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Uncertainregard
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3,0
Publiée le 9 octobre 2014
Il y a de temps en temps des p'tits films comme celui-là au réalisateur/scénariste inconnu au bataillon et qu'on ne reverra jamais qui s'avère être une très bonne surprise. Ce n'est pas un chef d'oeuvre dans le genre mais la prestation de Kevin Spacey vaut le détour. Enormissime! C'est dans ces rôles de sadique, de parfait salaud qu'il brille le plus, je trouve. Et c'est peut dire pour le pauvre jeune Franck Whaley qui va subir les pires humiliations, les pires insultes de ce monstre issu de l'univers des requins d'Hollywood. Une très bonne réalisation pour réfléchir à ce que l'on souhaite vraiment dans la vie et ce que l'on est pret à faire pour y parvenir...
On pourra sans doute faire la fine bouche devant la mise en scène assez peu inventive de Huang, rechigner devant un scénario un peu poussif, mais ce n'est pas tous les jours qu'on voit un cinéaste se ruiner pour se payer sa tête: c'est assez rare pour ne pas être remarqué et encensé.
Un cocktail de comédie noire, de thriller et de drame, pour un long-métrage méconnu, Kevin Spacey n'étant pas à l'époque la star qu'il est devenu depuis. "Swimmingwith sharks" (1993) décrit les rapports de hiérarchie dans la société du spectacle, qui symbolise les relations interpersonnelles viciées dans le monde du travail en général. Spacey incarne avec maîtrise ce boss cynique et manipulateur, qui n'hésite pas à essorer ses subordonnés, et qui va se trouver pour la première vois un adversaire à sa hauteur (Frank Whaley). Une jeune productrice (Michelle Forbes) compte les points spoiler: et devient la maîtresse de l'un d'eux.
Le dénouement spoiler: très sombre offre à la critique sociale de George Huang une dimension particulière.
Au titre ironique un drame psychologique sur le milieu d'Hollywood (se concentrant principalement sur l'aspect financier), avec sa vitesse d'adaptation spectaculaire et son coté 'toujours plus' mais aussi ses mouvements sociaux son paternalisme autoritaire et ridicule et la moralité fétide trop empreinte de capitaux qui sera d'ailleurs finalement fatale à ce fameux groupe de lesbiennes neurasthéniques. D'autre part le sujet egotique concernant les patrons du studio B souhaitant flatter le jeune Frank Whaley afin de s'acheter sa virginité factuelle est plutôt bien rendu, lequel se revelant être de toute façon un heros tragique; sinon un fou dangereux.
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1,0
Publiée le 4 avril 2021
Je peux apprécier la comédie noire mais ce film n'avait que la noirceur sans aucune comédie. Il était généralement dérangeant et pas drôle. Kevin Spacey était bon dans le rôle de Buddy et le reste de la distribution l'était également mais en général le film s'effondre parce que nous ne voyons pas vraiment une raison suffisante pour que Guy perde la tête à ce point. La fin de l'histoire est également décevante. Quelle serait la motivation de Buddy pour laisser Guy s'en tirer avec ce qu'il a fait ce n'est pas du tout expliqué. Pourquoi Buddy accepterait-il un tel plan. Ne serait-ce pas plutôt Buddy qui aurait voulu avoir Guy en le livrant à la police. La fin ne m'a pas semblé avoir beaucoup de sens quelle que soit la façon dont je la regarde. De manière générale je n'ai pas aimé le film malgré le bon jeu des acteurs. Spacey se contente de se masquer pendant la majeure partie du film mais vers la fin il donne à Buddy un peu de l'humanité dont il a besoin. L'histoire n'était tout simplement pas a la hauteur et aussi bonne que les acteurs...
Kevin Spacey est juste génial. Comme d'habitude. Cette histoire montrant l'ambition sans limite m'a tout simplement séduite. Je recommande ce film comme je recommande American Psycho et Wall Street (le 1). On prend son pied! Des acteurs qui jouent à fond, des répliques mythiques, de l'adrénaline, de l'intelligence, et de la folie.
Vous êtes fan de Kevin Spacey, alors ne manquez surtout pas ce film. Il est formidable dans son personnage de producteur tyrannique. Comme j'ai pu le lire sur d'autres critiques, je pense aussi que ce film est amené à devenir culte. Il possède beaucoup de qualités, comme le montage très intéressant, des scènes et répliques très drôles, d'autres plus dramatiques. Le terme de comédie dramatique va à ravir à ce film sur le milieu de la production, ou l'on peut entendre quelques clins d'œil à l'immense David Lean ou l'actrice Shelley Winters. La fin m'a scotché au générique, j'avais du mal à décrocher, non vraiment Swimming with sharks gagne à être connu. Qu'on adhère ou pas à la vision particulière de cette œuvre, la performance de Kevin Spacey ne peut que faire l'unanimité, il démontre une fois de plus qu'il est un très grand acteur.
Vous avez déjà été un jour humilié,lynché,jeté en public par votre patron ou votre supérieur? Ce film est fait incommensurablement pour vous. Cette histoire originale mais surtout autobiographique donc non caricaturale et donc sans clichés , de ce jeune homme fraîchement arrivé dans une grosse production de cinéma hollywoodien est non sans charme. La qualité seconde est l'interprétation du grand boss Kevin Spacey encore une fois au top, la même année où il remporta l'Oscar Pour The Usual Suspects. Malgré que Swimming with Sharks ne soit pas dénoué de sentiments fourbe au bon vouloir du scénario qui tire certes peut être quelques fois des grosses ficelles, mais toujours efficaces. Bien que le final peut laisser de marbre, Huang nous sert carrément un bon film en définitive.
L'idée de base n'est pas mauvaise et Kevin Spacey est parfait en tortionnaire suave et charismatique, malheureusement le scénario est bien trop gentil et attendu pour créer le trouble ou l'effroi. A l'image du fade Franck Whaley, tout cela reste bien artificiel. N'est pas Altman qui veut.
Kevin Spacey est hallucinant de machiavélisme brutal et d'antipathie face à un assistant "sous fifre" totalement écrasé par l'imbécillité de son patron. Le final me laisse perplexe mais le reste du film est absolument scotchant. La méchanceté a quelque chose de fascinant. Ce film est fascinant.
Génial. Un film abordant un thème assez inédit; les coulisses de Hollywood, le show-business, les magouilles et les 'protocoles'. Le film est très bien construit avec une succession de flashback desquels aboutit la scène principale. Le scénario est inventif et nous tient en haleine tout le long du film. Les dialogues sont excellents humoristiques et recherchés et les performances de Kevin Spacey en patron abjecte et Frank Whaley en larbin belliqueux sont remarquables. Bien qu'on éprouve de la compassion pour Guy, on prend finalement de pitié ce patron si salaud. La fin est vraiment inattendue et achève notre sentiment d'avoir vu un excellent film. Un film qui mériterait d'être plus reconnu à mon goût parce qu'il est vraiment excellent.
Je ne comprends pas que ce film n'ait pas eu de succés lors de sa sortie en salle. J'ai vraiment accroché et je vous le conseille vivement! Kevin Spacey est vraiment détéstable et formidable. Le jeune Franck Whaley joue à merveille également. Une vraie reussite!
Grand film méconnu du grand public. Kevin Spacey (Buddy Ackerman) est impressionnant comme dans la plupart de ses films, il tient un rôle de directeur de production avide de pouvoir et de respect hiérarchique. ‘Swimming with sharks’ lui donne une nouvelle fois la possibilité d’exposer son jeu talentueux et charismatique, la démonstration est splendide. De l’autre côté du miroir, Frank Whaley (Guy) joue l’assistant peu débrouillard qui subit tous les ordres du patron. Le physique de l’acteur est assez laid, coiffure improbable, chemises trop grandes et pantalons à pinces ne mettent le mette pas en valeur surtout lorsqu’on compare à la classe de Spacey. Le duo est rejoint par Michelle Forbes (‘Kalifornia’) en directrice puissante et séductrice aux intentions troubles. Benicio Del Toro ne fait qu’une courte apparition histoire de faire émerger le contexte du film et d’initier le jeune premier. Les scènes d’humiliation sur ce faire-valoir sont hallucinantes de violence verbale mais peu de pitié est émise envers Guy, le personnage étant légèrement sur-joué et sans aucun charisme contrairement à la personne de Ackerman. Tout dépend du spectateur mais on est plus enclin à rentrer dans le jeu de Spacey plutôt que dans celui du raté, on comprend très vite (sans attendre le final) que ce directeur possessif en a bavé et pense -à juste titre d’ailleurs- qu’il mérite son statut. C’est pourquoi la scène de torture qui est dévoilée au fur et à mesure que le scénario progresse inverse les rôles et on ressent plus de pitié pour Ackerman, être en apparence détestable mais qui rejette sa colère sur ses subordonnés. Petite réserve : on sent que le film se cherche dans son style comme dans de nombreux films des années 90 (par exemple ‘Leaving Las Vegas’). La mauvaise qualité d’image que l’on peut trouver nous renvoie dix ans en arrière en terme d’éclairage, il y a du grain, on dirait que tous les acteurs (sauf Spacey) ont cru voir des fantômes sur le tournage tellement leurs visages sont blancs, le tout est terme et maussade, dommage… Sinon, l’ensemble fait réfléchir sur les relations au travail et en particulier sur la méritocratie, l’accès à des postes supérieurs, la cruauté de la hiérarchie…