L'Agonie des aigles
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2023
Quatre ans avant "L'habit vert" (1937), Roger Richebè tourne "L'Agonie des aigles", d'après le roman d'Esparbès sur un scènario de Marcel Pagnol! C'est son premier long-mètrage en tant que metteur en scène, un fragment d'histoire d'une pèriode particulièrement agitèe entre dènonciation, conspiration contre l'ètat, querelles et procès imprèvu! En tête de distribution, Annie Ducaux, plus espionne qu'auxiliaire, et Pierre Renoir, l'èlègance, la fidèlitè dans l'honneur et la grandeur au coeur! Les demis-soldes viennent ensuite, les Balpetrè, les Courtois et autres Zellas restant fidèles à la mèmoire de Napolèon 1er et à la France qu'ils ont servi! Datè mais instructif, un film à dècouvrir par le biais du Cinèma de minuit qui fit l'objet pour la petite histoire d'une première version au temps du muet, corèalisèe par un certain Julien Duvivier...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 janvier 2026
A la mort de Napoléon, des officiers nostalgiques complotent pour installer son fils sur le trône. On les appelait les demi-solde pendant la Restauration et, sous la réalisation anesthésiante de Roger Richebé, Ils figurent au mieux une amicale d'anciens combattants.
L'auteur du roman (adapté, étonnamment, par Marcel Pagnol) voue probablement un culte à Napoléon et à la Grande armée parce que le conjuré en chef, le colonel Montander, et ses amis sont vraiment des types comme on n'en fait plus sous Louis XVIII : du courage et de la loyauté à toute épreuve, un sens de l'honneur chatouilleux et le mépris de la mort. Au point que le film prend souvent un tour emphatique quand les personnages radotent le bon vieux temps avec le "patron" ou déclament leur inextinguible fidélité à son souvenir.
"L'agonie des aigles" est un beau titre ; mais la métaphore puissante se décline dans un scénario étriqué et bavard, une très simpliste intrigue d'espionnage d'une portée historique et politique insignifiante. La mise en scène, tout en intérieurs, figée dans ses costumes d'époque, annonce les ternes dramatiques de l'ORTF. Et puis, il y a le rôle féminin du film, d'un romanesque outré et complètement décalé, dévolu à Annie Ducaux, dont la prestation théâtrale grossière provient de l'expressionnisme du cinéma muet.
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