Je n’ai pas été transporté par ce Harvey Milk. Je ne connaissais absolument pas cet homme politique et j’ai donc découvert les huit dernières années de sa vie à travers ce biopic. Si l’engagement pour sa cause est tout à fait louable, je n’y ai cependant rien trouvé de palpitant. Biopic trop sage (trop lisse ?) qui m’a laissé de marbre et qui ne transmet presque pas d’émotion. J’ai également trouvé le jeu des acteurs assez quelconque. A voir plus pour le côté documentaire que pour l’œuvre cinématographique en elle-même.
Bien sur l'oscar. bien sur formidable acteur . Qui va bouder ce film programmé par toutes les majors pour etre un succès 8 au point qu'il apparait -contrairement a la chartre en tete du box office des les 9 premieres critiques ( minimum dix selon la chartre ) et que la seule critique deux etoiles a ete mysterieusement effacee depuis ...
Ce long-métrage de Gus Van Sant retrace le combat d’Harvey Milk, militant pour les droits civiques des homosexuels dans les années 1970 à San Francisco. En évitant de tomber dans le piège du message béat sur la tolérance, le réalisateur propose un drame profondément émouvant. L’alternance entre vie intime et parcours politique permet de mesurer les discriminations auxquelles a dû faire face cet homme ainsi que l’ensemble de la communauté LGBT de l’époque. Cette émotion est habilement renforcée par l’utilisation d’images d’archives. Enfin, que dire de l’incroyable prestation de Sean Penn (Oscar du meilleur acteur en 2009 pour son rôle). Bref, un biopic de grande qualité.
Bon biopic. On appréciera la finesse de la construction : montage avec ellipses narratives, utilisation pertinente des images d'actualité (le personnage de la chanteuse réactionnaire Anita Bryant), absence de pathos. C'est certes moins inventif que les films expérimentaux de Van Sant mais on trouvera des passerelles avec "My own private Idaho" ou la tuerie de "Elephant". C'est par ailleurs un modèle de film militant.
J'ai une nette tendance à fuir les biopics car ça sonne toujours creux et exemplaire. Et c'est souvent l'occasion d'une belle "performance" d'acteur, éventuellement oscarisable dans certains cas. Mais louper un Gus Van Sant avec Sean Penn n'était pas envisageable. Dès les premières images on sait qu'on est dans un film de Van Sant ; on reconnait notamment sa façon de filmer les hommes, les visages des hommes, les corps des hommes. Ce n'est pas le meilleur Van Sant, loin de là mais c'est un film très très honorable avec un magnifique fil conducteur : Harvey Milk dictant son testament politique, au bout du rouleau, accablé de douleur dans sa cuisine. Sean Penn est époustouflant dans cette longue séquence apparemment modeste, tout comme il l'est à de nombreuses reprises au long du film. C'est un peu long mais juste assez pour laisser le film s'installer et ne pas tomber dans un biopic frénétique. Le parti-pris narratif rend également bien compte de cette espèce de fatalité qui s'abat sur certains êtres humains, les entraînant inexorablement vers une fin qu'ils ont pressenti depuis longtemps. C'est à mon sens un film militant au bon sens du terme car mettant l'accent sur l'humanité des êtres.
Gus Van Sant livre un biopic inspiré et efficace qui doit beaucoup à l'interprétation inspirée de Sean Penn. Les images d'archives se mêlent habilement à la narration et la mise en scène sobre et soignée renforce la vigueur du propos. Un film délicat et poignant sur les discriminations dont ont été victimes (et sont encore...) les homosexuels aux Etats-Unis. L'Amérique présentée dans ce film est puritaine et homophobe, elle dérange et pose le problème de l'acceptation des autres et de la tolérance :une réflexion toujours autant d'actualité. A noter dans des seconds rôles épatants : Josh Brolin (déjà excellent dans W d'Oliver Srone), James Franco et Emile Hirsh. Un beau film qui prouve que Van Sant est aussi doué pour les films grand public que pour l'expérimentation cinématographique.
Encore un biopic!!!! Gus Van Sant, cinéaste très surestimé, qui se la joue trop "moi je suis un artiste" dans ses films dit d'auteurs, là au contraire il nous pond une biographie ou plutôt une hagiographie pour le moins didactique, j'aurais apprécié que ce film s'échappe d'un scénario aussi lisse et convenu, dérape un peu plus. Sinon le film n'est pas dépourvu d'intérêt, loin de là, l'histoire du héros est méconnue, le contexte politique des années 70, le droit et la défense des minorités sont des sujets passionnants. Mais peut être que ce film sur ce militant est trop militant justement, on aurait préféré plus de complexité.
Film touchant par son sujet singulier et son interprétation globale impeccable (Oscar largement mérité pour un Sean Penn génialissime), "Harvey Milk" reste cependant trop "scolaire". En effet, Van Sant semble ne pas mettre tout son talent au service de cette histoire à la portée historique incontestable. Il utilise une construction (trop) classique du biopic avec une alternance "évolution année après année et images d'archives" exécutée avec une certaine maitrise, mais sans génie. Le ton complètement décomplexé et les quelques fulgurances de mises en scène sont appréciables, mais n'effacent pas la petite déception de ne pas avoir vu une œuvre encore plus enlevée, et, par conséquent, plus forte.
Sean penn est un excellent acteur et il le prouve dans ce film qui evoque un message extremement touchant et sensible mais malgré cela je n'ai pas été séduit plus que ca (pour ma part). Mais a voir !
Une première partie très rébarbative voire agaçante, surtout axée sur les relations homosexuelles du personnage principal et le quotidien du quartier gay du castro à San Francisco. La deuxième heure, davantage ciblée sur le combat en faveur des droits homosexuels est bien plus intéressante, notamment la force des discours d'Harvey Milk, qui aurait pu être davantage exploitée. Sean Penn surprend agréablement dans un registre différent de ses rôles habituels.
Superbe. Émouvant au possible et si bien joué. Extrêmement bien faits les passages d'actualité et de fiction. Tout sonne juste et l'histoire est passionnante. Un film exceptionnel