Nul doute que Julien Leclercq ait des choses à dires. À dénoncer. Pour son troisième long-métrage il s'inspire librement de la vie de Marc Fiévet. Une histoire que je ne connaissais avant les renseignements pris, là où j'ai pu me documenter, pour me faire une idée. En bref profiter de la faiblesse d'un homme qui croit en la parole donnée. Rien de révolutionnaire jusque là si celle-ci n'émanait d'agents des douanes donc, des hommes directement liés au gouvernement. Comme il est dit dans les dialogues "pas de vagues en période électorale". Alors au diable promesses et autres récompenses. On passe toutes les preuves au broyeur et la vie continue. Visiblement pas de la même façon pour tous. À côté de ce fait monstrueux, puisque celui-ci a bel et bien existé et doit continuer de perdurer, le film oppose le fameux code d'honneur des mafieux. Plus de finesse dans le propos, aurait peut-être donné une plus grande profondeur au film. Plus d'empathie et d'émotions, aussi. Le scénario est très bavard et nuit quelque peu à l'action qui entraîne le spectateur de Gibraltar, à Paris. De Tanger à Madrid. Un passage par Lisbonne pour échouer au Canada. La mise en scène, s'attarde sur des gros plans tout à fait réussis. Les images reflètent parfaitement la couleur de ces polars des années 80, c'est exact aussi. Giles Lellouche, dans le rôle du principal protagoniste, trouve enfin un rôle à sa mesure. Il est tout à fait crédible surtout dans les scènes où la peur et le désespoir le plongent au plus profond de ce gouffre dont on ne se relève pas. De toute évidence le réalisateur ne semble intéressé que par sa personne. Star en Italie, Riccardo Scamarcio n'a plus rien à prouver. Tour à tour, glacial, doucereux, élégant, méfiant et exigeant, il est excellent et parfaitement juste. Tahar Rahim ne m'a pas convaincu dans un rôle pourtant essentiel. Au final, pas vraiment convaincu ni complètement déçu.
Portrait ambigüe d'un homme, d'abord prêt à tout pour permettre à sa famille de vivre décemment puis entraîner dans un engrenage infernal de l'illusion de l'argent plus ou moins facile. Cette ambigüité est d'ailleurs gênante car on sort de la salle sans savoir quelles étaient les véritables intentions du héros. Le réalisateur aurait pu alors mettre l'accent sur le côté action mais ce n'est même pas le cas. Il pourra au moins se satisfaire des belles prestations de Gilles Lellouche et Riccardo Scamarcio alors que Tahar Rahim ne se met pas assez en avant.
Je viens de voir le film, moi qui attendait cette nouvelle histoire de narco! Déception pendant et après le film, ça sonne creux, Tahar Rahim pas crédible, Gilles Lelouche sans plus et puis j'ai pas trop compris l'histoire avec les Irlandais que l'anglais veut pas voir... BREF un film a voir sur le pc est encore....
Surendettement, pente savonneuse, dégringolade, engrenage : ça peut être vous, ça peut être moi. Prévisible, mais le film reste bien mené. Gilles Lellouche est un petit peu trop en retrait. Tahar Rahim aurait pu aussi donner plus de présence à son personnage. Dommage.
Grosse déception pour ce thriller noir qui malgré la réalisation tout feu tout flamme de Leclerq peine à convaincre. Il arrive surtout à convaincre que Raouf Dafri est un des scénariste les plus surcôté du moment car à aucun moment l'histoire n'arrive à convaincre : les personnages sont tous de vraies tête à claque dont la psychologie est trop sommairement dressée pour permettre de comprendre ou d’adhérer à leurs actions. Au bout de 45 min de réaction incompréhensible, on finit par ne plus du tout aimer les personnages et simplement se dire que ce qui leur arrive est amplement mérité et on se désintéresse du film. 10€ de perdu !
Assez attendu, Gibraltar ne déçoit pas plus qu'il ne surprenant. Malgré quelques problèmes du coté du casting avec notamment un Tahar Rahim pas du tout à sa place et une Rapaëlle Agogué en retrait ou encore des soucis de montage, on est en face d'un film policier des plus réussi. Grâce à une réalisation maîtrisée et qui nous parle dans la première demi-heure, Julien Leclercq arrive à raconté une histoire et à ce prononcé sur l'état psychologique de Marc Duval alors que le scénario lui pourra gagner en ampleur telle la réalisation gagnera en largeur une fois la première demi-heure écoulée. La seconde partie du film est également intéressante, car le spectateur étant immergé aux côtés de Marc Duval, il peut être gagné par une certaine pression puisqu'il se pose beaucoup de questions concernant les choix qui s'offrent à lui. Très psychologique, le film se sert du trafic de drogue pour nous conter l'histoire d'un homme (qui pourrait être vous ou moi) qui c'est embourber dans un engrenage infernal dont il ne sortira pas indemne. Le tout est servi par une belle ambiance sonore comme visuelle qui permettent une immersion garantie.
Julien Leclercq et moi avons tous deux perdu un pari, le même pari : lui croyait miser sur le bon cheval en réunissant Abdel Raouf Dafri et Tahar Rahim pour la première fois depuis Un Prophète, tandis que j’étais persuadée qu’il y aurait un monde fou à l’avant-première. J’ai donc passé trois heures au cinéma : la première à attendre que le film commence en jouant à Robot Unicorn Attack, assise par terre ; les deux suivantes à attendre que le film commence –enfin, que le duo Dafri-Rahim fasse son effet-, assise dans une salle presque vide. Rien. Gibraltar n’a rien, n’est rien : ni un bon polar, ni un bon thriller, ni un bon film politique, ni un bon film social. Il ne produit rien, ne suscite rien : ni suspens, ni tension, ni prise de partie, ni empathie. Quelques phrases le concluent, qui exposent les faits réels : spoiler: Duval a passé plus de dix ans en prison, Belimane lui a menti, l’État français l’a abandonné . Et alors ? Je n’ai rien ressenti pour ce type qui peine à passer pour une victime. Triste indifférence, parce que le film avait beaucoup à tirer de cette authenticité, du label histoire vraie. Mais son potentiel a été gâché par des dialogues mal écrits, des punchlines qui tombent à plat et surtout, un scénario franchement répétitif : à force de transformer ses personnages en arroseurs arrosés, Dafri noie l’ensemble du projet. Gibraltar sonne faux, Gibraltar tourne en rond. Sans fluidité, d’ailleurs : le montage raté et les transitions peu soignées donnent l’impression que les acteurs ne savent pas plus que le spectateur ce qu’ils font là. La plupart d’entre eux sont peu convaincants : Rahim a l’air de s’ennuyer, Lellouche surjoue l’exaspéré… Seul le charme fou de Riccardo Scamarcio opère : Il Nero de Romanzo Criminale sauve le casting. Enfin, la photographie m'a laissée perplexe : ce n'est pas sépia et rétro, mais marron et moche, comme Tolbiac. Mince alors, je ne vais pas au cinéma pour penser à la fac !
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Film sans rythme, sans suspense, et sans jeu d'acteurs. Mis a part Lelouche tous les protagonistes sont très mauvais! On n'y croit pas une seconde (mention spéciale a Rahim et la sœur de Lelouche dans le film). Le sujet était pourtant intéressant mais bien mal traité...En gros encore un film bidon français
Malgré un savoir-faire technique qui lui permet de mettre en scène ce Gibraltar de manière très classe et de retrouver la poussière de nos bons polars d’antan, Julien Leclerq n’arrive pas à transcender un scénario qui ne demandait qu’un peu plus de nervosité pour rejoindre le rang de nos meilleurs films du genre. Il s’en est fallu de peu, c’est dommage c’est déjà pas mal.
Bon film, bon scénario, bons acteurs... ça fait du bien de voir ce genre de film français ! A voir... Gilles Lelouche est vraiment un bon acteur et il le confirme une fois encore ici.