194 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
33 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
16 critiques
3
9 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
dougray
275 abonnés
1 904 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 28 décembre 2015
Passé totalement aux oubliettes, "Monsieur" est pourtant un film plein de charme désuet… qui devrait, cependant laisser de marbre le public actuel. Il faut dire qu’il cumule tous les poncifs poussiéreux du cinéma de papa, devenu si clivant avec le temps. Les codes de l‘époque, tout d’abord, avec sa famille bourgeoise qui emploie plusieurs domestiques, ses prostituées si classes et omniprésentes dans la vie des notables ou encore son fils de bonne famille qui ne pense qu’à trousser la bonne. La réalisation, ensuite, qui ne se risque pas à la moindre originalité et qui voit son statisme renforcé par le faire qu’on se trouve devant l’adaptation d’une pièce de théâtre vaudevillesque à souhait. Enfin, le noir et blanc qui plonge définitivement le film dans une torpeur d’un autre temps. Ces défauts participent, pourtant au charme de "Monsieur" qui ne serait inenvisageable aujourd’hui tant il ne correspond à plus rien de connu. Le film est, par ailleurs, une très agréable fantaisie sans grande prétention qui peut s’appuyer sur des dialogues ciselés et, bien évidemment, sur une interprétation d’exception. Evidemment, Jean Gabin est toujours aussi impérial en banquier faisant croire à son suicide pour devenir maître d’hôtel. On ne dira jamais assez à quel point l’acteur a su plier les rôles à sa personnalité, au point de ne plus avoir d’équivalent aujourd’hui. Mais, comme à son habitude, le monstre sacré est entouré de formidables seconds rôles qui ne sont pas en reste. Ainsi, Mireille Darc campe une prostituée aussi ingénue que craquante, Philippe Noiret est évident en patriarche dépassé, la méconnue et superbe Liselotte Pulver surprend en femme volage et Gaby Morlay se rappelle à notre bon souvenir en grand-mère acariâtre. Toute cette joyeuse bande s’en donne à cœur joie, souvent au détriment de la crédibilité de l’intrigue avec, en point d’orgue, spoiler: un acte final qui est un modèle de grand n’importe quoi… mais bourré de charme, une fois encore . "Monsieur" est, donc, un exemple pas si commun de théâtre de boulevard sur grand écran que n’aurait pas renié Feydeau et qui se regarde comme un témoignage touchant d’une époque révolue… Encore faut-il ne pas être réfractaire à cette époque et à ce cinéma ! Quant à savoir pourquoi il n’est pas resté dans les mémoires et, plus précisément, dans la filmographie de Gabin, les raisons sont sans doute à chercher dans la réalisation trop sage de Philippe Le Chanois et dans son propos des plus inoffensif pour susciter une réaction démesurée.
"Monsieur", comédie franco-germano-italienne réalisée par Jean-Paul Le Chanois, sortie en 1964. Un bon vieux film français en noir et blanc, un bon Gabin, avec aussi la jeune Mireille Darc, en plein début de carrière, Philippe Noiret, Jean Pierre Darras, Jean Lefebvre et Gaby Morlay, dont ce sera le dernier rôle. Un vaudeville mondain orchestré par le charisme de Jean Gabin, en maître d’hôtel le parfait. Quel plaisir de découvrir ce "Gabin", qui n'est pas le plus connu de ses films.
Renonçant au suicide grâce à l'intervention de son ancienne domestique (Mireille Darc), le banquier Duchêne passe néanmoins pour mort. L'occasion pour lui de changer de vie en même temps que d'identité. Après quelques péripéties, au cour desquelles on peut s'étonner de voir comment le banquier et notable des beaux quartiers maitrise l'argot de Paname (c'est évidemment du cinéma pour Gabin)...Duchêne-Gabin se fait engager en tant que majordome au domicile d'un industriel et de son originale famille. C'est le sujet de la comédie, où comment un grand bourgeois se mue sans difficulté en domestiques docile. L'emploi de Jean Gabin n'est pas sans rappeler, le tour d'esprit en moins, le Désiré, serviteur zélé et confident de ces dames, de Sacha Guitry. Le film de Jean-Paul le Chanois est plaisant en dépit d'un scénario sans finesse et pas vraimant abouti. Les dialogues de Pascal Jardin sont plutôt bien écrits tandis que les seconds rôles, autour de Gabin, (les Crémieux, Gaby Morlay et autre Gabrielle Dorziat) incarnent savoureusement le cinéma populaire de jadis, en même temps qu'ils rencontrent la nouvelle génération (Noiret, Darc).
Comédie réjouissante aux allures de théâtre filmé et de vaudeville, qui conserve un charme désuet de par ses dialogues, remarquables, sa mise en scène, sobre mais efficace, son noir et blanc et surtout son casting ; en effet la distribution est formidable, Jean Gabin en tête, que l'on voit sous un autre angle et qui semble très à l'aise avec la nouvelle génération de l'époque (Mireille Darc, Philippe Noiret...).
Jean Gabin en héros central et omniprésent, c’est du déjà vu ; ce qui l’est moins, c’est le registre, le film ayant clairement des accents de comédie. Avec une mise en scène très typée théâtre, on peut même y trouver des airs de vaudeville, de pièce de boulevard, avec son lot de quiproquos et d’amants dans le placard. Le scénario manque par contre foncièrement d’originalité, l’histoire de la jolie fille sortie du ruisseau par un vieux monsieur richissime et désintéressé ayant maintes fois été proposée ; et que dire du final, très moral et on ne peut plus consensuel, très en phase avec le cinéma de l’époque.
Jean Gabin en maître-d'hôtel-valet-de-chambre, même banquier incognito sous couverture, c'était assez osé en 1964. Et pourtant on y croit sans problème. Un acteur capable de jouer un réparateur de vélo, un baron, un président du conseil, un truand ou deux, un commissaire de police, tout ça en l'espace de quatre ans et huit films, avec Grangier, Delannoy, Verneuil et autres Le Channoy, c'est tout de même étonnant. On croit un peu moins au rôle de Mireille Darc en prostituée reconvertie adoptée jeune fille à marier. Mais elle est si belle, si pimpante qu'on finit par se laisser prendre. En tout cas, j'ai bien aimé. Mais je me demande si j'aurais accepté ce scénario -- de Claude Sautet, excusez du peu et si allociné ne se trompe pas -- avec d'autres acteurs...Parce que, quelle distribution ! Outre Gabin et Darc : Philippe Noiret, Gaby Morlay (morte cette même année 1964), Henri Crémieux, Jean-Pierre Darras et un Jean Lefebvre tout en sobriété.
Monsieur ou l'histoire d'un riche banquier perdu à la mort de sa femme dont il apprend qu'elle le trompait à tout va.... C'est la rencontre de Gabin, Darc et Noiret et sans être d'une originalité folle c'est un film qui se suit avec plaisir et avec le sourire au lèvres durant 1h40. Des bons sentiments, des bons dialogues, des bonnes situations et de bons acteurs, tout est réuni pour passer un excellent moment.
Il y avait longtemps que je n'avais pas revu ce petit bijou de comédie. Quel plaisir de savourer la verve inégalable de Jean Gabin, le talent de Philippe Noiret et la fraicheur de Mireille Darc, un superbe plateau secondé par des seconds rôles exquis. Si l'on y ajoute un scénario malicieux servi par des dialogues truculents, ce film réalisé par Jean-Paul Le Chanois est un petit chef-d'œuvre pour les yeux et les oreilles. Voilà une comédie réjouissante comme on n'en fait plus.
L'histoire improbable et le scénario tenant sur un mouchoir de poche tiennent surtout par le talent de Jean-Gabin. Cela fait trop peu pour en faire un film inoubliable.
Un bon film, mis a par Nathalie Bernadac qui a 17 ans, joue encore à la marelle (?). Gabin est impérial comme à son habitude. Du bon théâtre filmé pour toute la famille. Je n'entrerai pas dans les détails tous et expliqué dans d'autre critique.
Aujourd'hui avec l'informatique il serait sans doute impossible de vivre au grand jour avec une fausse identité. "monsieur" touche un salaire, consulte un médecin dans le film avec le nom d'un mort: "Georges Baudin"... Cela impliquerait que le banquier reconverti en domestique ait...un compte en banque et une carte de sécurité sociale avec de faux papiers . En 1964 les salaires devaient pouvoir être versés en espèces... Le curriculum vitae d'ancien maitre d'hôtel imaginé par "monsieur" et confirmé au téléphone par son ami notaire serait sans doute mieux vérifié de nos jours...Quoique ?
Un très bon rythme, des répliques savoureuse et des silences qui en disent long. Une bonne comédie qui fleure bon les années soixante avec une Mireille Darc rayonnante et charmante, un Noiret tout en bonhomie et un Gabin juste, simple et efficace. Sympa de le voir dans un rôle où se n'est pas lui le dominant.
Sous ses aires d'affaires de fesses ce film est en fait une critique marxiste de la bourgeoisie et des conflits de classe. Le Chanois est resté communiste au fond.