Shutter Island
Note moyenne
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Emna Barak
Emna Barak

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
plot twist très intéressant. un Chef d'oeuvre du cinéma. les acteurs ont bien jouer leur rôles. un script bien effectué
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 2010, Shutter Island est le quatrième long-métrage de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, après Gangs of New York, Aviator et The Departed. C’est un projet singulier dans sa carrière, puisqu’il se présente comme un thriller psychologique adapté du roman de Dennis Lehane. En surface, le film promet une enquête : deux marshals enquêtent sur la disparition d’une patiente internée dans un hôpital psychiatrique isolé, au large de Boston. L’intrigue s’installe dans les codes du polar classique, mais très vite, l’édifice se fissure : les hallucinations, les visions et les contradictions du récit contaminent la progression, comme si l’enquête se retournait contre celui qui la mène.

Que cherche-t-il à dire ?
Le cœur du film réside dans cette question : qu’est-ce que le récit ; le récit qu’on raconte, qu’on s’impose ou qu’on fabrique pour les autres ? L’île devient un laboratoire où s’examine la manière dont l’esprit construit des fictions pour survivre, et où les institutions qui prétendent soigner rejouent elles-mêmes cette logique narrative. L’ambition n’est donc pas seulement de surprendre par un retournement final, mais de montrer comment toute perception est piégée.

Par quels moyens ?
Le film adopte la mécanique du polar comme leurre. Les interrogatoires, les recherches d’indices et la tension policière rassurent le spectateur. Mais à mesure que des visions s’imposent, cette structure se révèle fragile. La progression de l’enquête est elle-même une métaphore : ce qui se cherche, c’est moins une coupable que l’architecture d’un esprit qui refuse de se reconnaître.

Les flashbacks de guerre ou la vision récurrente de la noyade des enfants ne sont pas de simples effets psychologiques. La mémoire traumatique se protège en créant un double narratif, celui du marshal Teddy. La culpabilité agit comme force de construction, organisant la perception et infiltrant chaque motif visuel (eau, feu, tempête) qui deviennent des métaphores du refoulement.

L’hôpital d’Ashecliffe n’est pas un lieu neutre. Ses méthodes, notamment la « thérapie par le jeu », rappellent que la psychiatrie est aussi un théâtre, une technique de pouvoir. Scorsese met en scène cette ambiguïté : est-ce un soin ou une punition ? En exposant les faux indices et les rôles joués par les médecins, le film montre que l’autorité médicale fabrique des récits autant qu’elle en dissout.

La géographie même du lieu structure le film. L’eau enferme, le phare attire comme promontoire de vérité, les rochers et falaises menacent de chute. Chaque espace est signifiant : traverser l’île, c’est progresser dans un esprit, escalader, c’est affronter des couches de conscience. La topographie devient texte : elle matérialise le trajet de l’inconscient.

La mise en scène multiplie les contrastes et les ruptures. Lumières expressionnistes, sursauts de montage, bande-son saturée de dissonances : tout concourt à créer une instabilité perceptive. Le spectateur, comme Teddy, ne peut s’ancrer nulle part, reproduisant l’expérience psychotique elle-même.

DiCaprio compose un personnage qui tient dans la tension entre maîtrise et effondrement. Sa gestuelle, d’abord contrôlée, se fissure au fil du récit. Les seconds rôles (Ben Kingsley, Mark Ruffalo) incarnent des figures d’autorité équivoques, ni totalement fiables ni ouvertement hostiles, ce qui entretient une incertitude morale. L’ensemble fonctionne comme une mise en doute constante de la confiance que l’on accorde aux visages et aux paroles.

Le retournement narratif n’est pas la fin du film mais son point d’incandescence. Le vrai nœud réside dans l’ultime réplique : choisir de vivre dans l’illusion ou d’affronter une vérité insoutenable. La décision reste opaque : sacrifice volontaire ou rechute clinique ? L’incertitude n’est pas un défaut, elle est le geste moral du film, qui refuse d’imposer une réponse et renvoie la responsabilité au spectateur.

Où me situer ?
Ce que j’admire dans Shutter Island, c’est la manière dont Scorsese détourne les attentes d’un thriller spectaculaire pour en faire une exploration clinique. Le film rend palpable la logique interne du trauma, sans céder à la tentation d’un récit psychologique trop simplifié. Ce qui me trouble davantage, c’est parfois le manque de cohérence scénaristiques, la lourdeur des effets, la surenchère visuelle ou sonore qui peut figer l’expérience au lieu de l’ouvrir.

Quelle lecture en tirer ?
Shutter Island n’est pas seulement l’histoire d’un marshal devenu patient : c’est une réflexion sur ce que fait un récit quand il cherche à sauver un sujet de lui-même. La dernière question (vivre comme monstre ou mourir en homme bon) résume la tension du film : aucune vérité n’est indemne, aucune guérison n’est neutre. En quittant l’île, nous ne ramenons pas une résolution mais une interrogation : qui a le droit de dire ce qui est réel, et à quel prix ?
Andréa Lavaud-Guilland
Andréa Lavaud-Guilland

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2025
Un bon film à twist, c’est avant tout un film dont le scénario se tient déjà sans sa révélation finale. La chute doit alors surprendre et sublimer une intrigue déjà solide, comme une cerise posée sur un gâteau parfaitement préparé. Shutter Island incarne à merveille cette définition : captivant de bout en bout, porté par une mise en scène précise et une tension constante, il parvient à séduire avant même de dévoiler son ultime secret. La révélation n’est pas un simple artifice, mais un coup de grâce qui rend l’ensemble encore plus mémorable.
Ademna
Ademna

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2025
Film assez décevant je m'attendais à mieux surtout quand on voit le nom de Martin Scorsese en guise de réalisateur. Heureusement que Leonardo DiCaprio sauve les meubles parce qu'autrement il ne resterait plus grand chose à en tirer de ce film pour ne pas dire "navet"...
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2025
Film complexe pour lequel la lecture du livre de Dennis Lehane aidera beaucoup. Dans une atmosphère étouffante, Leonardo DiCaprio et impérial et Mark Ruffalo ne se laisse pas prendre la vedette. Le scénario est un puzzle machiavélique que Martin Scorsese maitrise de bout en bout avec un final explosif. C’est intense !
Maé Larivière
Maé Larivière

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2025
magnifique je n'en dirai pas plus profitez de cette masterclass dès que vous le pouvez en vrai de vrai
JokSix
JokSix

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2025
Vertige

Un thriller psychologique magistral qui nous entraîne dans un labyrinthe mental où réalité et illusion se confondent. Le marshal Teddy Daniels, en enquêtant sur la mystérieuse disparition d’une patiente dans un hôpital psychiatrique isolé, se retrouve confronté à ses propres démons. Martin Scorsese orchestre une atmosphère oppressante et hypnotique, où chaque détail compte et où la vérité se dérobe jusqu’à un final bouleversant. Porté par un Leonardo DiCaprio habité, le film est une expérience immersive et troublante, qui laisse un impact durable bien après le générique.
La C du 67
La C du 67

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2025
Enquête en asile psychiatrique. Film décevant, malgré une tripotée d'excellents acteurs: son succès surcôté provient du fait que c'est un Scorsese. Scénario et fin prévisibles. A voir uniquement pour la prestation de Leonardo di Caprio, et pour Ted Levine qu'on adore
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2025
Un film réussi à l’atmosphère angoissante, très glauque et sombre. L’histoire est prenante durant les deux heures du long-métrage, mettant les nerfs à vit, grâce à une construction du récit très habile, formant un puzzle que seule la fin permet de résoudre. Comme à son habitude, DiCaprio épate avec une interprétation excellente. La mise en scène tout comme la musique est de très hautes qualités, bref le film de l’année…
Le S du 67
Le S du 67

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2025
C’est évidemment un avis personnel, mais je n’ai pas trouvé le film extraordinaire. Le plot twist est prévisible dès le début.
Capucine
Capucine

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2025
Un thriller psychologique vertigineux et troublant

Shutter Island est une plongée hallucinante dans les abysses de l’esprit humain, orchestrée avec maestria par Martin Scorsese. À mi-chemin entre film noir, drame psychiatrique et énigme psychologique, ce thriller intense nous happe dès les premières minutes et ne relâche jamais son emprise.

Leonardo DiCaprio, dans l’un de ses rôles les plus puissants, incarne le marshal Teddy Daniels, envoyé enquêter sur la mystérieuse disparition d’une patiente dans un hôpital psychiatrique situé sur une île isolée. Mais plus l’enquête avance, plus la frontière entre la réalité et l’illusion se brouille dangereusement. Son interprétation est magistrale, entre tension nerveuse et douleur contenue.

La mise en scène de Scorsese est d’une précision redoutable : chaque plan, chaque éclairage, chaque note de musique contribue à instaurer une atmosphère oppressante et paranoïaque. Le montage est subtilement déroutant, les indices distillés avec finesse, jusqu’à un twist final bouleversant qui donne envie de tout revoir sous un nouveau jour.

Shutter Island est un chef-d’œuvre de manipulation narrative, qui interroge la perception, la mémoire et la folie avec une intensité rare. Un film profond, sombre et obsédant, qui reste longtemps dans l’esprit — comme un rêve dont on ne sait plus s’il était réel.

Inoubliable. Dérangeant. Magistral
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2025
Avec Shutter Island, Scorsese signe un polar oppressant à l’atmosphère envoûtante. Leonardo DiCaprio livre une performance intense, dans un récit labyrinthique où chaque détail compte.
Un film à la mise en scène maîtrisée, qui manipule habilement le spectateur jusqu’à un final saisissant.
Bertrand Pimpin
Bertrand Pimpin

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2025
Le duo Scorsese Di Caprio démontre à chaque plan leur génie respectif et marque une nouvelle fois de leur empreinte l histoire du cinéma de leur talent.
Noldo23
Noldo23

3 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2025
Ce film est un chef d’œuvre du cinéma encré dans la liste des meilleures réalisations des 20 dernières années.
Le scénario est très bien construit, il est fait de manière à ce que l’on ne se doute de rien au départ pour nous retourner le cerveau une fois arrivé à la fin.
Les acteurs sont un vrai point fort pour le long métrage, Leonardo DiCaprio arrive toujours à s’adapter dans les rôles divers et variés qui lui sont attribués.
Je recommande fortement à tout ceux qui ont envie de retrouver des grands classiques du cinéma.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 308 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2025
Teddy Daniels et Chuck Aule sont membres du corps fédéral des Marshalls. En 1954, ils enquêtent sur une meurtrière qui s'est volatilisée du centre de détention psychiatrique où la justice l'avait placée. Les deux agents se rendent à Shutter Island, l'île isolée où se trouve cette prison très spéciale.
Un monde vraiment à part que cette prison. Ici sont internés les patients les plus dangereux. Ici tout est très surveillé, très sécurisé. Comment Rachel Salendo a t-elle pu s'évaporer à travers les murailles de sa chambre fermée de l'extérieur avec une seule fenêtre à barreaux ? La loi des 4, Qui est le 67 ? L'enquête piétine et l'encadrement médical du pénitencier ne semble pas très coopératif. Les témoignages de quelques patients sont consternants de monstruosité, mais sous entendent qu'il se passe de secrètes expériences mentales sur eux. Teddy s'en persuade, mais il n'est pas ici que pour cette affaire. Andrews Landies a craqué l'allumette qui a provoqué l'incendie qui a tué sa femme, et Teddy a appris qu'il était enfermé ici. Mais tout comme Rachel Salendo, ce Andrews Landies est introuvable. De migraines en migraines le policier insiste et ses doutes semblent se confirmer ; il se passe des choses anormales en ces lieux, et tout est fait pour qu'il ne progresse pas dans son investigation. De craintes en craintes il en vient à se poser la question de savoir si on ne l'avait pas amener ici pour le stopper afin que rien il ne révèle sur ce qu'il est sur le point de découvrir, pour l'éliminer ou pire encore le garder ici à jamais. D'hallucinations ambulantes en cauchemars Teddy est prêt à défendre sa théorie comme quoi il n'est pas dans une simple prison fédérale mais dans base secrète complotiste. Rachel Solendo est retrouvée saine et sauve, son enquête est terminée, dès que la tempête sera passée il est invité à prendre le Ferry et rentrer chez lui. Cette enquête est une véritable histoire de fous ! Ses rêves cauchemardesques prouvent à Teddy qu'on est entrain de le tromper. Nos deux agents livrés à eux-mêmes, voilà qu'ils se perdent dans le fameux bloc C. Ce bâtiment qui retient les cas spéciaux , là où la folie pourrait atteindre nos deux Marshalls perdus dans leurs recherches tels des rats dans un labyrinthe. Teddy se sent piégé quand son équipier disparaît ou mieux encore n'aurait jamais existé ! On tient vraiment à le faire passer pour fou. Il ne reste plus qu'une solution pour le pauvre Teddy, fuir cet endroit qui lui a ouvert ses portes pour mieux les refermer sur lui. Un asile prison retiré du monde si bien gardé, qui vous accepte dans ses murs ne le fait pas sans bonnes raisons. L'histoire de Teddy Daniels est bien loin de celle que je viens de vous conter. Je vous la laisse découvrir en vous plongeant dans le suspense angoissant de cet excellent film. Ma note est de 5 sur 5, parce que je n'avais pas vu mieux depuis « Vol au dessus d'un nid de coucou » de Milos Forman sorti en 1976.
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