douceur, elle pourra sûrement l'apaiser. Je le considère comme assez chanceux finalement.
C'est assez rare d'avoir une histoire romantique qui ne soit pas cousue de fil blanc. Ici les personnages sont physiquement beaux mais fragiles psychologiquement et tout peut arriver. Simple en apparence mais on est tenu en haleine.
Du grand James Gray au mieux de son talent. Un mélo dynamique dont l'histoire banale – un homme aime deux femmes, original non? – est transcendée par son style, son rythme et surtout son humanité, superbement exprimée par Joaquin Phœnix, un des meilleurs acteurs américains, et par Gwyneth Paltrow, émouvante de fragilité. Un film beau et sombre sur le cœur humain et aussi un juste regard sur la société juive de New York, aussi finement observée que par un Woody Allen.
Dans la première parti du film, j'ai eu honnetement peur de m'ennuyer. Les premiers dialogues etaient assez convenues, me laissait craindre le pire. La seconde partie du film, fut nettement plus intéressante et plus attrayante. Et au final, comme le personnage principal, on se sent tirailler dans le choix.
Leonard (Joaquin Phoenix) souffre de troubles bipolaires, il ne parvient pas à se remettre d’une rupture. Il fait la connaissance de deux jeunes femmes à la même période : Sandra (Vinessa Shaw), fille d’amis de ses parents, et Michelle (Gwyneth Paltrow), sa voisine, paumée, en couple avec un homme marié. Évidemment il est plus attiré par Michelle mais celle-ci n’est pas fiable, elle ne lui apporte aucune stabilité, contrairement à Sandra. L’histoire est assez prenante, même si un peu répétitive. Les personnages sont bien creusés et cohérents dans leurs actes. Les sentiments de Leonard sont bien retranscrits (le fait qu’il soit partagé entre ces deux femmes que tout oppose). Il y a quelques facilités pour s’arranger avec le scénario mais cela ne m’a pas gênée.
On ne présente plus James Gray. Après Little Odessa, The Yards et La Nuit nous appartient, son 4ème film semble un peu moins sombre, et surtout moins policier et noir que les deux derniers car il nous parle d'amour. C'est l'amour que cherche Leonard (J. Phoenix) un trentenaire mal dans sa peau, notamment après une rupture difficile et qui a du revenir chez ses parents. Il n'est plus à une tentative de suicide près et le film commence par ça. Sa vie n'est pas forcément joyeuse car même son job, dans le pressing de son père ne l'épanouit pas. Mais sa vie va changer car il va rencontrer deux femmes qui vont le bouleverser. La femme fatale (G. Paltrow) d'un côté dont il semble fou amoureux et une autre belle femme (V. Shaw) qui pourrait faire l'épouse parfaite. Il est pris entre deux feux et se décide à la fin de changer de vie. C'est un beau film sur l'amour, la famille, dont on ne peut pas se séparer finalement, les traditions aussi qui nous conditionnent.
Two Lovers - un film simple et assez adolescent ! Choisir entre l'amour et l'incertitude ou le placement paisible avec vie toute tracée ! Et si le choix n'était pas permis ? La raison il faut se la faire ou elle tombera telle une claque ! Ici, c'est bien un homme ! Les femmes choisissent pour lui ! De mon côté, cet homme ne me ferait pas craquer en vivant si "renfermé" ! J'ai suivi le film avec intérêt mais je m'attendais à cette fin...mais j'aime bien. 3,5/5
Le réalisateur James Gray change quelque peu d’univers avec ce drame sentimental tourné à la manière d’un film noir empreint d’une mélancolie profonde et d’une noirceur certaine. Le récit tourne autour d’un classique triangle amoureux mais chez le cinéaste, cela prend une épaisseur et une densité insoupçonnée marqué une fois de plus par la prestance d’une distribution de qualité.
Deux amours, une relation passionnelle et l'autre un peu plus rationnelle, scénario bien écrit, très bonne interprétation des acteurs, parfois les jeux de regard suffisent à comprendre leurs intentions, dommage il y a quand même quelques longueurs
Je n'ai pas accroché à l'ambiance très sombre et mélancolique du film. Le personnage principal m'a paru être une loque hypocrite. Les personnages ne sont pas très malins et l'histoire très moyenne. Les trois personnages sont baladés les uns par les autres. Ce n'est vraiment pas agréable à regarder. Pas ennuyeux, mais à la limite de la déprime.
Un trentenaire célibataire, solitaire, et dépressif vit chez ses parents, qui lui présentent une jeune femme intéressée par lui, et qu'il apprécie. Sauf qu'il rencontre au même moment sa nouvelle voisine, femme exubérante en liaison avec un homme marié, et dont il tombe fou amoureux. Sur le papier, "Two Lovers" tient du drame bas-de-gamme, comme le cinéma français en produit tout un tas chaque année. C'est sans compter le traitement de James Gray, dont la mise en scène est très soignée. Outre la qualité de l'image, on apprécie l'ambiance hivernale qui s'accorde avec le renferment du personnage principal. Celui-ci est interprété par un Joaquin Phoenix poignant en homme écrasé par ses parents bienveillants, et n'affichant pas ses sentiments au grand jour. Face à lui, deux actrices de talents, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw, qui, bien que diamétralement opposées, évitent la caricature. Ainsi, "Two Lovers" montre que Gray n'est pas seulement à l'aise dans le polar.
" Two Lovers " : une réalisation de James Gray qui nous livre une comédie dramatique riche en émotions, une belle photographie, une mise en scène soignée et un casting brillant. Si Gwyneth Paltrow se montre très juste dans un rôle pourtant délicat, l'excellent Joaquin Phoenix se révèle lui aussi tout a fait convaincant dans un joli personnage à multiples facettes. le scénario romantique a priori classique d'un trio amoureux, nous offre en fait le drame sentimental et très fort d'un duo de personnages torturés par leur passé.