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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2009
Si vous n'avez pas pu voir ce petit chef d'oeuvre au moment de sa sortie en novembre, en raison du nombre scandaleusement limité de copies et du peu d'intérêt porté à ce film par les exploitants de salle,ne manquez pas sa sortie en DVD prévue le 20 mai prochain. Vous ne le regretterez pas......
Beaucoup de quadras revisiteront cette période avec certainement pas mal de nostalgie. Un petit chef d'oeuvre passé largement inaperçu qui fait honneur au cinéma français et aux jeunes réalisateurs que la profession pourrait plus largement aider.
Un film très étonnant. Au début , on a peur de s'ennuyer mais le film est juste. On se reconnait dans la petite fille, on comprend en un instant ce qui l'entoure. C'est bien joué, c'est bien filmé, c'est touchant.Une vraie bonne surprise.
Quelle maitrise, et quelle beauté. L'image est très maitrisée et fort en relation avec l'époque, les situations sont incroyables de justesse. La jeune actrice est exceptionnelle, capable de tenir des scènes entières rien qu'au jeux de son regard. La mère est réellement touchante, Benjamin Biolay, peut être un peu...inutile dans le film mais bon ce film est une réussite, une claque incroyable et juste. C'est une réelle surprise.
Il y a su Pialat la dessous, et c'est tant mieux. Tres certainement autobiographique, cette histoire de la jeune Stella qui partage sa vie entre le bar de ses parents, un lycée chicos et des vacances chez mémée. Ambiance seventies assurées, et bande son adéquate (comme sheila .. sheiladéquate- des couettes). Réaliste, sensible, authentique, on y retrouve des voisins, des ambiances qu on a pu croiser. L'univers du bar et les difficutes quotidiennes de parents englues dans le quotidien et dépassés par les évenements y sont formidables retranscrits. Tous les personnages secondaires et leurs interpretes sont nickels. Bravo a Biolay en père mutique et gainsbourgien, et a Karole Rocher absolument formidable dans le role de la mère, tout a la fois attachante perdue et combative.Rien n'est jamais édifiant, meme si la jeune Stella marche, c' est certain, vers la lumière !
Les années 70 semblent être une époque bénite en France où l’utopie de la rupture des classes est rendue possible. «Stella» (France, 2008) de Sandra Verheyde a pour protagoniste Stella, jeune fille de classe populaire, qui fait sa rentrée scolaire dans un collège prestigieux et qui se confronte avec la réalité de la bourgeoisie, la côtoyant et s’en méfiant à la fois. Fille d’un couple de gérants de bar, Stella vadrouille entre les soirées arrosées qui closent le bar, les couloirs du lycée et les appartements cossus des amies bourgeoises. Dans la période de trouble qui ouvre l’adolescence, et Stella y est dedans puisqu’elle a ses premières menstruations au cours du film, l’incertitude des frontières, la brume qui relie les classes et qui floute leurs frontières permettent de jongler entre les milieux, de sauter d’un type de personnes à une autre. Des connaisseurs de Balzac aux experts de la vie, Stella fait l’apprentissage du monde et l’expérience des drames, à la mesure de son inconscience. En «consultant» les différentes cultures qui composent son entourage, Stella s’enrichit, se confronte à l’étranger sans omettre ses racines. L’utopie à laquelle Verheyde croit, et qui pourrait être de son enfance, dresse un pont entre les milieux. Cette idéologie, cette théorie de la jeunesse qui veut que le jeune âge permet la pleine découverte de l’inconnu aboutissent sur une idée quelque peu naïve du monde, d’autant plus naïve que ne sont pas abordées les raisons de son utopie. Verheyde, semble-t-il, préfère aux raisons qui agissent l’outre-passement de la lutte des classes la condition de Stella sans s’alourdir des afféteries psychologiques. Un certain nombre de films français («Je vais bien, ne t’en fais pas», «Les grandes personnes»…), d’une qualité moyenne mais recourant à de subtils moyens cinématographiques se situe dans l’interstice de la production actuelle, dans un cinéma du milieu, non pas par ses moyens économiques mais par ses dispositifs narratifs.
L'illustration des années soixante-dix est (presque) parfaite. Un traitement réaliste et brut, une mise en scène soignée et surtout un message parfaitement illustré : nous devenons ce que nous sommes malgré notre entourage et ce que nous recevons (ou pas) durant notre enfance. Ce qui s'appelle la résilience. Encore une œuvre à mettre tout en haut de liste des films à voir.
Un film juste et sensible. Délicat. Elégant. Dur. L'atmosphère de ce café est extraordinairement bien rendue, et les comédiens sont remarquables. Une réussite.
je suis Italien, j'ai vu le film à Naples, en Italie Stella est en train d'avoir un bon succès car le film a reçu le prix du publique au Turine Film Festival et il est distribué en Italie par Nanni Moretti. Le succès Italien est complètement merité car c'est le meilleur film des cettes fetes: acteurs, musiques, montage, scénario... tout parfait!
Un film charmant sur l'enfance et le passage à l'adolescence. Son bémol? M'avoir donné une impression de déjà vu après le téléfilm "Petites" de Noémie Lvovsky...
Fimer les (pré)ados est un talent que la réalisatrice détient manifestement. Les adultes sont bien campés aussi. Emouvant et sensible. Rien à objecter. Une peinture très juste des milieux populaires des années 70 au surplus. Même la musique participe à l'enchantement. Le cinéma est une émotion formidable !
Si le sujet est fort intéressant, le film même est mal tourné. Les actions de ses séquences ne mènent à rien et aucune conclusion le spectateur ne peut en tirer. J'ignore complètement l'objectif de son réalisateur qui n'a même pas pris soin de la qualité de ses images. Par ailleurs, dans la salle j'étais le seul spectateur ce qui n'est pas un fait du hasard.
Un très beau film sur l'enfance, traité avec beaucoup de pudeur.Il me semble que ce film pose la question non seulement du passage de l'enfance à l'adolescence, mais aussi du moment auquel le regard de l'autre (en l'occurrence ici celui des hommes) change sur l'enfant (ici sur la petite Stella) qui devient pour tous une femme, à son insu et sans changement véritablement tangible.C'est un point de vue très différent. Guillaume Depardieu très en retenu, est très touchant. On se demande aussi quand commence l'Amour, quand est-il autorisé? pur? ou bien malsain? quand devient-on une femme? La réalisatrice pose ses interrogations-là et beaucoup d'autres sans nous imposer UNE seule réponse. Une interprétation sans faille, une très belle histoire, quelques portraits particulièrement bien croqués...
J'ai vu le film en italien et je trouve qu'il est tendre, sincère, meme si très dur. Et le personnage de Gladys: j'ai adoré cette petite fille qui parle avec les yeux! C'est pas facile découvrir l'ame d'une petite fille, sans etre brusque ou banal: ici, l'operation a reussi.