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Emmanuel Cockpit
91 abonnés
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2,0
Publiée le 20 juillet 2022
Albert Dupontel essaie de faire de l’Amélie Poulain, mais ça ne fonctionne pas, l’émotion n’est pas là et ses pitreries ne suffisent pas à faire frémir le spectateur. Dommage !
Peut-être pour moi le moins bon Dupontel, qui peut nous amener dans le sublime avec Au revoir là haut, comme dans cette farce atypique. A noter l'excellent Nicolas Marié en vieux docteur farfelu...Le film est sympathique .
Un film qui démontre toute la difficulté du cinéma burlesque car malgré tout le talent et l’entrain que met Albert Dupontel dans le long-métrage qu’il réalise, la recette ne prend vraiment jamais. Tel un mauvais soufflé, l’humour retombe immédiatement et le caractère farfelu de cette farce n’amuse que très rarement.
De bons sentiments, de l'amour, de l'amitié mais façon "dupontellienne", à savoir déjantée, décalée et furieusement délurée! On aime ou on aime pas. La première partie était plutôt dans le premier camp mais la seconde partie du film, plus accrocheuse et une fois habitué aux personnages loufoques, on en profite pleinement et on apprécie vraiment.
Dupontel revient à la forme de ses débuts, qui sont ses fondamentaux bien à lui. Il y a en plus au niveau des couleurs sur l'écran un côté Jeunet , avec ce vert jaunâtre déplaisant . La mise en Scène est fade , trop théâtrale pour retenir le chaland . Déçu .
Dupontel s'est doucement assagi depuis Bernie et Le créateur. Moins Tex Avery qu’Enfermés dehors mais basé sur une dramaturgie plus solide tant qu'à être plus linéaire. Un vilain bien gentil en somme qu'on a connu plus incisif et donc plus jouissif et original. La patte est toujours là, forte de drôlerie et d'exagération, la mise en scène soignée également. C'est donc plus le propos qui ne donne que peu d'envie de hurler de plaisir une fois les lumières rallumées. Heureux, tout de même de quelques scènes magistrales (chacun aura sa préférence) mais surtout efficace car porté par des comédiens épatants, Catherine Frot surprenante de crédibilité dans un rôle au faciès grimé qui aurait pu porter à la surenchère et non crédibilité. On retrouve donc avec plaisir le jeu de Dupontel et de sa troupe (excellent Nicolas Marié), son originalité, son dynamisme visuel, très structuré et pensé (là est le metteur en scène), on regrette en outre beaucoup plus que le trublion du 7ème art version hexagonale ce soit un peu assagi dans son discours et critique sociale. Comme un bon piment on l'aime corrosif et dérangeant le grand Albert. Trop gentil pour être vraiment vilain au final. Merci quand même...
Je ne vais pas me répéter, (si, si) Albert Dupontel réalisateur est un cas à part dans le paysage de la comédie dite "à la française", celle tant décriée par beaucoup au point de tout mélanger et de tout renier. Notre comédie française est un large spectre, il y en a pour tous les goûts et toutes les humeurs ; de la plus navrante à la plus culottée, de la plus banale à la plus réjouissante ; de la plus paresseuse à la plus audacieuse ; de la plus ennuyeuse à la plus émouvante ; de la plus pauvre d’esprit à la plus spirituelle ; de la plus affligeante à la plus trash assumée. Pour moi, Dupontel est une griffe. Son univers me réjouit constamment, c’est un mélange jouissif d’absurde, de farce, de burlesque et de dessin animé à la Tex Avery. Catherine Frot en mère du vilain est la bonne trouvaille. Sous la direction de Dupontel elle interprète remarquablement la malice. Rien d’étonnant, Dupontel c’est aussi une direction d’acteurs efficace et déroutante. Autre personnage insolite : une tortue. Et puis il y a aussi des lignes de dialogues qui provoquent toujours autant les zygomatiques. « Le vilain » est une farce gentiment féroce dont je ne me lasse pas de revoir. Mais suis-je objectif ?
Un Dupontel en mode mineur. Bête et méchant certes, mais le style d'habitude jouissif de Dupontel s'essouffle quelque peu dans cette comédie assez mollassonne en ce qui concerne le scénario. Au-delà de la belle performance de Frot, le film en lui-même a peu d'intérêt.
Un tout petit Dupontel, beaucoup moins trash et loufoque qu'à l'accoutumée. Le film ne présente d'ailleurs aucun réel intérêt: un braqueur en fuite vient se cacher chez sa mère, qui va découvrir ce que son fils est devenu 20 ans après son départ et va tenter de le remettre dans le droit chemin. Les personnages sont cocasses, C. Frot est drôlissime en mamie malicieuse, Dupontel nous réserve quelques numéros d'acteur savoureux. Malheureusement le film ne décolle jamais, la faute à un rythme lent et au fait que l'action se déroule en grande partie dans la maison de la maman. Peux mieux faire, Albert!
Voilà un Dupontel clair, simple et compréhensible par tous. Totalement délirant, Le Vilain enchaine les scènes sans qu'on ait le temps de respirer. On se marre tout le long du film. Bonne comédie.
L'alliance Frot/Dupontel est si surprenante et alléchante, qu'à elle seule, elle mérite le déplacement pour les voir se donner la réplique (ou plutôt, pour les voir s'entre-tuer). Cette comédie loufoque et déjantée comme seule Albert Dupontel sait les faire, aurait mérité d'être moins sage, plus trash, plus corrosif et moins répétitive. Car comme d'habitude avec Dupontel, on reste sur notre faim, comme si il se retenait de donner le meilleur de lui-même, tant devant que derrière la caméra. Ceci dit, le résultat final est très drôle, Catherine Frot, toutes en rides et pleines de malices est un vrai régal face à Albert Dupontel en fils coriace et machiavélique. On aura aussi une pensée amicale pour la pauvre tortue injustement insultée et maltraitée mais qui aura su rendre justice à bon nombre de reprises !
Décidément Dupontel est intraitable... Encore un très bon film mais surement moins déjanté que ces précédentes oeuvres. Dupontel est tout aussi excellent que Catherine Frot qui est vraiment délicieuse. Le scénario est très bon et offre son lots de jouissance et délire en tout genre. La morale est simpel mais reste ambigüe... Le vilain l'est surtout contre sa mère, le vilain se soigne de ça mais reste un vilain pour le reste du monde ! Un bon film qui ne se prend pas plus au sérieux que ça, c'est jouissif sans être aussi provocateur qu'un "Bernie" ou que "Enfermés dehors" mais reste un plaisir évident.
Dupontel, on aime ou on n’aime pas, mais au moins doit-on lui reconnaître des films généreux et sincères qui témoignent d’une véritable démarche d’artiste. Pas fan de "Bernie" et moyennement convaincu par "Enfermé dehors", Dupontel m’a conquis par ce "Vilain". Qu’un film sache se faire aussi riche, rythmé, respectueux d’une esthétique aguicheuse, tout en sachant traduire cette volonté de coller à l’esprit puéril et burlesque de Keaton, voire même parfois de Tex Avery, c’est franchement remarquable… Et c’est français mônsieur ! Alors après pourra-t-on trouver à redire par rapport à la présence de Catherine Frot qui fait un peu toc dans cet univers de désaxés, mais on finit quand même par très vite l’intégrer dans cette peinture décidément pas très sérieuse. D’ailleurs, ce film est finalement tellement généreux qu’il est difficile de lui résister. Au fond, ce "Vilain" passe d’une traite, mais par contre son souvenir – quant à lui – reste durable tant au fond il se fait sincère et donc forcément communicatif.