Je veux bien que ce soit une histoire vraie, mais Ron Howard était-il vraiment obligé de nous faire un film si long et ennuyeux? Parce que c'est exactement ce qu'est "Apollo 13", excellent techniquement au niveau de la réalisation et de l'exactitude des faits ( du moins je pense ), mais il ne se passe absolument rien, et le suspens n'est pas vraiment palpable... On retiendra tout de même la belle brochette d'acteur présents au casting : Tom Hanks, Bill Paxton, Gary Sinise, Ed Harris & Kevin Bacon, ce n'est pas rien! "Apollo 13" n'est donc pas un mauvais film, loin de là, mais il n'est pas vraiment le film le plus intense et le plus intéressant qui ait été fait...
Un casting cinq étoiles doublé d'une belle interprétation. La mise en scène est réussie offrant un certain réalisme. Sans oublier un rythme présent avec des rebondissements, une bande son réussie et une certaine dose d'émotion.
Apollo 13, nom de code : Forest Gump dans l'espace, nous fait revivre avec panache un épisode foireux de l'histoire de l'humanité, j'ai nommé la septième tentative, comme son nom l'indique, d'envoyer des stars hollywoodiennes dire bonjour aux vraies. Trololololo. C'est quand même beau ce que je raconte.
Ron Howard a su parfaitement retranscrire sur grand écran cette catastrophe spatiale, basée sur des faits réels. Tom Hanks, Bill Paxton et Gary Sinise sont excellents et percutants. Très bon film.
Une fois passées les 45 premières minutes d'une longueur pénible et remplies de scènes inutiles, bavardes voire grotesque, on entre dans le vif du sujet mais cette façon de filmer un peu "rock and roll" genre je maîtrise avec ironie mais grand professionnalisme est assez énervante. Ça manque franchement de modestie.
Je suis déçu de le revoir : Il y a beaucoup de clichés, peu de surprise, surtout quant à la fin et au déroulement de l'intrigue, les applaudissements à tout va et la propagande américaine. Il faut le voir comme un film de divertissement avec placements de produits. Je suis déçu de l'aspect conventionnel avec les nombreux ralentis et le fameux spoiler: happy ending, cigare à la bouche et salut américain de rigueur . Le plus est le petit résumé final. Autrement, c'est moyen.
« Houston, on a un problème », cette phrase a fini par devenir plus emblématique de la conquête spatiale américaine que le « C’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’Humanité » prononcé par Neil Armstrong neuf mois avant le décollage de la navette Apollo 13. Autant dire que le long-métrage de Ron Howard a su marquer les esprits, et pourtant son scénario, comme souvent chez le réalisateur, se construit de la façon la plus classique qui soit et n’a pour seul véritable élément innovant que de rester extrêmement fidèle au vocabulaire technique des ingénieurs de la NASA. Immersif pour certains, trop complexe pour d’autres, cette volonté de reconstitution jusqu’au-boutiste passe par une mise en scène assez sobre qui ne s’emballe que dans les montées de l’intensité dramatique pendant lesquelles les gros plans sur les femmes en larmes et l’usage poussif de la musique forment des effets terriblement grossiers. C’est en fait surtout parce que les trois passagers du vaisseau et certains des techniciens au sol sont incarnés par des acteurs véritablement talentueux que leur aventure en devient intense et que l’on en vient à fermer les yeux sur le caractère outrageusement pro-américain de la réalisation.