Ce film est interessant par son contexte de réalisation et son histoire. L'atmosphère du film est vraiment bizarre et loufoque, ce qui plait ou déplait à certains. Quant à moi, je me place entre les deux: un peu déçu au niveau de la tournure de l'histoire vers la fin un peu trop rapide, incompréhensible et de ce fait décevante. Mais le film se rattrape par son esthétique gracieuse à travers le Miroir. Les acteurs sont bons et prometteurs comme Lily Cole, très talentueuse. Je n'ai pas été déçu de l'ambiance du film, totalement ensorcellante, mais plutôt par la tournure du scénario, un peu trop floue...
Des décors somptueux et un film à la fois très coloré et mystérieux voire effrayant... L'univers est très étrange mais on se laisse facilement embarqué, même si certaines choses nous dépassent.
Un divertissement de bonne tenue, des décors prodigieux, des mouvements de caméra vertigineux et un sens indéniable du rythme permettent de retrouver, dans certaines séquences, la folie naguère déployée par Gilliam. D'où vient alors que la magie n'opère pas totalement, et que l'on a l'impression d'assister à un spectacle balisé et faussement déjanté ? Sans doute le compromis commercial du réalisateur (collaborer avec un grand studio tout en préservant son indépendance) aboutit-il à un projet hybride, plastiquement inégal, qui ne séduira vraiment ni ses fans des grands jours, ni le public populaire des films d'aventures.
Je suis sorti de la salle avec une impression étrange. Sans avoir vraiment adoré ou rejeté ce film dont j'attendais beaucoup. Avec cet "Imaginarium du Docteur Parnassus", Terry Gilliam était attendu au tournant vu le manque de talent et d'invenivité don il faisait preuve ces dernières années et de ce côté on peut affirmer qu'il est en train e retrouver une certaine inspiration. En effet il y a du progrès ; moins d'excessivité et de lourdeur, un cynisme et des délires mieux dosés dans un univers réellement plus apaisant. Bien sur les prestations des acteurs sont inégales (je pense surtout à Jude Law pas dans sa meilleure forme...) et puis on a malgré tout le sentiment que le cinéaste est passé à côté de quelque chose car dans le fond cela reste simpliste voire gentillet. Mais en tout cas beaucoup plus intéressant que ses deux précédents films. Sorte de Faust post-années 2000...
Typique de l'univers de T. Gilliam, L'IMAGINARIUM est un délire à l'image de la vieille roulotte pleine de bric et de broc qui transporte la petite troupe: bizarrement foutu, profond mais fascinant et doté d'une puissance de mise en abîme déroutante. On met ici le doigt sur le danger de se perdre dans ses propres rêves et de jouer avec le feu en se fabriquant un personnage illusoire. Au fond, le propos reste grave mais de grosses louches d'étonnants mondes virtuels et de loufoquerie bonne enfant procurent à l'histoire une douce saveur. Le jeu d'Andrew Garfield reste une bonne surprise. Malgré la présence d'une personnage incarnant le mal (l'ennemi du Dr Parnassus, proprio de la roulotte magique), on évite le propos manichéiste - pour autant, la manière dont se termine l'histoire a de quoi dépiter des spectateurs/trices énamourés du(des) beau(x) Tony. A l'enjeu de la fille du vieux Dr vient se greffer celui d'un simulacre identitaire. La disparition d'Heath Ledger avant la fin du tournage prévu donne en effet lieu à une complication de scénario en introduisant trois autres personnages (alias Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell) comme autant de facettes d'un au-delà du miroir... Pour autant qu'il se tient, on a du mal à croire à ce conte fantasmagorique, qui ne ménage pas trop les méninges. Plaisant.
Une oeuvre étrange, destabilisante et chétive. Si on peut apprécier l'audace de la forme, difficile de souscrire au visuel dégradé et de ne pas être dubitatif devant la morale proposée. On regrette surtout que The Imaginarium of Doctor Parnassus s'éparpille pour nous perdre dans des intrigues inconsistantes. D'aucun ne manqueront pas de souligner là un parti pris assumé de l'auteur. Mais il devient difficile dans ce cas de justifier le manque de passion auquel ce procédé conduit.
Magnifique visuellement et doté d'un scénario métaphorique issu du cerveau génial de Gilliam, ce film est un joyau ! On baigne dans le rêve, l'irréel et le second degré. Virtuosité également concernant le personnage à multiple facettes qu'ont défendu Heath Leadger (escroc magnifique), Johnny Depp (hilarant), Jude Law (paumé) et Colin Farrel (en mode pétage de plombs) : arriver à le rendre cohérent alors qu'il change de visage est un vrai tour de force ! Lily Cole y est belle comme la Vénus de Cabanel (quoi que Gilliam semble plus vouloir parodier Botticelli), Christopher Plummer est parfait en vieux magicien pathétique et le jeune Andrew Garfield (vu dans Boy A) est prometteur. L'humour, les jeux de mots sont également de la partie. Bref, Gilliam renoue avec sa grande période (Brazil, Fisher King) et semble enfin délaisser la branche grand public (Frères Grimm) qui lui allait moins bien. A voir mais à condition de se laisser porter par un film cohérent dans son délire.
Le débordant d'imagination Terry Gillian nous entraîne une fois de plus dans une histoire délirante avec cet imaginarium. Une belle brochette d'acteurs, des effets spéciaux spectaculaires et une mise en scène "bousculée" permettent de passer un bon moment sans apporter une réelle évolution de ce genre qu'il affectionne.
L'Imaginarium Du Docteur Parnassus prend des allures d'oraison funèbre en l'honneur d'Heath Ledger, décédé en plein milieu du tournage et dont le personnage est ensuite interprété par Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell lors de trois courtes séquences. Contrairement à mes craintes, cette substitution se fait sans trop de dommages puisqu'elle est cohérente avec l'univers délirant du film. Au niveau esthétique, Terry Gilliam lâche la bride à son imagination pour donner vie à tous ses fantasmes. Mais cette effervescence visuelle tourne un peu à vide en raison d'une intrigue manquant d'âme. Au final, un film sympathique mais pas indispensable, en forme d'au revoir à un acteur talentueux qui nous a quitté trop tôt.
Une ode à l'imaginaire. Avec ce film, Terry Gilliam conte une très jolie histoire sur fond de mythes, de mystères et de fantastique. Mettant en scène des personnages ayant tous un rôle important et sympathique, le réalisateur en profite pour glisser des messages sur la société actuelle de consommation, le matérialisme et le système Hollywoodien. En effet, on ne peut s'empêcher de voir en ce bon vieux Parnassus le réalisateur lui-même. Il s'agit donc d'un film riche en degrés de lecture, en interprétations, bref, un film qui laisse libre à cours à notre imagination, qui nous fait également beaucoup rire par son humour et qui nous touche par sa poésie. Quelques petits bémols cependant : le film met un peu trop de temps à vraiment démarrer et ne s'attarde pas énormément sur les enjeux pourtant bien présents. Mais ne boudons pas notre plaisir devant ces magnifiques décors, costumes, musiques et acteurs. Ces derniers sont tous impeccables, que ce soit Christopher Plummer, Tom Waits, Heath Ledger, en passant par la belle Lily Cole, Andrew Garfield et Verne Troyer. Et si Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell sont assez bons malgré leur courte apparition, il est tout de même dommage que le regretté Heath Ledger n'ait pas pu jouer toutes les facettes de son personnage.
Une fois n'est pas coutume, Terry Gilliam me déçoit quelque peu avec ce film certes sympathique mais trop brouillon. Avec tant de matière, il y avait quoi faire beaucoup mieux, là je suis un peu resté à côté du film. Cependant, Heath Ledger assure et Gilliam a vraiment bien rattrapé le coup après son décès en le remplaçant par 3 acteurs (Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrel) sans que ce soit incohérent.
Le cerveau de Terry Gilliam foisonne d'idées, de poésie, de loufoqueries, d'imagination, ce n'est plus à prouver. A la manière d'un Burton, l'ex Monty Python a su imposer sa marque à travers tous ces films. Malheureusement ici, il semble que les idées du réalisateur s'entrechoquent les unes aux autres sans jamais trouver leurs véritables places et le film apparaît comme un ensemble de délires visuels aux services d'une histoire non maîtrisée à la mise en scène un peu bancale. Du coup, le réalisateur maudit, malgré des personnages attachants joués avec justesse ne parvient pas à susciter l'émotion. Christopher Plummer et Heath Ledger porte pourtant cette légère folie communicative sur leur visage et le diable interprété par Tom Waits est un petit bijou de personnage. Les interventions salutaires de Johnny Depp, Jude Law et Collin Farrel, bien que plaisantes ne restent que ce qu'elles sont : un coup de main pour que le film puisse être terminé suite à la mort d'Heth Ledger. Bref, Gilliam a de l'imagination à revendre et un problème pour la canaliser et la structurer dans "L'imaginarium" si bien qu'il survole énormément de choses : l'opposition rêve/réalité et la trop petite part de rêve que nous accordons à nos vies, les choix décisifs et les erreurs qui en découlent, l'infatigable envie pour l'être humain d'accéder à ce qu'il n'a pas ou n'est pas, souvent à défaut des autres. Alors si vous désirez passer de l'autre côté du miroir, vous savez à quoi vous attendre.
Un casting qui annoncer un excellent film malgré tous le casting talentux le film n'est pas bon et le scénario incompréhensible je n'ai rien compris au film et a l'histoire su film malgré que je lai vu plusieurs fois déçut !
Clairement pas le meilleur film de Terry Gilliam qui nous sert une histoire sans grand intérêt en guise de scenario : la lutte du bien contre le mal s'avérant déjà traité a maintes et maintes reprises au cinéma et ce de manière plus talentueuse.Tranchant radicalement avec les scènes Londoniennes pour la plupart très ennuyeuses ,les séquences du monde imaginaire sont plutôt réussies grâce a des trucages efficaces qui donnent de magnifiques plans a l'écran.Si elle reste tout a fait correcte ,la mise en scène du réalisateur de Brazil n'en demeure pas moins assez molle ,ce qui nui au rythme général d'une oeuvre déjà trop personnel a la base pour vraiment convaincre le grand public de s'embarquer dans cette aventure.Malgré leur talent évident ,les comediens semblent livré a eux même face a la camera ,ce qui procure au final un étrange sentiment d'improvisation continuelle qui ne fait que renforcer l'impression de gâchis qui domine ce film.