On voudrait que l'enfance soit un moment de grâce, fait de douceur(s) et de bonheur(s), mais même dans les familles les moins exposées matériellement, socialement et culturellement, il y a des douleurs, des malheurs, grands et petits, des fêlures, des béances même. C'est de cela que parle "Enfances", une vraie réussite. Les jeunes héros de ces six moments d'enfance (six fois moins d'un quart d'heure) ne sont pas des anonymes, ce sont tous de futurs (grands) cinéastes, tous décédés aujourd'hui : Fritz Lang, Orson Welles, Jacques Tati, Jean Renoir, Alfred Hitchcock et Ingmar Bergman. Et chaque épisode est un hommage au style et à l'inspiration du futur metteur en scène. Chacun des courts métrages est réalisé avec grand talent, avec une mention spéciale pour celui consacré à Tati, déjà à l'image de son univers poétique et décalé, et pour le spectaculaire passage sur Hitchcock (un superbe noir et blanc au service de sa future inspiration - angoisse et fantasmes garantis). Un casting impeccable, y compris les jeunes comédiens, très talentueux, qui ont d'ailleurs tous un physique en parfaite adéquation avec les traits et les silhouettes des cinéastes réels, tels que nous les connaissons à l'âge adulte. Six auteurs (et même sept, puisqu'un des petits films est dû à deux personnes) avec chacun sa personnalité (pour révéler celle du modèle retenu), mais en dénominateur commun une écriture soignée et une mise en scène fluide.
Très bonne surprise. Le fait de compiler plusieurs petites histoires rend le film plus dynamique. Et sur de grands personnages, ce qui procure un plaisir supplémentaire : qui est cet enfant qu'on nous décrit ? Certaines histoires sont très fortes en émotion, malgré la sobriété du film. Et c'est là où des critiques peuvent être relevées. On s'ennuie parfois à cause des temps morts ou du néant que l'on nous décrit. La musique est totalement absente, pourquoi ? Enfin, la réalisation est sans intérêt.
Un film pas toujours très adroit dans la mise en scene , et dans l'exploitation des citations de chaque cinéaste , dont les cinq parties sont assez inégales , certaines ressemblant beaucoup à un vidéoclip de Laurent Boutonnat , mais qui a le mérite de raviver certains souvenirs d'enfances , bons ou mauvais.
Renoir : 0 Welles : 0 Tati : 1 déjanté comme Tati Hitchcock : 0 Lang : 2, le débat sur la judéité est gonflant mais le "çui qui dit qui y est" est intéressant.Et puis enfin le débat sur la laideur, sauf que le moche n'est pas Fritz Lang. Bergman : 3, ou la résilience en une seconde. Moyenne : 1 Pourquoi la plupart de ces enfants sont ils laids? Était ce le cas de leur "modèle"? Si oui, est ce que cela signifie que la beauté est un handicap si l'on veut avoir un destin exceptionnel? Scénarios paresseux. mais peut-être n'y avait il rien à raconter. Acteurs insipides si l'on excepte le dernier plan d'Elsa S. en mère épanouie. Décidément le film à sketchs doit être réservé à Sacha Guitry. Comment? Il n'en fera plus? Alors que plus personne ne s'attaque au genre. Ce qui fait peur ici, c'est que des cinéastes et des producteurs aient dépensé de l'argent (pas bcp il est vrai, tant cela ressemble à des essais d'écoliers et puis ça a du être sponsorisé un max) pour des histoires aussi insignifiantes. Sans dessein diraient nos amis Québécois.
Très beau film, une idée plutôt originale. Les enfants jouent leurs rôles avec délicatesse, et on retrouve vraiment les cinéastes connus en eux. Je pense que l'on reverra certains de ces enfants prochainement au cinéma. L'une des bonnes idées du film est de ne pas nommer les personnages et donc de découvrir leurs noms à la fin de chaque épisode. Le spectateur s'amusera à essayer de les reconnaître. Personnellement, je les ai tous reconnus.
6 courts métrages sur l enfance de grand réalisateurs est une idée original et brillante, bien que le résultat soit sûrement inégal l ensemble est convaincant sans en faire les tonnes. La réussite de l exercice réside aussi dans le fait que nous soyons de suite plongé dans l ambiance de chaque histoire
Très joli ensemble de courts-métrages. Forcément, l'ensemble est légèrement inégal, mais l'idée et la sincérité de l'oeuvre emportent tout. Troublant de pénétrer au coeur de l'intimité infantile des plus grands, même imaginaire. Mention spéciale aux Renoir, Hitchcock et Bergman. Et aux autres aussi, en fait !