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Un visiteur
2,5
Publiée le 21 décembre 2008
Il est temps que j'écrive la critique, car plus je pense au film, plus je lui trouve des travers irritants. Dans un premier temps, l'idée semble séduisante, quoiqu'un peu rebattue : Caos Calmo traite d'abord du travail de deuil, mais finalement s'en éloigne par des chemins détournés et pas toujours très limpides. Pas de pathos excessif et une sobriété de tellement bon aloi qu'on finit en par oublier le thème principal. J'ai eu parfois l'impression que le metteur en scène avait carrément oublié de dire à la gamine qu'elle était censée avoir perdu sa maman, ce qui, quelque soit le blocage supposé de l'enfant, devrait être plus palpable. J'ai personnellement aimé l'idée de la place vers laquelle convergent les rancoeurs et les peurs de ceux qui continuent à vivre, et qui se transforme en un creuset apaisant où toutes les agitations du monde viennent échouer. Enfin, Nanni Moretti joue bien, c'est un fait indéniable, et il centralise l'attention avec un certain talent. Mais... mais plus on y réfléchit, plus on découvre les complaisances, les scènes gratuites et inutiles, les trucs rajoutés pour faire un petit rôle à l'un, un petit plaisir à l'autre : Moretti qui réussit à nous persuader qu'il est irrésitible, comme d'hab, la minette au chien qui balade son joli minois, la belle soeur hystérique qui a droit a deux interventions, le frère plus m'as-tu-vu que nature, la scène pour "faire voir Venise", celle où Berling arrive comme un cheveu sur la soupe, Polanski un p'tit tour et puis s'en va... Le clou en matière de facilité étant la scène de sexe d'une indécence inouïe qui a pour seul effet de mettre terriblement mal à l'aise. Et puis c'est long tout ça, on baille et on s'ennuie souvent. Au final, je me demande s'il faut le recommander !
Ce film peut sembler repoussant du fait du pitch simpliste nous faisant observer un homme seul assis sur son bac. Cette petite histoire troublante a deux grands atouts : D’un coté, le minimalisme très original de son scénario et de sa mise en scène, et d’un autre coté l'intensité du jeu de Nanni Moretti. Ce cocktail rend l'histoire de ce veuf brisé particulièrement émouvante sans jamais sombrer dans le pathos (j'ai pleuré!).
Un très bon film italien qui nous fait penser aucinéma de ce pays des années 70 ou 80. Tout est inattendu et les grands conflits intérieurs du protagoniste passe sous un calme, c'est qui justifie le titre. les problèmes du personnage anime ceux des autres qui paraissent d'une façon discrète mais bien présente. Les allusions, sur la vie d'un couple, la notion des enfants, la sexualité, le charme, l'amitié, l'amour et sur l'effondrement progressif de l'être humain constituent un ensemble qui caractérise ce film. En revanche, la prise de l'image est un féfaut, car rien d'original n'apparaît sur l'écran. Si le film est dramatique est italien cependant le fatalisme est absent ce qui nous permet de penser que l'optimisme n'est pas un élément négatif pour le cinéma
Pietro vient de perdre sa femme.Il quitte tout pour passer ses journées à attendre chaque jour sa fille devant l'école.Il attend aussi cette douleur qui ne vient pas.Il attend l'expression de la douleur de sa fille qui ne vient pas.Il porte un regard nouveau sur ce et ceux qui l'entourent.C'est sans cri,sans larme, sans drame que le changement opère en lui. Pas de larmes non plus pour le spectateur mais un malaise palpable.La réalisation,loin d'être parfaite,a su filmer,cet étrange chaos calme au travers du jeu de Nanni Moretti.Inexplicable film qui a su mêler une narration littéraire,à une véritable narration par l'image seule,au travers du personnage de Pietro.
Je craignais d'être déçue par cette adaptation d'un livre que j'ai beaucoup aimé : "Chaos calme" de Sandro Veronesi ,mais finalement ,et toutes proportions gardées,le film est plutôt réussi, même si l'épaisseur et la richesse des personnages n'a pu être totalement rendue.Nanni Moretti toutefois, démontre qu'il est un grand acteur,sa prestation sobre et intense dans ce rôle de veuf introverti et de père aimant qui se crée de nouveaux repères, justifierait à elle seule la quasi réussite du film. Ma plus grosse critique vient sans doute de "la scène de sexe"très(ou trop!)réaliste qui brise l'ambiance feutrée créée autour de Pietro ,et qui sous prétexte de "retour à la vie", dessert le film plutôt qu'il ne le sert. Impression plutôt positive ,donc ,d'une adaptation qui devrait donner envie de lire ce très beau roman...
j'y suis allé et j'avoue avoir passé un moment assez sympa. l'histoire est belle. un seul regret, des longueurs qui font perdre de la qualité au film et c'est bien dommage. les rencontres sont assez sympa mais on aurait aimé une evolution plus rapide de l'histoire...dommage.
A la vision de Caos Calmo, on ne peut s'empêcher d'imaginer ce que Nanni Moretti, à la réalisation, aurait pu tirer du sublime roman de Sandro Veronesi. Antonello Grimaldi, dans l'adaptation de ce livre d'une infinie richesse, avait deux options : faire des impasses (par exemple, oublier la fusion de l'entreprise) ou tout traiter. En faisant ce dernier choix, le metteur en scène a ainsi peu ou prou respecté l'oeuvre mais il a surtout singulièrement affadi son propos, ne faisant des personnages entourant le héros que des ombres sans substance. Quelques belles scènes parviennent à sauver cependant l'ensemble avec l'extraordinaire présence de Nanni Moretti qui incarne le père sans repères du livre avec toute la subtilité requise. Si le film pouvait donner envie de lire le roman (ce n'est pas certain) à ses spectateurs, il aurait au moins ce mérite.
Quel est l'objectif de ce film? Une manière originale de faire un deuil? Certes mais on n'y croit pas.Nul ne parle de Lara.Or quelle que soit la relation que le père ou la fille aient pu avoir avec elle, elle devrait forcément ressortir.On attend désespérement des flashbacks sur elle.La fille est bien trop mature pour son jeune âge.On n'oublie pas sa mère aussi facilement...
Sous forme d’épître sur le deuil et sa souffrance, ce film très personnel nous conte le cheminement d’un homme traumatisé par le décès de sa femme, qui va se créer un univers de complicité avec sa fille, détaché des vaines ambitions sociales et professionnelles. Il fallait toute la subtilité du réalisateur Antonello Grimaldi et de son interprète principal Nanni Moretti, pour nous toucher et nous émouvoir avec des moyens et un scénario aussi minimalistes.
Mouais... pas mal le film, surtout la scène de cul un peu surprenante et impromptue avec une femme d'un soir... peut-être pour que l'on comprenne bien que le père ne couche pas avec sa fille de 10 ans... au cas ou le spectateur aurait eu des idées paranos dans notre société de paranos... Enfin, bref ! dans ce film on aura eu la minute de CUL ("YES!...")qui a un peu gaché la beauté de l'histoire de ce film émouvant...
Beau film sur le deuil traité avec intelligence et surtout qui sait éviter la mélo et patho habituel. Un joli casting et une idée originale (un père décide de rester devant l'école de sa fille pendant les heures de cours). Mais deux problèmes plombent le film. 1èrement la scène d'amour qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, sans intérêt on se demande vraiment pourquoi puisque ça n'apporte rien au film. 2èmement l'intrigue parallèle de la fusion qui prend beaucoup trop de place dans le film, presque à en devenir quasimment aussi importante que le thème priincipal, c'est extrèmement embêtant. Dommage ça méritait mieux. Nanni Moretti est particulièrement bon.
Le film n'est pas bien inspiré, il manque de crédibilité(par exemple la mère défunte est jamais évoquée dans les discussions entre le père et sa fille qui donne jamais l'impression que sa mère lui manque ou le fait que Pietro passe ses journées à attendre sa fille devant l'école). D'autre part, l'émotion et l'humour sont moyennement au rendez-vous.