Certainement le film de James Gray dont l'histoire m'a le moins touché sur le moment mais qui avec le recul m'a beaucoup fait réfléchir et marquer. Encore une mise en scène brillante de la part de ce réalisateur avec notamment quelques plans superbes. Joaquin Phoenix toujours aussi bon dans son registre habituel même si son jeu ici me paraît moins dérangé, plus intérieur, Isabella Rossellini est impressionnante de présence et j'aime bien Moni Moshonov dans le rôle du père. Un beau récit qui, sous de faux airs de banalité, s'avère être un petit bijou.
Un film banal sur une histoire d'amour entre un choix cornélien, entre la passion et la raison. Certes Joaquin Phoenix joue (surjoue?) bien et se montre crédible dans son rôle d'adulescent trentenaire et bipolaire, qui vit toujours chez ses parents. Certes Gwyneth Paltrow est belle et touchante en femme amoureuse d'un homme marié, et qui a besoin d'être rassurée. Mais ça ne fait pas tout, les dialogues sont pauvres et dignes de banales séries télévisées. Les émotions ne sont pas au rendez-vous, et malgré les critiques positives, ce film est largement sur-côté.
Pour son quatrième long-métrage, James Gray s'éloigne de l'univers du gangstérisme, garde une troisième fois Joaquin Phoenix et s'illustre lumineusement dans cette romance noire et à fleur de peau en nous plongeant toujours aussi bien dans les arcanes de New York. "Two lovers", c'est l'histoire d'un trentenaire rongé par la raison (épouser la fille du racheteur de l'entreprise familiale) et son instinct (partir et fonder un foyer avec une voisine de pallier)... . Les personnages sont aussi bien esquissés que dans "The yards". Et justement, le scénario, bien que limpide, reste à hauteur de nos yeux sans prendre la consistance de ce deuxième volet sur la Famille. Mauvais point Gray. Il y a aussi la part de la musique qui ici ne vole pas haut. Elle ne nous ébranle pas, reste sur son piédestal sans jamais gagner en intensité. Vraiment dommage pour l'équipe Kilar-Sano qui avait mitonné du très bon sur "La nuit nous appartient". Pour se rattraper, maître Gray nous impose Joaquin Phoenix dans le rôle du trentenaire habitant encore chez ses parents. Encore une fois, c'est une partition plus que parfaite et Joaquin fait le liant entre les deux femmes qu'il aime de manière si élégante et charnelle qu'il rend la noirceur de Gray au diapason. Surprenant, élégant, classe, énigmatique, Phoenix écrase ses partenaires pour capter l'essence que le peintre new-yorkais décrit, son histoire (la sienne et celle de Phoenix, énigmatiques toutes les deux). Au diapason, Joaquin explore toutes les facettes de son talent et prouve, de par un charisme évident, qu'il apparaît ici comme une gueule du cinéma contemporain. Avec "Two lovers", Gray termine le travail entamé avec Joaquin depuis "The yards". En cela, je peux dire que l'acteur de "8MM" est l'équivalent de Roth sur "Little Odessa" de par ses trois collaborations complètes avec le metteur en scène. Ici, je comparerai volontiers le Commodus de "Gladiator" avec Stamp de "Théorème" ou avec Delon de "La piscine". Rien que ça !! A ses côtés, on retrouve Gwyneth Paltrow (en 1999, elle est auréolé de l'Oscar de la meilleure actrice pour "Shakespeare in love", 3 ans après "Seven") dans le rôle de la voisine blessée par la vie. Comme à l'accoutumée, elle nous sert une composition qui sonne énormément juste. Et l'on ne peut qu'adorer (!), surtout avec le duo qu'elle forme avec l'immense Phoenix. Avec aussi la très belle Vinessa Shaw (c'est elle qui charme Tom Cruise dans "Eyes wide shut" !), campant la fille à papa, qui tente de se faire une place dans ce trio (Phoenix-Paltrow-Shaw). Je ne nommerai qu'un autre membre du casting : Isabella Rossellini ("Blue velvet", "Nos funérailles", "Poulet aux prunes"...). La fille de Roberto et d'Ingrid Bergman, qui joue la mère de Joaquin Phoenix dans le film, reste d'une onctueuse délicatesse dans toutes les apparitions qu'elle réalise. Elle incarne ainsi le second couteau par excellence de "Two lovers". Classe !, Isabella. Pour parler esthétique, c'est toujours du très bon : l'équipe de "La nuit nous a appartient" est au complet (Clancy, Baca-Asay, Axelrad). L'atmosphère rendue (des lumières, du montage...) en est d'autant plus poisseuse. Douglas Aibel, directeur de casting, revient faire un tour dans l'univers sombre de Gray depuis leur rencontre sur "Little Odessa". Quant à la mise en scène, on oscille entre polar (par le travail radiographique du peintre Gray) et drame humain (pour une interprétation réaliste de Joaquin Phoenix). On assiste finalement à une romance à laquelle James Gray appose sa patte. Et son talent : la classe européenne. Car on retrouve de la candeur (à la française : Delon). Du mystère (à la Hitchcock). De la fragilité (à la Pasolini). De la paranoïa (à la Fritz Lang). Du voyeurisme (à la Brian De Palma). Le tout, mélangé à la sauce Gray. Du grand art par un peintre hors norme : maître James Gray. Pourquoi j'ai moyennement aimé "Two lovers" ? Par ce rythme lent et languissant au possible. Et l'inactivité de Gray à nous faire franchement décoller de notre fauteuil. Oui, j'en ressors déçu, et ce malgré l'excellente qualité esthétique et technique du métrage. D'où ma note : 1 étoile sur 4. Spectateurs, n'en abusez... Pa(l)tro(w) ! PS : c'est grâce à "Two lovers", film sélectionné dans la liste des vingt trois à Cannes en 2008 (et qui ne reçu, pour changer, aucune récompense) que l'artiste Gray se fit connaître du public. La presse avait seulement pointé son nez en présence de "Little Odessa" en 1995. Piètre dédommagement !
James Gray realise un bon film avec 'Two Lovers', car si le film n'est pas adepte de defauts, il a le merite d'etre soigne au niveau de sa realisation,de ses couleurs... Ses acteurs sont excellents, la musique aussi. Le scenario est plutot classique mais en ressort plutot bien.
En bref, "Two Lovers" est un beau film d'amour sans cliches et au final,avouons-le, efficace..
En regardant l'affiche et le synopsis, on pourrait s'attendre à une banale comédie romantique... C'était sans compter sur le fait que le réalisateur est James Gray. Il impose d'ailleurs sa patte dans ce film, sa thématique préférée : les dilemmes moraux d'un personnage, et sa vision pessimiste de la vie. On a ici un film plutôt plaisant à suivre, le suspens résidant dans le fait qu'on ne sait pas quel sera le choix de Léonard (il ne le sait d'ailleurs pas lui-même) jusqu'à la fin qui est très osée (enfin je retrouve ce cran qu'avait le réalisateur de Little Odessa et que je n'ai pas vu dans La nuit nous appartient). Les acteurs sont bons, surtout le duo Joaquim Phoenix/Gwyneth Paltrow (Vanessa Shaw est assez en retrait), pour lesquels on a pas de mal à se prendre d'affection. La preuve qu'une romance ne doit pas forcément être mièvre à en crever (n'est-ce pas Stéphanie Meyers), en clair un très bon film.
Je n'ai pas accroché à l'ambiance très sombre et mélancolique du film. Le personnage principal m'a paru être une loque hypocrite. Les personnages ne sont pas très malins et l'histoire très moyenne. Les trois personnages sont baladés les uns par les autres. Ce n'est vraiment pas agréable à regarder. Pas ennuyeux, mais à la limite de la déprime.
Drame sentimental filmé et ecrit avec finesse, intelligence et justesse. Chaque acteur et chaque rôle à son importance et le réalisateur arrive à dégager la personnalité et le charisme de chacun. Au dessus surnagent Joaquim Phoenix et Gwyneth Paltrow époustouflants de talent, de vérité et de beauté. Un grand moment d’acteurs, un film sans véritable action ni effets spéciaux qui tient en haleine par la personnalité des personnages, la force des sentiments, dans une réalisation qui arrive à mêler harmonieusement réalisme et poésie. Un film d’une grane humanité, à l,image soignée, un petit chef d’oeuvre bouleversant.
James Gray diffuse une ambiance sulfureuse et inquiétante, à fois lourde et poétique, sécurisante et triste. "Two lovers" est une représentation parfaite de tous les états par lesquels l'être humain passe lorsqu'il est confronté à des sentiments amoureux. Les acteurs sont sublimes.
Quand on aime une personne, faut-il encore qu'elle nous aime en retour. Alors, quand en plus on a à faire un choix entre deux personnes... La caméra adopte le point de vue de Leonard, sentimental aux antécédents dépressifs en quête du vrai amour, en retranscrivant subtilement ses ressentis au fur et à mesure du temps qui avance et joue en sa défaveur. On aurait pu attendre de James Gray qu'il s'efface presque derrière sa mise en scène tant l'histoire est universelle et parle d'elle-même. Mais il arrive à la rendre encore plus passionnelle grâce à son talent, et tout en discrétion, parvient même à la sublimer sans cesse alors qu'on la croyait arrivée à un point de non-retour. Joaquin Phoenix est absolument incroyable dans le sens où son jeu parle à tout le monde. Comment ne pas chavirer devant "Two Lovers" ? Une des plus belles histoires d'amour qu'il m'ait été donné de voir au cinéma, ni plus ni moins. Un gros coup de cœur !
Un trentenaire célibataire, solitaire, et dépressif vit chez ses parents, qui lui présentent une jeune femme intéressée par lui, et qu'il apprécie. Sauf qu'il rencontre au même moment sa nouvelle voisine, femme exubérante en liaison avec un homme marié, et dont il tombe fou amoureux. Sur le papier, "Two Lovers" tient du drame bas-de-gamme, comme le cinéma français en produit tout un tas chaque année. C'est sans compter le traitement de James Gray, dont la mise en scène est très soignée. Outre la qualité de l'image, on apprécie l'ambiance hivernale qui s'accorde avec le renferment du personnage principal. Celui-ci est interprété par un Joaquin Phoenix poignant en homme écrasé par ses parents bienveillants, et n'affichant pas ses sentiments au grand jour. Face à lui, deux actrices de talents, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw, qui, bien que diamétralement opposées, évitent la caricature. Ainsi, "Two Lovers" montre que Gray n'est pas seulement à l'aise dans le polar.
Après une trilogie dans le genre polar dont je suis fan, James Grey s'essaye en 2008 dans le mélodrame avec "Two lovers" et j'ai été agréablement séduit par ce film !! Dés le début, on suit un jeune homme tenté par se suicider en sautant dans un canal d'eau et de remonter en surface, pourquoi a t'il fait ça? Allez voir le film (rire). Le jeune homme vit chez ses parents, travaille dans l'entreprise de son père. Il rencontre une femme brune charmante dont le père est ami avec ses parents et en même temps d'une voisine blonde dont ils sympathisent avec vue de leurs appartements en commun. Les choses vont aller plus loin dans les deux rencontres et on se demande comment cela va se finir. Beaucoup de bonnes choses dans ce long métrage, la réalisation de James Grey avec une belle lumière dont on avait déjà remarqué dans ses précédents films qui se confirme ici, elle accompagne l'histoire qui nous plonge dedans, une belle distribution de comédiens tels que Joaquin Phoenix en tète qui livre une interprétation a fleur de peau de façon touchante, Gwyneth Paltrow rayonnante perdu avec une liaison avec un homme marié et le personnage principal, Vinessa Shaw, Isabella Rossellini, Elias Koteas. Une belle histoire d'amour triangulaire que j'ai adoré, je le recommande vivement.
Ces questions de choix entre un mariage forcé et un amour venant du plus profond de soi-même, risquaient vraiment de donner naissance à un énième film niais. Mais on a le bon réalisateur.
Et force est de constater qu’à la manière de tout grand réalisateur, James Gray est à l’aise dans n’importe quel style. Si l’histoire aurait été d’une banalité affligeante dans d’autres mains et devant un autre objectif, il réussit à en tirer la fibre qui la rend passionnante et réussit à toucher en plein cœur. Sa vision de l’amour est originale, pour lui le bonheur ne passe pas sans épreuves difficiles, pour lui l’amour est cruel et n’est malheureusement pas souvent partagé.
Il en profite pour installer sa thématique récurrente de la famille, s’installant ici dans la communauté juive et ses mariages arrangés. Son héros est un rêveur, un de ces adultes enfants qui ne vivent que dans l’excès, excès de sentiments quand il s’agit d’amour. Un homme dont le désir de vivre avec sa maladie qui le rend différent est aussi puissant que celui de mourir, un homme qui aime sans limites et qui ne demande que de l’amour en retour.
Joaquin Phoenix incarne Léonard, cet écorché vif qui court après son idéal. Il livre sa meilleure (et à priori dernière…) prestation sur grand écran. Il est impressionnant de justesse et fait passer tout un panel d’émotions simplement par l’intensité de son regard, son personnage n’étant pas un grand parleur. Et quand il déclame des phrases aussi belles qu’un simple « je t’aime », on a l’impression de n’avoir jamais vu un acteur aussi sincère.
En bref, Two Lovers est sans doute un des plus beaux drames romantiques qu'il y ait été fait ces dernières années. Interprété par de grands acteurs, le film dispose d'une mise en scène et un cadrage tellement parfait qu'on n'y fait plus attention, et de dialogues réalistes et très juste. Une très belle réussite.
Du bon James Gray, qui propose une fois de plus, un sublime rôle à Joaquin Phoenix, on ne change pas une équipe qui gagne ! Toujours axé sur une âme perdue, et souffrante, de notre société, James Gray se plonge cette fois-ci dans une situation bien particulière, celle d'un jeune envahi par la solitude, se retrouvant confronté à des relations sentimentales du jour au lendemain. Le yoyo de l'espoir peut alors commencer son manège ! Le cinéaste manie comme personne ces ficelles émotionnelles si délicates, avant de nous les faire éclater en plein visage, par la vérité dont elles regorgent.
C'est bien simple, je n'ai jamais eu d'expérience cinématographique identique à celle que m'a procuré Two Lovers il y a quelques années, et depuis, je ne me lasse pas de le revoir. Grâce aux deux bonhommes que sont James Gray, qui signe ici le meilleur film de sa carrière et nous rappelle que l'on peut difficilement faire mieux que lui en matière de magnificence de scénarios simples, et Joaquin Phoenix, qui parvient à un tel niveau de jeu que ça en devient désarmant, ce film a atteint le grade incontesté de Chef-d’œuvre, nous rappelant que le cinéma moderne n'a pas dit son dernier mot. A partir d'une idée basique : choisir entre le cœur et la raison, l'ami James précédemment cité réinvente totalement le genre romantique en utilisant le drame de façon judicieuse et troublante d'honnêteté. Voilà, c'est brut, touchant et carrément hypnotique. Dur dur de regarder un navet après ça, c'est du très haut niveau. La vie sentimentale d'un gars ordinaire raconté par un grand maitre du film noir ça donne ça. A voir absolument!
Le film commence très bien avec Joaquin Phoenix qui joue le rôle d'un adulte un peu "hors société", très autodidacte, et je m'attendaikt à ce qu'il passe un peu de temps sur cegenre de personnage plutôt rare. Mais le film est vite tombé sous des clichés de films romantiques.. C'est bien dommage. N'empeche que le jeu de Joaquin est excellent, je ne le conseillerai pas vraiment malheuresement, à moins d'adorer Joaquin.