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SYNEPHIL
62 abonnés
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4,0
Publiée le 11 février 2016
Grace a l’extraordinaire composition des 2 comédiens centraux ,l'on ressent énormément d’émotions a suivre "l'autopsie" de cette belle histoire d'amour dont on remonte le fil a travers des flash-back savamment distillés.Toujours proche des protagonistes ,la camera nous fait partager le quotidien de ce couple a la dérive dont leur petite fille semble être l'unique lien qui les unissent encore.A travers leurs souvenirs ,l'on revit leur jeunesse respectives ,leur rencontre et le jeu de séduction qui en découle.Teinté de poésie et de magie ,ces moments tranchent radicalement avec le présent ou l'alcool ,les cris et les insultes ont remplacés les caresses et les mots doux.Au delà d'une mise en scène particulièrement réaliste ,ce qui touche d'abord c'est l'authenticité qu'apporte Gosling et Williams a leurs personnages : tant dans leur coups de gueule que dans leurs étreintes passionnés ,l'on y croit a chaque instant ,c'est aussi ça la marque des grands acteurs.
Un film détestable pour quelqu'un qui envisage le cinéma comme un art de la vision du réel, un filtre déformant qui va embellir ou assombrir les choses de la vie avec tact, poésie, fougue... Or ici, le film ne propose pas autre chose qu'un récit d'une vérité chirurgical à la limite du malsain des extrémités (début et fin) d'une vie conjugale. C'est la vérité et c'est sacrément moche ! Les rares moments de félicité ne peuvent pas sauver ce film qui s'apparente plus à une séance d'extraction de dent chez le dentiste. Cela dit, les gens qui se plaignent d'avoir une trop belle vie peuvent aller voir ce film comme cure de réalité sordide. ( dans le même créneau, revolutionnary road avait au moins le mérite de se dérouler dans les années 60 )
Très bon film sur la vie de couple et ses déboires... Lent mais ca ne gache pas le plaisir, et assez realiste quant a la lassitude qui peut survenir dans le quotidien à deux. Quant au duo: Gosling/Williams, rien à dire!!
Les résumés presse du film et la bande-annonce se gardent bien d'annoncer le climat de ce film : glauque de bout en bout. Plusieurs personnes sont parties au cours de la séance où j'étais et j'avoue qu'elles n'ont pas forcément eu tort. Blue Valentine c'est l'histoire d'un homme profondément romantique qui aime sa femme et sa fille, mais qui a été épousé par une femme qui ne l'a jamais aimé, qui n'a jamais aimé son coté féminin, tendre, absolu, mais qui avait besoin d'un père pour l'enfant qui s'annonçait alors qui s'est vaguement raconté qu'elle aimait ce type. Et depuis ce malentendu initial rien ne s'est arrangé -évidemment- et dans ces conditions une fin tout aussi triste est inéluctable. Et pour continuer dans le ton du film on peut même supposer qu'en prime le type perdra sa fille. La photo est aussi sombre que le propos. Certes Ryan Gosling et Michelle Williams sont excellents, certes pourquoi le cinéma ne traiterait-il pas des couples fondés sur de mauvaises raisons comme il en existe tant. Trop de noirceur tuant la noirceur j'avoue avoir péniblement supporté ce film sur toute sa durée.
Patchwork insipide de scènes désordonnées, inintéressantes, plus ou moins glauques, parfois gratuitement impudiques. Un film totalement inutile. D'ailleurs, je l'ai déjà oublié.
Les deux interprètes sont parfaits, et pourtant cette histoire d'un désamour n'arrive pas à totalement convaincre.Bien trop dépressif, une expérience insatisfaisante.
Blue Valentine reprend un thème mille fois illustré en littérature ou au cinéma, celui de l'érosion d'un amour, confronté au quotidien, pour mille et une raisons, pas toujours explicables. Derek Cianfrance trate le sujet de façon très intime, faisant quasiment le vide autour de son couple, d'où le sentiment d'étouffement qu'il est légitime de ressentir. Le film alterne des images de la fin de l'histoire avec celles des premiers pas amoureux, quelques années plus tôt, de façon plutôt futée, d'ailleurs. Une chronologie linéaire aurait révélé la trame somme toute banale et le procédé fonctionne bien, sauf qu'il s'agit d'un artifice, un peu agaçant. Centré presque exclusivement sur ses deux personnages, Blue Valentine fait complètement l'impasse sur leur environnement. Dommage, car on pressent, du côté de la famille de la jeune femme, notamment, des secrets et des failles enfouis, qui auraient pu lui donner davantage d'étoffe. Le film est estampillé "Sundance", ça se voit, beaucoup, dans une manière de filmer parfois souffreteuse. Ryan Gosling et Michelle Williams sont impeccables, rien à dire, c'est du haut de gamme. Il est juste de préciser que l'on ressort de Blue Valentine avec un cafard carabiné et, bizarremment, sans avoir éprouvé l'émotion ou l'empathie que l'on attendait. Sentiment bien évidemment subjectif, chaque spectateur pouvant, ou non, s'identifier selon sa propre expérience.
"Blue Valentine", ou deux histoires qui s'entrecroisent, ou plutôt une seule et même histoire, dont on ne saurait que le début et la fin. Le début de cette histoire ne présente rien de vraiment nouveau, sans être mauvaise non plus, juste quelque peu banale. La fin de l'histoire est en revanche bien plus intéressante, car la rupture d'un couple n'est pas quelque chose que l'on voit si souvent au cinéma ; du moins, pas toujours de façon aussi radicale. Le montage est parfait, et les scènes charmantes de la naissance de l'histoire d'amour s'enchaînent sur des disputes terribles huit ans plus tard, dans des raccords brutaux. "Blue Valentine" est un des films les plus déprimants vus en salles depuis un bout de temps, et aurait pu être un petit chef d'oeuvre si on croyait un peu plus au début de l'histoire d'amour ; c'est peut-être l'inconvénient de savoir dès le début que ça va mal finir. Ryan Gosling est en tout cas énorme dans ce rôle, et c'est avec impatience que je l'attends dans "Drive".
racontée dans le désordre, les débuts et la fin d'une histoire d'amour, où, pour une fois, c'est l'homme qui souffre le plus. les acteurs sont attachants et confondants de naturel, les images sont lumineuses. petit conseil, prévoyez quand même un mouchoir ou une manche au tissu absorbant ;P
Blue Valentine dissèque la fragilité et le délitement d’un couple avec un pessimisme et une noirceur qui n’a d’égale que sa sincérité. Un couple d’acteurs complétement impliqués se déchire irrémédiablement dans la souffrance, l’incommunicabilité et la haine, sentiment si proche de l’amour. Cette tragédie simple et réaliste est malheureusement maltraitée par un montage en flash back maniéré et gratuit, au lieu de laisser la chronologie narrative expliquer l’usure du temps et le passage lentement insidieux de la séduction vers le désamour, la désillusion puis la rupture. Il reste donc un puzzle de scènes très fortes et chargées d’émotion, que l’on aurait envie de remettre en place pour ménager la progression dramatique.
Presque pris en otage dans cette chute qu'on voudrait empêcher, on en veut à Cindy de laisser dépérir une telle histoire, on participe même plus qu'on ne le voudrait... parce que la réalisation est si excellente. Tristement irrésistible.