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LeBon
23 abonnés
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3,0
Publiée le 16 août 2022
Deux amours, une relation passionnelle et l'autre un peu plus rationnelle, scénario bien écrit, très bonne interprétation des acteurs, parfois les jeux de regard suffisent à comprendre leurs intentions, dommage il y a quand même quelques longueurs
Du grand James Gray au mieux de son talent. Un mélo dynamique dont l'histoire banale – un homme aime deux femmes, original non? – est transcendée par son style, son rythme et surtout son humanité, superbement exprimée par Joaquin Phœnix, un des meilleurs acteurs américains, et par Gwyneth Paltrow, émouvante de fragilité. Un film beau et sombre sur le cœur humain et aussi un juste regard sur la société juive de New York, aussi finement observée que par un Woody Allen.
"Two Lowers" James Gray 2008 inspiré du roman de Fiodor Dostoïveski "Les nuis blanches" Une histoire d'amourS dans un climat soutenu. L'attirance d'un homme vers les deux versions de lui-même, la jolie blonde fantasque (comme lui) et la brune infaillible qui détient la force qu'il aimerait avoir. L'une l'attire vers sa face tourmentée mais l'autre le retient vers la vie... Un film où tout se conjugue pour vous tenir en haleine et vous réconcilier avec les histoires d'amour. Et puis Joachin on l'adore, plus encore depuis sa géniale interprétation de "Joker"...
Encore un film de James Gray qui m'a plu et touché. Après trois thrillers sur le monde du crime, le cinéaste traite cette fois-ci d'un triangle amoureux entre des personnages torturés. Toujours très sombre, le récit est émouvant. Il offre une belle leçon sur les relations toxiques, avec un Joaquin Phoenix toujours excellent dans ce genre de rôle, chez un de ses réalisateur fétiche. James Gray propose donc un film simple, assez mineur et sans prétention. Il est pourtant très réussi et mérite d'être découvert.
Avec James Gray, on s'attend souvent à du très bon voire de l'excellent, et c'est le cas de "Two lovers". Ce film, à l'intrigue assez simple et au dénouement que le spectateur sent très vite inéluctable, est une petite merveille de détails. La photographie, le jeu des acteurs (notamment du très talentueux Joaquin Phoenix), la scène des balcons ... Et comme un symbole, ce manteau quasiment jamais enlevé par le personnage principal, signe de sa difficulté à entrer dans sa vie (ou sortir mener sa vie ... ?). Une fatalité mélancolique à expérimenter.
Un très bon film. Comme toujours Joaquin Phoenix fait preuve d'une grande performance d'acteur. L'histoire est dotée d'un réalisme sur le fait que les histoires d'amour sont souvent compliquées.
L'affiche du film laisse penser à un film assez superficiel à l'esthétique banale et surfaite... Mais le film lui-même est tout autre ! Il plonge dans la sensibilité des personnages avec beaucoup d'élégance. Il explore la psychologie et touche du doigt la psychose... Mais reste sur cette imperceptible limite qui génère une tension captivante. Le scénario est simple mais efficace. Tout est dans le jeu des acteurs, et l'ambiance... Un beau film. Émouvant.
Ce qui est assez fou avec "Two lovers", est l’intensité romanesque de l’amour filmé par Gray comme une maladie. Cette adaptation des nuits blanches (1848) de Dostoïveski permet à James Gray de magnifier son art du polar, dans une sorte de thriller sentimental.
C’est ici toute une variation sur l’idylle quasi fantasmée, face à l’acceptation d’une forme de résignation, et qui vient interroger jusqu’à la nature du sentiment amoureux, entre phénomène purement passionnel ou qui se construit patiemment, rationnellement. Aimer avec raison… C’est ce piège antinomique que dissèque le cinéaste, sans jamais être péremptoire, mais plutôt dépliée comme une anthropologie sentimentale.
L’universalité d’un tel questionnement est sublimée par l’interprétation d’un Joaquin Phoenix, troublant d’authenticité en looser magnifique, avec cette dichotomie des deux chemins incarnés par l’envoutante et ensorceleuse pathologique Gwyneth Paltrow, et la douce et tendrement amoureuse Vinessa Show.
Dans "Two Lovers", tout pourrait être prétexte à la comédie, mais tout se vit dans la tragédie. Au-delà de la beauté formelle de l’œuvre, tant Gray sait s’entourer techniquement pour enchanter sa mise en scène, la trajectoire paumée et hésitante, d’un homme à la croisée de son destin, se regarde avec beaucoup de plaisir, et pour ce qu’il est, à savoir un grand film de cinéma.
Être un homme n'est pas simple. Être un homme amoureux encore moins. Faire un bon film n'est pas simple. Faire un bon film avec un personnage principal dépressif et sans humour encore moins. Two lovers est lent et intéressant, deux sensibles un peu détruits et dépassés par leurs émotions sont en quête du bonheur dans ce monde si vaste. En fait le bonheur est à côté. Comme dans la vraie vie, mais ce n'est pas simple à accepter. En bonus, une bonne ambiance dans cette communauté juive, ça fait toujours plaisir une petite Bar Mitzvah et la femme qui travaille chez Pfizer.
Performance de référence de la part de Phoenix. James Gray poursuit un classique du drame/romance. références à Dostoïevski et Flaubert subtiles mais intéressantes
Au début, je n'ai pas été séduite par ce film. Joaquin Phénix est lourd, pataud, suicidaire. J'ai eu du mal à croire à la forte attirance qu'il exerce sur Sandra (excellente Vinessa Shaw). Sa mollesse est loin d'être séduisante. Son histoire d'amour avec Michelle (Gwyneth Paltrow vraiment convaincante) est à sens unique (un banal coup de foudre sans grand intérêt). Mais l'histoire est si bien racontée que petit à petit, on se laisse prendre au jeu même si la fin douce/amère ne fait aucun doute. Elle est parfaitement à l'image de Léonard. Le grand intérêt du film tient surtout à l'interprétation de Joaquin Phénix qui fait vivre à la perfection ce personnage si peu charismatique avec un très talent. Seul un très grand acteur peut oublier à ce point son ego ! Une mention spéciale pour Isabella Rossellini trop rare sur les écrans.
J'aime beaucoup James Gray habituellement, mais là je ne l'ai pas du tout suivi. Je ne suis sans doute pas un très bon public pour un film uniquement basé sur des relations sentimentales certes, mais là il semble que ça soit spécialement raté. On ne croit pas une seconde à ces histoires d'amour. Le gars complètement dépressif et asocial dont 2 superbes femmes tombent amoureuses en même temps, ça n'existe pas et donc rentrer dans le film est très difficile. Gwyneth Paltrow sur-joue en plus ce qui n'arrange rien. Bref, déception!
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0,5
Publiée le 9 octobre 2020
Two Lovers l'un des films les plus prétentieux et le plus mal écrit que j'ai vu récemment. Nous comprenons dès le début que le personnage de Phoenix est déprimé et tente de se suicider. Puis pendant toute la durée du film il essaie d'agir normalement essayant de choisir entre une brune chaude qu'il n'aime pas (mais ça ne le dérange pas de la frapper) et une blonde chaude en fait il doit être est fou. On ne sait jamais quelles sont les raisons de son état et on ne sait rien d'intéressant sur lui ou ses deux amants. Pour le film qui essaie d'être un drame psychologique sérieux il est assez superficiel et souscrit. Et les allusions à Dostoïevski qui sont lâchées par le réalisateur James Gray a plusieurs reprises ici au Conseil d'administration ne sont qu'une tentative d'apporter du poids et du bagage culturel à un scénario autrement mauvais et vaporeux...