Un début qui parvient à intriguer d'autant plus qu'il joue subtilement du non-dit sobre plutôt que de l'intrigue grandiloquente. Même si, paradoxalement, on a l'impression qu'il ne se passe pas grand'chose, on ne s'ennuie pas et on en apprécie que d'autant mieux la présentation de cette étrange relation père/fils. Sachant monter en tension progressivement et jouer des rebondissements, il est bien dommage que ce "Monde à nous" s'emmêle les pieds dans le tapis et en vienne à faire un peu du n'importe quoi. Pas sûr que ce film marque les esprits donc, mais il peut mériter d'être vu pour sa démarche originale, sa réalisation soignée, et aussi pour la belle interprétation d'Edouard Bear.
Un père et son fils obligés de se planquer et de déménager pour échapper aux tueurs qui les pourchassent. Réalité ou pur délire? Ce film est grandement bien écrit et réalisé. Il reste crédible jusqu'à la dernière minute et ça c'est une caractérisitique rarissime dans ce genre de cinéma en France! De plus, il est important de noter une très bonne interprétation de Baer et du petit jouant son fils! A voir d'urgence!
UN MONDE A NOUS à tout du pure film du genre américain mais détrompez-vous c'est bel et bien un film français ! Edouard Baer en papa sur-protecteur crée avec son fils une ambiance palpable voir parfois angoissante. La paranoïa alliée à la peur, voilà ce qu'un père veuf et déboussolé à su trouver pour éduquer son fils en lui volant une partie de son enfance mais le titre en dit déjà long. Un film à voir, beau et juste.
super film avec un Baer très talentueux dans son rôle de schizo!! très belle histoire, douce et pleine d'émotions, et également très poignante! beaucoup de suspens!
Un thriller français, basé sur la relation entre un père paranoïaque et son fils. Le premier est convaincu que des types louches en ont après eux, et éduque et entraîne le second dans l’optique des inévitables fuites qui viendront. Édouard Baer démontre ici que pour être un bon comique, il faut être un bon tragédien : il est plutôt solide dans son rôle, sans atteindre les sommets inoubliables d’un Michel Colucci dans Ciao Pantin, et même un léger ton en-dessous de Jean Dujardin dans Le convoyeur, mais tout de même fort convaincant. Le film est in fine assez solide, avec des seconds rôles adolescents excellentissimes et des dialogues réussis, mais souffre de quelques longueurs.
Film étrange qui commençait plutôt bien, avec un edouard bear convaincant en père autoritaire et battant. Le petit joue bien et le scénario se prêtait à une belle démonstration mais plus on avance dans l'histoire, plus les invraisemblances se succèdent. Au final, le film n'a aucune saveur, il n'y a aucun second rôle, le coup de théâtre final ( s'il en est un ) ne sauve rien. Deux, trois bonnes scènes, le reste est véritablement incohérent et malencontreusement inutile. Dommage, car la mise en scène y est pour beaucoup dans le ratage.
Un bon thriller au scenario trés refléchi et interréssant, une interprétation reussi mais ce film manque de nerf et surtout d'émotion. Au final, le film fini trop tot on reste sur notre faim car le final n'explique pas tout.Ce n'est pas le film de l'année
"Un monde à nous" séduit par la force de sa mise en scène (un vrai sens de l’espace) et par sa capacité à mélanger les genres : thriller paranoïaque, étude psychologique, conte moderne… Le postulat de départ, simple et fort (un père paranoïaque vampirise son fils), ouvre la narration sur une série de motifs : la dimension pathologique des rapports familiaux, la violence comme rupture du lien social, la filiation vu comme la transmission d’une fiction, la révolte du fils comme une réappropriation de cette fiction (la belle fin où le fils devient le père de son père et accepte la fiction qu’il sait fausse)… Bref, une histoire simple et efficace qui ouvre sur une thématique riche. Deux problèmes viennent cependant amoindrir l’impact final de l’œuvre : tout d’abord un scénario un peu trop scolaire - dès le début on sait que le père ment et son comportement est très prévisible (contrairement aux fictions paranoïaques d’un Roman Polanski, le spectateur n’est jamais affecté par la paranoïa ambiante), on regrette aussi que le caractère trouble de la relation père-fils soit seulement esquissée (on ne ressent jamais de vrai malaise dans cette étouffante entreprise d’aliénation), et le fils manque d’ambiguïtés (le côté club des 5 avec ses camarades de classe amenuise la complexité du personnage). Comme en écho à ce manque d’audace scénaristique, il y a le côté un peu trop lisse du casting (ou de la direction d’acteur) : même s’ils s’en tirent honorablement tous les deux, jamais Edouard Baer et Anton Balekdjian n’apportent de vraie densité à leur personnage, jamais ils ne nous entraînent dans leur folie – elle reste très cadrée. Résultat : le film qui commence très bien finit par nous frustrer en restant à la surface de son sujet, beaucoup trop sage. Mais il ne faut pas pour autant bouder le plaisir de voir naître une voix singulière dans le paysage cinématographique français et ce deuxième film comporte suffisamment de qualités pour attendre avec impatience un nouvel opus, plus frondeur on l’espère.
Un monde à nous, un film à suspens. Edouard Bear y est excellent mais le film malgré son début atypique se perd dans sa fin... dommage il y a de bons moments.
Le scénario est très fort, dans les grandes lignes comme dans les plus petits détails, traité efficacement avec une identité audiovisuelle. Le tout jeune acteur est parfait dans le rôle d'un enfant tiraillé entre l'innocence de l'enfance et la gravité des préoccupations d'adultes, ou comment grandit-on trop vite. Edouard Baer, lui, est juste, touchant de sincérité et d'amour paternel protecteur et maladroit. L'histoire est simple, reposant sur une situation plus que sur une action, et pourtant il se passedes choses. Trois fois rien qui font un film à grande intensité dramatique avec un suspens sous-jacent, jalonné de rebondissements. Seul petit bémol, les (rares) effets spéciaux font un peu faux... A part ça, un très bon film, qu'on prend plaisir à regarder.
un film assez sombre mais très bien interprété par les deux acteurs principaux et notamment Anton!! ce film semble venir tout droit des USA mais il est bien français!!
Il ne fallait pas espérer de ce soi-disant thriller un grand moment de suspense, mais juste une sympathique petite intrigue à la morale patriarcale. La trame de l’histoire, en plus d’être peu originale pour les habitués du genre, est construite de manière compliquée, avec pleins de longueurs scénaristiques, mais va finir par nous entrainer vers une conclusion relativement imprévisible. La qualité du film repose finalement uniquement sur le jeu plein d’émotions d'Edouard Baer qui nous prouve que sa palette de jeu est bien plus large que nous l’avait laissé présager ses précédentes prestations.
Après Les mauvais joueurs (à voir toute affaire céssante !)Bakekdjian confirme un réel talent avec ce film étrange et paranoïaque à souhait, qui entretient le mystère jusqu'au bout. Et le jeu des comédiens, que ce soit Baer dans un rôle étonnant et le jeune Anton Balekdjian, d'une intensité rare, sont tous impeccables.