Pleasantville
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 janvier 2015
L'objet cinématographique dans son contenu a-t-il un but, un véritable propos, des directions ou n'est-il qu'un pur objet de divertissement soumis à la seule valeur d'échange d'une monnaie virtuelle, un simple intermède dans la stimulation globale d'une société de consommation. Le rêve n'est-il qu'un phénomène annexe et accessoire du repos de la conscience humaine dans la réparation de son énergie vitale ou a-t-il lui aussi dans son contenu un but ineffable, un véritable propos secret et des directions insondables.

Ce procédé de mémorisation de l'image et du son du récit cinématographique, cette création libre et suspendue du récit onirique possèdent toutes deux des ressources certaines capables d'inspirer et d'éveiller la conscience. L'alchimie cinématographique apparaît alors comme la simple correction technique d'un dispositif de l'imagination créatrice, l'ordination d'un rêve lucide dangereux remis sur les rails de la narration classique non plus dans l'expression du réel mais au travers d'une représentation cinématographique de la vie quotidienne. N'est-ce pas la même immédiateté tranquille qui rectifie un contenu onirique devenu trop clairvoyant? Les syntagmes sonores et visuels d'une conscience libre sont alors réagencés et recyclés, puisque le mot est d'actualité, dans un produit cinématographique qui n'offre plus malgré son prix (là où le rêve était libre et gratuit) qu'un contenu modifié, des propos altérés et des directions changeantes.

Pleasantville nous offre alors un rattrapage audacieux dans une vertigineuse mise en abîme sur au moins trois niveaux (réalité quotidienne, réalité cinématographique contemporaine et réalité d'une série télévisuelle). Par ces prémisses le film peut-être vu comme la mise en place d'un dispositif de sécurité pour faire suite à une évasion parfaite. Le jeune adolescent David-Bud s'est évadé dans un espace mental, onirique et structuré issu d'une imagination créatrice d'un monde meilleur au travers de la simulation d'un passé réifié par une simple série télévisée. Le propos du film se propose donc de ramener le protagoniste (et donc le spectateur) vers l'esprit du siècle après une série d'épreuves initiatiques. Dans une première analyse ce film a toutes les couleurs de la vertu, avec même quelques intrusions tolérées dans le domaine de la contestation et de la critique sociale mesurée. Subversion et modération sont intégrées au principe même de l'empreinte d'une relation de confiance entre le spectateur et l'objet de la représentation comme le geste paternel d'un père qui voudrait ramener l'enfant qui en défrichant des sentiers nouveaux découvre émerveillé d'autres mondes possibles.

C'est l'une des raisons pour laquelle cette critique se construit c'est qu'elle résulte, tous comptes faits d'un objet cinématographique digne d'intérêt mais dangereux car il réclame au fil de son parcours une adhésion à certains principes immuables et à un retour serein à l'actualité moderne et s'assimile parfois comme un analgésique aux douleurs des directions normatives d'une société moderne, de son contenu idéologique et de l'acceptation finale de buts aliénants, comme l'onction d'une douce propagande, geste diplomate d'un cinéma d'outre-Atlantique.
En cent vingt minutes ce film voudrait, malgré tout, nous faire croire aux progrès de la civilisation et à l'évidence d'une supériorité qualitative du monde moderne sur autre chose, démontrée par David-Bud renvoyé dans une civilisation du passé et proposant à nouveau les mêmes erreurs en plaquant un schéma directeur vers un futur dont il connaît pourtant les apories et sans jamais inventer des solutions nouvelles offertes pourtant par une simulation différente. Ce film malgré des audaces, une inventivité et un ton angélique nous renvoie finalement à l'affirmation de vieux clichés et à l'érection finale d'une seule simulation possible, c'est à dire d'un seul monde, dictamen intransigeant d'une pensée unique.

Apportons des preuves à ce qu'est une véritable manipulation psychologique sous le couvert de la bienveillance en véhiculant des tautologies, des paradoxes, des clichés et des mensonges au travers des exemples suivants: l'opposition sémiologique du noir et du blanc puis du noir et du blanc et de la couleur (c'est à dire la correction d'une erreur par une nouvelle erreur) ; le silence aveuglant autour de la représentation mentale de l'espace et du temps à Pleasantville (sans jamais envisager les failles réelles d'une société de consommation) ; aux nombreux phénomènes langagiers presque occultés ; à la véritable joie créatrice des livres blancs violés par une mémoire sectaire et enfin à l'acceptation passive de la télévision transformée par un démiurge vertueux (qui parlera d'elle comme d'une amie) en un objet magique.

L'opposition classique entre le noir et le blanc, sa réitération dans le système des couleurs est la première aporie ancrée dans la collectivité et inlassablement véhiculée par le processus filmique. Or ce qui s'oppose à l'obscur, à l'opaque et au noir n'est pas le blanc mais bien plutôt l'invisible, le transparent, la clarté et le translucide là ou le flou et l'opacité sont absorbés par la lumière. Pleasantville connaît bien ses nombreux niveaux de gris ; les échelles de transparence, les clairs-obscur, les degrés de reflets sont déjà bien avancés et semblent receler des possibilités totalement inconnues de la société dite moderne. La raison de l'intrusion de David-Bud est de renvoyer le noir et blanc à une opposition classique vers la couleur (en générant une émotion artificielle, fraction de la lumière), c'est à dire à un archétype issu de l'esprit du monde moderne entravant ainsi la réalisation en devenir du véritable reflet, non plus comme la stricte copie d'une première réalisation mais bien comme une sorte de miroir de l'âme, projection d'un monde virtuel dans un futur différent et dans des directions nouvelles. Les parents par exemple ne connaissent pas l'image stricte de leurs enfants mais seulement l'empreinte mentale (ce qui autorise l'intrusion de David-Bud et de Mary Sue-Jennifer), ces deux visiteurs précipiteront Pleasantville dans la plus triviale reproduction du seul monde moderne connu des adolescents. Vous noterez alors bien mieux la gravité relative de celui qui sous prétexte d'amener la lumière propose un miroir aux habitants d'une simulation (ici Pleasantville) pour leur montrer non pas ce qui est mais ce que lui veut nous faire croire de notre image et enfermer ainsi la représentation du monde dans la triste et stricte aliénation d'un code.

Cette transparence, ces reflets : éclaboussures ondoyant à la surface des eaux, ces éblouissements célestes, lune diaphane suspendue dans le ciel des idées, ce clair-obscur à peine envisagé ni même compris par la société des visiteurs étaient pourtant une promesse en devenir de Pleasantville. À ce titre le comportement du jeune adolescent mais surtout du choix filmique de la représentation vis à vis du seul livre d'art est exemplaire. la page claire de la couverture résume à elle seule une idée, première évolution possible des citoyens de Pleasantville : l'art pictural est une harmonieuse transition, solution entre la ligne droite et la courbe (c'est le motif de la page de couverture : quelques lignes droites traversées par une ondulation), hypothétiques prémisses des développements architecturaux possibles au sein de Pleasantville. Ce détail (peut on réellement parler d'un détail là où les livres n'avaient qu'un seul motif de couverture et des pages vierges) est totalement ignoré par David-Bud qui résumera brièvement la peinture dans l'esprit du protagoniste (Bill Johnson) à la simple excitation de représentations colorées (sans même discerner une vie de l'auteur, épisode du Titien, ni même le motif! dans l'épisode de la femme qui pleure, désolée) et déclenchera finalement la colère des habitants (non pas agressé par un nu édénique mais bien plus par les couleurs criardes de ce nu, postiche vulgaire, introduction à la réclame obscène d'une poupée pornocrate qui vantera bientôt la grande marque d'une devanture de magasin, loin de la modération d'un simple "Soda Shop"). La violence physique et oculaire des stimuli de la couleur est donc liée à une émotion artificielle irritante (publicités en devenir) transmise aux habitants privés de la délicatesse, de la douceur et de la caresse ontologique du noir et blanc qui effleure à peine la surface de la peau. L'idée pré-conçue et véhiculée par ce moyen de transport cinématographique, rendue presque évidente et naturelle par l'artifice technologique est de faire-croire cet agréable village comme en retard sur l'obsession de la civilisation moderne et excitée qui se voudrait supérieure.

Un robot romain ne serait pas moins étonné devant un "primat" gaulois (chaman transcendant la forêt primordiale?) que cette jeune écervelée devant la représentation du temps et de l'espace. C'est pourtant au cours de sa première journée d'école que Mary Sue-Jennifer découvre une structure de l'espace et du temps très audacieuse : "La fin de Main Street en est seulement son recommencement". Ce qui est évident pour tous est impossible à assimiler pour celle à qui il aura fallu finalement un globe pour pouvoir admettre le même début et fin d'une ligne droite. Imaginons un instant la richesse de ce mode de spatialisation pour entrevoir la révolution conceptuelle des déplacements. Pour aller à l'autre bout de la ville je peux justement me diriger vers le point opposé de la direction à suivre et bénéficier d'une téléportation audacieuse à la fin de la rue qui m'amène au début de ma destination. Si les distances s'abolissent franchement, les habitants n'auront sans doute plus jamais l'occasion d'inventer les nouveaux possibles offert par cet affranchissement du réel dès que la ville sera reliée au maigre espace cognitif des intervenants extérieurs.

Ajoutons, ici-même, l'extrême circonspection du propos filmique autour du point névralgique, du centre de douleur de la société marchande : à Pleasantville on ne voit aucune transaction financière, il semble même que l'argent n'existe pas, la seule véritable valeur d'échange et d'usage semble être la médaille ou l'insigne. Or l'esprit de ces deux jeunes adolescents issu d'une implacable société de consommation générée par la vision caricaturale et étriquée des petits écrans (le jeu télévisuel proposait un gain financier) n'a usé que de ce seul mode d'apprentissage : la télévision (Mary Sue-Jennifer découvre, dans les faits, la littérature seulement à Pleasantville). C'est bien pourtant à la Chambre des Commerces que tous les conflits vont être générés.

Pour ne pas alourdir ce propos nous n'envisagerons pas le phénomène langagier qui pourtant est un point crucial du propos, une frontière linguistique entre les mondes (le fameux "Oomph" de la télécommande, le "Cool" de Marie-Sue-Jennifer, le puissant Mississippi, la syntaxe et la grammaire mentale des habitants ...) ; le miracle du Verbe, ignoré des deux intervenants se présente comme en prescience, en lente gestation dans Pleasantville, encore à l'état latent et sera définitivement occulté dans le tombeau d'un monde du progrès (là ou pourtant le cimetière ne semblait pas encore exister). En ce sens nous interpréterons la sublime virginité de ces livres blancs dont la seule couverture, préliminaire du rêve et de la contemplation, devait permettre le libre jeu d'une imagination créatrice en des œuvres nouvelles et différentes. Car si les livres sont vierges, les journaux, eux, sont imprimés et ce premier style folliculaire et journalistique est déjà l'écriture en devenir. Cette beauté profane aux yeux de la jeune garce (c'est ainsi qu'elle se définira à la fin du film) ne connaîtra, encore une fois, que la stricte copie, reproduction stérile issue d'une mémoire morte incapable de la moindre variation, de propos nouveaux, d'inventivité et de créativité.

Sans le feu et sans même l'électricité (les appareils étaient-ils seulement branchés avant les incidents et l'instauration d'un code de la Justice) Pleasantville couvait des jours paisibles et les promesses d'un futur qui n'est plus ce qu'il était (simple phrase possible de Pleasantville) en étant l'objet de représentation d'un monde moderne esclave et enchaîné au seul poste de télévision dont l'acceptation passive est fortement suggéré par un procédé cinématographique qui transforme cette dictature agressive de la stimulation visuelle et sonore en un objet magique publicitaire capable de provoquer le voyage spirituel et transcendantal d'un jeune adolescent incapable de méditer et de spiritualité sans le substrat mécanique et l'artifice technologique d'une télécommande devant la mire de la télévision où se dessinait en noir et blanc, qui sait, le visage des derniers indiens.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 octobre 2014
Un film captivant! Un vrai petit bijou des années 90 qui donne à réfléchir. Les thématiques qui y sont traitées sont riches et profondes et certaines scènes sont vraiment magnifiques !!!

Bravo à tous ceux qui ont contribué à sa réalisation !!!
septembergirl

680 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2014
Une comédie dramatique fantastique qui oppose habilement modernité et années 1950, pour offrir une subtile critique aussi bien des valeurs ultra puritaines américaines que de la société de consommation. La photographie et les décors en noir et blanc sont stylisées et très réussis. Cependant, malgré un concept ingénieux et original au départ, la réalisation suit un fil conducteur prévisible, les longueurs prennent le pas en deuxième partie de film et le sentimentalisme devient excessif. Un bon divertissement cependant, empreint d'un joli charme et d'une belle nostalgie par moment !
6nematod
6nematod

19 abonnés 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2014
Plus que plaisant ce film ! Et aussi original qu'intemporel (il date pourtant déjà de 1998).
Julien D

1 349 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Le concept à l’origine de Pleasantville s’amuse à prendre à contre-pied deux des grandes tendances de la mentalité américaine de la fin du vingtième siècle, qu’étaient une certaine nostalgie de ses années les plus prospères et l’uniformisation des expressions artistiques. Son idée d’envoyer des adolescents contemporains dans une version édulcorée des années 50 où ils vont débloquer les esprits étroits d’une communauté conservatrice, puritaine et isolationniste permet à Gary Ross de mettre en images un joli récit fantastique et d’aborder une quantité de sujets tellement sensibles que l’ensemble en vient à faire trembler sur son piédestal la sacro-sainte image du rêve américain. Si la magie opère c’est également grâce à un travail esthétique impressionnant jouant sur le passage entre le noir et blanc et la couleur (la part d’images numériquement retouchées était à l’époque sans précédent) qui illustre son message philosophique, somme toute assez moralisateur mais développé avec une délicatesse curieusement attendrissante.
Ezhirel
Ezhirel

61 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2013
Voilà des mois/années que je repoussais le visionnage de ce film, passant durant tout ce temps à côté de l'un des films les plus audacieux de la décennie 90. Me voilà satisfait d'avoir réparé cette grave erreur. En effet, sous cette comédie à première vue potache se cache en vérité une très jolie critique (bien qu'acerbe) du puritanisme Américain, ainsi que du conservatisme et de l'obscurantisme qui en découle, le tout appuyé par une réalisation originale et par une esthétique léchée. Le film n'est cependant pas exempt de défaut mais les points positifs balayent l'essentiel des choses que l'on pourrait lui reprocher. On félicitera également le réalisateur de ne jamais tomber dans le piège inverse de l'éloge de l'ultra-progressisme décadent. Une belle comédie, à voir et à revoir !
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

47 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2013
Film original, j'ai bien aimé.
Le mélange entre le noir et blanc et les couleurs est vraiment réussi. Le scénario est vraiment bien, on bascule vraiment dans un autre monde, un monde qui est censé être "parfait" sans violence, sans sexe, peuplé de gens courtois agissant presque comme des robots etc... mais heureusement tout ça va changer!
Tobey Maguire est excellent.
Chris46

587 abonnés 978 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2018
«  Pleasantville  » est un petit bijoux du septième art . C'est l'histoire d'un jeune adolescent un peu coincer nommer David ( Tobey McGuire ) pas très a l'aise dans son époque et qui est fan d'une ancienne série en noir et blanc assez ringarde des années 50 qui prône les valeurs familiales . Cette série qui se déroule dans la ville fictive de Pleasantville suit le quotidien d'une famille parfaite des années 50. Un soir alors qu'il se dispute le programme TV avec sa sœur Jennifer ( Reese Witherspoon ) celui ci casse maloncontreusement la télécommande . Un mystérieux réparateur télé débarque alors chez lui et lui donne une étrange télécommande . En actionnant la télécommande celui ci se retrouve alors propulser avec sa soeur en plein milieu de sa série TV en noir et blanc à Pleasantville . Très vite lui et sa sœur vont perturber la vie idéale , parfaite et bien ordonnée des habitants de Pleasantville ainsi que les valeurs morales et familiales auxquels ils étaient attacher ... « Pleasantville  » est un petit bijoux cinématographique de la fin des années 90 qui est malheureusement assez méconnu et qui mériterait d’être redécouvert . Le scénario est génialissime . Un scénario brillant qui mélange avec brio plusieurs genre cinématographiques comme la comédie , le drame et le fantastique . L'idée de départ est vraiment brillante et très originale avec ses deux ados qui vont se retrouver propulser bien malgré eux dans une ancienne série en noir et blanc dans une petite ville fictive américaine où ils vont perturber la vie très ordonnée des habitants de cette ville ce qui va donner lieu à des moments drôle . Il fallait la trouver cette idée quand même .
L'histoire est super bien écrite . Que c'est drôle de voir ses deux ados qui vont perturber la vie tranquille , monotone et bien ordonnée des gens de Pleasantville . Dans la ville de Pleasantville tout est idéale et agréable , les gens sont parfaits , les parents sont travailleurs , les enfants ont toujour des bonnes notes a l'école , les gens prône les valeurs familiales , le sexe et la violence n'existe pas , les choses désagréable n'existe pas comme les incendies qui n' existe pas avec les pompiers qui ne font que secourir des chats dans les arbres , les maris sont toujour très bien accueillit en rentrant à la maison par leurs femmes qui leur préparent toujour à diner et qui font toujours les tâches ménagères sans rechigner , les ados sont toujour sages et ne font pas de bêtises avec des ados qui flirte uniquement en se tenant par la main , il n’y a aucun mauvais imprévu avec une routine agréable , il fait toujour beau dans cette ville qui n'a jamais connu un seul jour de pluie . Mais très vite les habitants de Pleasantville vont se rendre compte grâce à Jennifer et David que leurs vies n'est idéale qu'en apparence et qu'ils leur manque à tous des choses essentiels dans la vie comme le sexe , le fait de casser la routine et le quotidien en faisant d'autre choses , de ne plus rester à la maison a préparer à manger et j’en passe . Le scénario en profite pour parler de certains sujets comme le racisme envers les personnes qu’on juge différentes notamment quand les habitants de Pleasantville deviennent colorés après avoir réaliser un changement dans leur vie . Les gens colorés qui deviennent le bouc émissaire des gens en noir et blanc qui ne veulent pas de changement dans leur vie et qui sont accrocher bien fermement à leur valeurs .
Un film qui mélange habilement scénes drôles spoiler: ( Jennifer qui fait découvrir les joie du sexe aux gens de pleasentville , la mère de famille qui découvre la masturbation et qui déclenche un feu , le père de famille qui rentre chez lui et qui est très perturber quand il ne voit pas sa femme l'accueillir et qui n'a pas préparer le dîner comme d'habitude ... )
, moments d'émotions et scénes magique et poétique de toute beautés spoiler: ( la ville de Pleasantville qui se colore au fur et a mesure a cause des nombreux changement initier par David et Jennifer avec nottament la scène sublime des feuilles colorées qui tombe sur la voiture en noir et blanc )
. Le casting est excellent avec nottament l’acteur Tobey McGuire dans l’un de ses premiers grands rôles à l’écran quelques années avant de devenir une star grâce à la trilogie « Spider-Man » de Sam Raimi . Il est excellent dans le rôle de David ce jeune ados un peu timide et coincer pas très à l'aise dans son époque et qui s'évade tous les soirs dans son feuilleton préférer qui montre un monde parfait dont il rêve et qui va être ravis d'être propulser par magie dans son feuilleton préférer . Reese Witherspoon ( ici dans l’un de ses premiers rôles avant d’être révélé pleinement au grand public avec ses films suivants comme « sexe intentions » et surtout « La revanche d’une blonde » ) est également géniale dans le rôle de Jennifer la sœur de David qui est elle une jeune adolescente extravertie totalement à l’opposé de son frère et qui va perturber la vie calme et tranquille des habitants de Pleasantville . Les rôles secondaires sont également tous très bon avec nottament les acteurs William H. Macy ( « Jurassic Park 3  » , « Air Force One  » ... ) Jeff Daniels ( «  Dumb and Dumber  » , « Speed » , « Les 101 Dalmatiens » ... ) ou encore Paul Walker la star de «  Fast and Furious » qui n’est encore à cette époque qu’un jeune débutant au début de sa carrière qui tente de percer dans le métier . Ils interprètent tous très bien les habitants de Pleasantville avec leurs valeurs morales .
La réalisation est magistrale . L'idée de mélanger noir et blanc avec quelques touches de couleur est une idée superbe et tres originale qui donne lieu a de superbes images . Sa donne lieu a des moment originaux , magique et poétique et qui nous donne envie de nous évader dans le monde de Pleasantville . Les effets spéciaux sont très réussit pour donner vie à ses superbes scènes . La reconstitution des années 50 est super bien faite grâce a de superbes décors et costumes . Un petit bémol tout de même le film traîne un tout petit peu en longueur vers la fin mais c’est minime . Pour résumer « Pleasantville » est un très grand moment de cinéma .
EricDebarnot
EricDebarnot

242 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2013
L'intelligence du premier film de Gary Ross (oui, celui de "Hunger Games"), c'est de prendre à contrepied le récit nostalgico-romantique façon "Rose Pourpre du Caire" en substituant à un retour vers un passé américain idéalisé (on pense aussi au "11/22/63" de King) la visite d'un univers codifié et artificiel, au sein duquel diverses expériences plus ou moins destructrices vont avoir lieu. En ce sens, "Pleasantville" se rattache franchement au genre littéraire de la SF, au même titre qu'un "Truman Show" par exemple. La singularité du film vient alors de la sensibilité extrême avec laquelle Ross et ses interprètes (un casting magnifique, avec l'excellent Tobey Maguire à sa tête) défendent la noblesse de leur "thèse" : la société américaine doit s'ouvrir à l'art, à la sensibilité, à l'hédonisme pour se sauver de sa tendance fondamentale à la normalisation et à la sacralisation de l'efficacité sociale et industrielle. Souvent un peu trop théorique, voire donneur de leçons, le film transcende ses défauts grâce à une délicatesse extrême du traitement des personnages comme de l'intrigue. Il est par contre clair que Ross ne sait guère comment représenter la réaction, l'oppression (le même défaut entache d'ailleurs "Hunger Games"), et du coup montre le geste de rébellion / révolution avec un angélisme un peu ridicule. C'est là la principale limite de "Pleasantville", son côté exagérément sucré. Esthétiquement très fin, joliment mis en scène, "Pleasantville" reste néanmoins un OVNI remarquable au sein du cinéma hollywoodien.
Diane_26
Diane_26

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2013
Je regrette de ne pas l'avoir vu plus tôt ! C'est un de mes petits "coup de cœur" de l'année. Ce film est original par son scénario, agréable à regarder, amusant, bien réalisé avec des acteurs tous aussi bons !
Je n'ai mis "que" 4/5 car la fin traîne un peu en longueur mais je ne vais pas m'attarder là-dessus... J'ai vu ce film alors que je ne le connaissais pas du tout et j'ai adoré ! Enfin, d'après moi c'est une comédie à avoir vu au moins une fois !
lejupy
lejupy

3 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2013
beau film , melange de noir et blanc et couleur dans une ville parfaite et plaisante qui voit sa vie bouleversée par reese whiterspoon plus belle que jamais ! une histoire tel que tim burton pourrait nous sortir mais non c est gary ross !! j ai eu plaisir a le revoir
CheyenneWakta .
CheyenneWakta .

7 abonnés 101 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2012
Pour le coup, on peut dire que le scénario est original et qu'il y a eu un vrai travail à ce niveau. J'aime le duo Reese/Tobey, mais il n'est pas pour autant génial génial. Une comédie qui tourne au drame, mais avec une belle morale finale "je n'ai été qu'une garce, maintenant j'aime les études". Un peu trop
cliché ?
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 novembre 2012
Pleasantville est plutôt surprenant. L'histoire est originale et le casting est relativement bon. Tobey Maguire n'est pas totalement insupportable, cette fois... Quant à Reese Witherspoon, elle est charmante, mais son jeu d'actrice laisse à désirer. Sur le plan politique, le niveau n'est pas très élevé... Et c'est ce qui gâche le film. L'originalité se trouve donc dans la forme plutôt que dans le fond. Ca peut berner certains spectateurs, mais ce n'est qu'un simple divertissement un peu trop prétentieux.
Vanessa Vieuxbled
Vanessa Vieuxbled

51 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2012
c'est intéréssant mais c bizarre quand même.
pas de doutes les acteurs sont doués.
quand certains personnages sont en couleur et d'autres gris on dirait des zombies
Damien S
Damien S

44 abonnés 495 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2023
Un très bon film sans temps mort avec des personnages touchants. Les effets spéciaux sont prodigieux pour l'époque et l'émancipation des personnages est jubilatoire. Un très bon film américain hélas méconnu.
Tobey Maguire et Reese Witherspoon y font leurs premières armes et on sent déjà tout leur talent qui se confirmera par la suite.
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