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Vincent D
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2,5
Publiée le 14 août 2019
j'ai trouvé à la fois le film assez puissant mais pas subtil du tout D' ou mon avis partagé. Puissant car kathy bates habite vraiment le personnage et jennifer jason Leigh est convaincante en personnage refoulé et semi dépressif offrant ainsi une confrontation intéressante. La scène se passant sous l'éclipse donne aussi au film une étrangeté non dénuée de poésie. Mais plus le film avance, plus la complexité des rapports entre les deux femmes se dissipe au point de devenir à la fin totalement simpliste. Le metteur en scène choisit en effet trop son camp en montrant un salaud intégral et un flic intégriste et insensible face à une femme totalement disculpée et rendue irréprochable par des flashbacks qui nous montrent comment les choses se sont réellement passées Or ce qui est intéressant dans une affaire criminelle ou supposée telle est sa complexité ou tout n'est pas blanc ou noir . Or en nous assenant une version des faits tranchée et dénuée de toute ambiguïté le film perd beaucoup de son intérêt. Ainsi dans une scène totalement artificielle, la fille censée avoir refoulé dans le tréfonds de son inconscient des événements traumatisants découvre tout d'un coup dans un flashback la cause de son traumatisme aussi nettement que si elle assistait à la scène entrainant ainsi un happy end tout aussi invraisemblable. L'autre totale invraisemblance consiste à qu'une personne surprise en train de s'apprêter à fracasser le crâne de son employeur soit laissée en liberté ,voire non poursuivie ( sous le motif invoqué qu'elle voulait aider son employeur à se suicider en l'achevant ) Avec ce genre de défense foireuse ,elle serait envoyée aux assises et prendrait vingt ans minimum devant n'importe quel juré. Mais bon c'est peut être mon esprit un peu trop cartésien et analytique qui m'empêche d'adhérer à ce film par ailleurs assez puissant et mémorable par la force de ses interprètes... Un film à voir malgré tout.
En adaptant l'un des quelques romans de Stephen King dénué totalement de fantastique ou d'épouvante, le réalisateur Taylor Hackford, auteur notamment des excellents longs métrages "L'associé du diable" ou "Ray", livre un thriller efficace, prenant à défaut d'être brillant ou original. S'il reste plutôt fidèle à l'ouvrage de l'écrivain en terme d'ambiance lourde et hivernale, le casting s'avère décalé, presque saugrenu. Si Kathy Bates colle parfaitement à son personnage de femme bafouée mais qui garde tout de même une certaine poigne, les autres acteurs ne semblent pas en adéquation avec leurs rôles respectifs à l'image de David Strathairn ou Christopher Plummer. Assez conventionnel.
Je n'ai rien contre le fait de trahir un livre pour l'adapter en film. Stanley Kubrick l'avait très bien fait en adaptant "The Shining" de Stephen King. Mais n'est pas Stanley Kubrick qui veut. Je n'ai rien contre les films avec plein de flashbacks, et avec des bouts d'histoire dans le désordre. David Lynch l'a très bien fait avec "Mulholland Drive". Mais n'est pas David Lynch qui veut. Bref, vous l'avez compris, cette adaptation du livre de Stephen King est une déception. Le livre est infiniment supérieur. Ici, le film ne fait que reprendre quelques scènes clés et les meilleures "punch lines" du livre, et y ajoute des passages totalement inventés pour le film (certainement pour pouvoir voir Jennifer Jason Leigh à l'écran parce qu'en adaptant le livre tel qu'il est écrit, on l'aurait sûrement pas vu beaucoup!), pleine de bla-bla soporifique, et de scènes mielleuses sur fond de musique sirupeuse. Le film zappe également complètement un des éléments clés du livre : les monstres de poussière. Alors nous mettre des passages mielleux inventés au détriment de ce qui aurait pu être un des meilleurs passages du film, je suis pas sûr que c'était une bonne idée. Même au niveau de la photographie, il y a certes quelques beaux plans, mais 90% du film nous sert une photographie moyenne : minimum syndical. Le livre était tellement original, et ce film est tellement banal. La matière de départ est excellente, donc forcément le film se laisse regarder, mais c'est quand même très moyen. On pouvait espérer voir quelque chose de beaucoup mieux...
Ah la la voici là une excellente adaptation de Stephen King, le film est sombre et oppressant, comparé aux autres romans de l’auteur il n’y a pas de fantastique. Le film est intéressant, bien interprété (en particulier Kathy Bathes) et tout cela est bien ficelé. Je vous le conseille vraiment
Le scénario n'est guère original et la construction par flash back un peu pénible. Néanmoins, le portrait de cette femme qui a connu une vie particulièrement rude est parfaitement réussi, en particulier grâce au talent et à la présence de Kathy Bates. Les relations entre la mère et la fille, qui appartiennent à des milieux différents depuis le départ de la fille, sont bien vues elles-aussi. Ce suspense intimiste s'éloigne un peu de l'oeuvre habituelle de Stephen King dont Taylor Hackford a adopté un roman. Les amateurs de fantastique et de thrillers plus rythmés seront donc déçu. On se laisse prendre par l'intrigue ou non. Pour ma part j'ai marché.
Climat oppressant et trouble, que la mise en scène restitue plutôt bien. Les indices et les pistes se multiplient, se chevauchent ; les flashbacks s'insinuent habilement dans l'action au présent, où amour et haine sont inextricablement mêlés. Jennifer Jason Leigh, tout en retenue, et surtout, Kathy Bates, impressionnante. Tour à tour effrayante et très douce, solide et fragile, elle crée un personnage littéralement insaisissable. Et sans jamais forcer le trait : du travail de grande actrice.
Nous voici devant un film tiré d'un roman de Stephen King, et pourtant on n'y trouve pas d'horreur, pas d'angoisse, non ; juste un bon film policier social voire psychologique. Ce n'est pas l'habitude stephen king, mais ce film est bien loin d'être mauvais et l'histoire nous tient en haleine de bout en bout. Le scénario est en béton et nous laisse découvrir, encore une fois, qu'il ne faut pas fier aux apparences. A voir
Stephen King au cinéma ce n'est pas seulement Jack Nicholson courant après sa femme avec une hache dans la main, ce n'est pas seulement Christopher Walken avec ses prémonitions, ce n'est pas seulement Sissy Spacek couverte de sang dans un bal. Et Kathy Bates dans l'univers de Stephen King, ce n'est pas seulement cette terrifiante bonne femme de "Misery". La voici donc qui incarne Dolores Claiborne, une femme accusée de meurtre, dans un drame tout à fait sobre et dénué de tout élément fantastique. La patte King (celle des "Evadés" et celle de "Stand by me") est cependant là, appliquée avec soin par Taylor Hackford qui livre ici un film simple, sans fioritures mais très efficace dans sa construction scénaristique et ses interprétations. Portrait de femmes (qui pafois doivent être des garces pour survivre dans ce milieu d'hommes, elles le disent elles-mêmes), d'une mère et d'une fille qui apprennent à se connaître de nouveau après tant d'années passées à l'écart, "Dolores Claiborne" ne manque pas d'intérêt, ménageant un suspense délicat au fur et à mesure que les personnages se dévoilent. Habilement mis en scène avec de très beaux moments (celui de l'éclipse, notamment), le film vaut surtout pour la qualité de ses interprètes, aucun second rôle n'étant négligé (on trouve tout de même Christopher Plummer, David Strathairn et John C. Reilly) mais la palme venant au duo formé par Kathy Bates et Jennifer Jason Leigh qui trimballent le poids du passé sur leurs épaules dans des compositions subtiles qui ne manquent pas de prendre à la gorge. Une vraie réussite réalisée avec talent et sans prétentions.
Dolorès Claiborne raconte l'histoire d'une femme, Selena qui vient en aide à sa mère, Dolorès qu'elle n'a pas vu depuis très longtemps accusée d'un meurtre de sa riche employeuse. Les deux femmes vont devoir se confronter l'une à l'autre pour savoir ce qui s'est passé et d'anciens secrets vont éclater au grand jour. Ce film est vraiment très beau, très émouvant porté par deux grandes actrices surtout Kathy Bates qui peut être parfois drôle pour ses répliques cinglantes mais aussi très émouvante. Le film fait un parallèle entre deux événements importants pour Dolorès, la mort de Vera Donovan et celle de son mari qui sont liés. Cette confrontation va permettre aussi à Selena de ne plus nier son passé. Un très beau film, poignant et touchant faisant une très belle réflexion sur la culpabilité.
Plus un drame qu'un réel thriller, ce film vaut le détour pour le jeu toujours impeccable de Kathy Bates, qui incarne parfaitement cette mère bourrue hantée par son passé. Le récit découpé en strates entrecroisées est très habilement mis en scène, donnant peu à peu les clés du mystère. La fin n'est guère surprenante et il y a quand même quelques longueurs, mais le résultat final est largement valable dans le genre. Un drame de belle facture.
Un drame subtil tourné comme une enquête aux accents hitchcockiens. Les flash-backs permettent à l'histoire d'avancer, et les personnalités se dévoilent, comme Kathy Bates, incroyable de nuances, et une Jennifer Jason Leigh qui transpire le mal être. Une très bonne adaptation de Stephen King.
C'est drôle qu'une forme d'expression si noire et sinistre, telle que ce film a choisie, se révèle pleine de vérité comme peu d’œuvres du même genre. La vérité, parlons-en : elle nous est présentée clairement, par épisodes de durée variable et positionnés assez bizarrement dans l'histoire. Mais le scénario est tellement bien organisé (tout le secret est là) que tant ses passages révélateurs que les détails dont le film fourmille sont et demeurent clairs, nets, précis. Une adaptation travaillée et une réalisation soignée qui ne laisse pas de place aux plus petites erreurs.
Selena, rédactrice pour un journal de New York, arrive dans le Maine et retrouve sa mère Dolores Claiborne qu'elle n'a pas vue depuis huit ans ; le climat entre les deux femmes est tendu, l'ambiance est très lourde. L'inspecteur Mackey mène l'enquête sur " l'accident " survenu à Vera Donavan dont Dolores s'occupait depuis 22 Ans.... Taylor Hackford réalise avec "Dolores Claiborne" une belle adaptation du roman de Stephen King. La mise en scène efficace et sans fioritures nous donne un film fort. L'intrigue est bien menée, les informations sont distillées au compte goutte dans cette savoureuse analyse des personnages. Le jeu des actrices pour les rôles principaux est tout simplement sublime : Kathy Bates, qui avait déjà excellé dans " Misery", est aussi criante de vérité dans le rôle de Dolores Claiborne. Jennifer Jason Leigh est aussi très convaincante dans le personnage de Selena la fille de Dolores. A noter aussi la belle interprétation de Christopher Plummer, l'inspecteur John Mackey. Un thriller noir, haletant, à ne pas manquer.
Parmi les adaptations des œuvres de Stephen King, ces romans « classiques », au sens où ils ne sont ni fantastiques ni horrifiques, sont souvent les plus réussis, puisque les plus simples à mettre en images (Les évadés et Stand by me en sont les meilleurs exemples). Et pourtant, contrairement à ces films, Dolorès Clairborne ne brille pas par sa charge émotionnelle. L’émotion y est même noyée dans une narration maladroitement étirée dans une interminable succession d’aller-retours entre le présent et les souvenirs. Katty Bates avait pourtant été magistrale dans la peau d’une psychopathe dans Misery, déjà adapté de King, mais là, sa partition n’apporte rien à ce drame psychologique. Son face à face avec Jennifer Jason Leigh dans une relation mère/fille pleine de lourds secrets de famille a beau être remarquable, le peu d’intensité qui nait de cette histoire finit par transparaitre sur les actrices et rendre leur réaction face aux rebondissements assez ternes. Le résultat en est une tragédie trop classique au suspense inefficace, une petite déception donc.