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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2012
Joaquin Phoenix est décidément très haut placé dans la hiérarchie des acteurs américains. Ce succès cinématographique repose largement sur ses épaules : il a un vrai don pour les personnages névrosés, instables, au bord de la rupture. Et James Gray sait comment filmer la performance de son acteur fétiche: il accompagne cette histoire avec des plans simples et soignés et une photo très travaillée. Un très beau film !
Au sortir de la salle, impossible de ne pas repenser aux déclarations récentes de Joaquin Phoenix dans lesquelles il fait part de son désir d’en finir avec sa carrière d’acteur. En effet, avec Two lovers, le comédien n’a de cesse de nous confirmer l’étendue de son immense talent si bien que ses propos nous apparaissent comme un incroyable non-sens. Plus intimiste que ronflant, le scénario de James Gray lui offre une composition de choix dans la peau d’un homme-enfant aussi mystérieux que torturé. Mais, de manière plus générale, c’est l’ensemble des personnages présents dans ce drame qui séduit car cultivant chacun une ambivalence à la fois bienvenue et réaliste. Le chemin tortueux de la romance n’en est ainsi que plus intéressant à suivre, qui plus est lorsque la mise en scène lui donne ce goût si délicieusement intemporel. Malgré un dénouement un poil attendu, on vivre, on souffre, on aime et on en redemande. Quand, en plus, on lui offre une ou deux scènes d’amour avec Gwyneth Paltrow, on ne comprend pas pourquoi l’ami Joaquin en viendrait à bouder le monde du 7e art.
Joachim Phoenix comme à son habitude remplit parfaitement son rôle, d’ailleurs le film est bien interprété. Les personnages sont intéressants bien que manquant un peu de profondeur, notamment celui de Gwyneth Paltrow totalement physique, l’ambiance est excellente. Non, le problème vient du scénario, usé jusqu’à la corde et très prévisible, résultat c’est très bien fait, mais ça reste un film gentillet, sans plus.
Touchant, bouleversant, d'une teneur réaliste du début à la fin. Le rôle de Joaquin Phoenix est lassant, mais on s'habitue à cet homme simplet au grand coeur, et loin d'être bêt-a-. Gwyneth Paltrow est excellente, et belle, en fille paumée. Belle comme le film. Finalement, il approche la perfection dans le genre, mais manque à mon goût seulement d'un peu de rythme et de profondeur parfois (notamment dans la connaissance des personnages, et dans l'intensité du triangle amoureux). Presque parfait, donc.
Je n'ai pas pour habitude de critiquer mes compagnons de allociné car chacun est assurément libre d'avoir son avis propre mais pour ce film absolument parfait, je tiens simplement à dire une chose utile de ma position de grand-père.C'est vraiment dommage que les jeunes n'ayant mis aucune étoile n'aient pas vu dans une film une formidable leçon de vie.Pourtant les 3 héros sont loin d'être des croulants comme moi et leur age se situe entre 25 et 40 ans.Cela arrive vite.Le cinéma ce n'est pas que "the yards" ou "la nuit nous appartient"pas plus que "little odessa".Il faut se renseigner sur le sujet avant d'entrer dans la salle et justement "allociné" est là pour cela.Dommage,oui vraiment dommage, car un jeune de 18 ans qui pige ce film et en tire des leçons a tout a y gagner ,et se retrouvera leader quelque part quand il atteindra l'age de Joakim Phoenix dans le film.Il ne s'agit pas ici d'un vieux Carné ou d'un archi vieux Duvivier (pardons mes chers amis disparus que j'aime)mais d'un film hyper moderne ou les téléphones portables et les drogues ont toutes leurs places y compris les maladies chroniques que l'on sait aujourd'hui soigner.Ce film est de 2008,faut-il le répéter.Je crois que ce cinéma là se prépare et que les critères d'appréciations manquent à beaucoup.Il n'y a pas d'excuses cependant ,car sur notre forum des dizaines de très jeunes gens ont acquis la culture nécessaire au jugement et surtout aux profits qu'il faut en tirer.Je ne m'étendrai pas sur ce film,à voir absolument...Un peu de patience au début si vous manquez de culture juive,c'est aussi le moment de l'approcher;Ensuite ,quand à la fin ,vous sentirez l'échange des regards entre la mère et le fils vous serez submergés par l'émotion de l'amour,du vrai celui là,celui qui donne tout et non celui qui prend.
Un très bon film, simple et terriblement efficace à la fois. Une mise en situation où certains se retrouveront dans ce choix cornélien, à savoir la passion ou la raison, et là se situe tout le problème de ce film dans lequel on y trouve un Joaquin Phoenix éblouissant et bouleversant. Sans être un adepte du genre, on accroche et on ne reste pas insensible.
TWO LOVERS de James Gray Et si on remettait le mélo à la mode ? Voilà ce que se demande un James Gray inspiré qui, pour changer, nous propose autre chose que des familles flics ou mafieuses. Librement (très librement) adapté des Nuits Blanches de Dostoïevsky, autre boute-en-train irrépressible, on reste tout de même en terrain connu. Tous les héros de Gray se doivent de vivre dans un rayon de moins de cent mètres de la station Brighton Beach, le quartier des émigrés russes et ukrainiens de Brooklyn, ils doivent vivre enfermés dans un carcan familial étouffant, dans des appartements sinueux dont on ne voit jamais le plafond, doivent aller danser dans des boîtes rétro à la Scarface au moins une fois par film, enfin, ils doivent se trouver à un moment de leur vie où leurs errances sentimentales morales ou spirituelles sont prêts à les faire exploser dans un déluge de cris et de violence, un peu comme lorsqu'on tente de communiquer avec Seb A alors qu'il regarde Evil Dead 2 et que toute question est perçue comme une monumentale attaque pouvant déchaîner la foudre des dieux.
Passé ces considérations thématiques voyons en quoi ce nouveau (grand) cru change de direction par rapport à la première trilogie se déroulant à Little Odessa. On l'a dit et redit, ici point de mafia, de trafic de drogues, de flics ripoux, on va parler d'amour. Néanmoins si on ajoute Dostoïevsky à l'équation James Gray, il est fort peu probable qu'il en résulte la nouvelle comédie romantique du mois. Et c'est tant mieux. Les personnages ne se sentent pas obligés d'empiler clichés et calembours pour masquer leur embarras face à leurs sentiments. Et la magnifique musique de Wojciech Kilar (n'essayez pas de le prononcer certains ne s'en sont pas relevé) peut naviguer vers d'autres mers que celles du Top 30 des "campus radios" américaines.
On avait senti un gros effort sur l'esthétique de We Own The Night, ici on sent une maîtrise qui fait plaisir aux mirettes. La première séquence notamment
Le jeu de Joaquin Phoenix est excellent et G paltrow le lui rend très bien. Drame passionnel intimiste (oui, les américains peuvent en faire, incroyable)Two lovers analyse finement les relations d'une situation banale qui prouve que, même dans les scènes du quotidien, il y a beaucoup à dire et à comprendre. Une très bonne surprise.
petit film gentillet sans plus. joaquin phoenix est bon comme d'habitude et la fin du film met un peu de piquant à un sujet souvent traité. rien d'inoubliable en somme.
pouaaaaa quelle daube ! ! ! vraiment nul sans aucun interet c lennnnnt, et se pauvre type il est un peu mou du tuyau . . . evité de perdre du temps avec ce truc
Au bout d'une demi heure on se dit que quelque chose va arriver puis au bout d'une heure on se fait une raison. Le générique de fin arrive et je suis content de ne pas être allé le voir au ciné. Fin prévisible et film ennuyeux mais une étoile pour les acteurs et la fin immorale.
Je ne suis pas fan du genre, mais je me suis laissé tenter par les nombreuses bonnes critiques qu'a reçu le film. Et effectivement, c'est un très bon film.
La prestation de Joaquin Phoenix est tout simplement époustouflante. Rien que pour ca, le film mérite d'être vu.
Bien sûr le reste du film est bon, j'ai apprécié la mise en scène, simple et assez attrayante pour ne pas se lasser. C'est juste une histoire d'un moment de la vie d'un homme (c'est cela que je n'aime pas habituellement, c'est trop souvent mauvais), qui est parfaitement racontée.
La performance si profonde et si sincère de Joaquin Phoenix est époustouflante. Quel acteur, toujours des rôles complexes et bouleversants. Un mélodrame très bien mené, et très triste aussi.
Film émouvant et bien ficelé où la complexité des personnages et la nature des sentiments qui les lient rejaillit avec brio. C'est du grand cinéma. Je vois également dans cette oeuvre un message éminemment subversif: Léonard dont on souhaite le bonheur avec Michelle loin de New York en rupture avec les codes sociaux et familiaux mais conforme à sa personnalité sensible et rebelle, encaisse avec courage le revirement de son aimée pour annoncer aussitôt son amour à Sandra. L'homme dominant sa nature et ses sentiments l'ayant conduit auparavant à l'autodestruction se plie à un destin moins trépidant mais qui célèbre les valeurs de la famille, de la loyauté et de la dignité. Ce film est donc très anticonformiste aujourd'hui.