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Albarus
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0,5
Publiée le 14 août 2012
Ce film n'est pas un film en fait. Très long, très chiant. Je n'ai pas besoin qu'un réalisateur qui se prend pour dieu me montre la création de l'univers, nous sommes capables de philosopher sur ce sujet nous-même. C'est toujours pareil ces films à branlerie de cerveau, on est pris pour des moutons par ces conceptions personnelles. Il n'y a pas de place pour les concept comme l'empathie, l'humilité ; c'est toujours trop, trop personnel. Mais Dieu a inventé une chose universelle : l'option avance rapide de la télécommande !!
Il est regrettable de ne pouvoir mettre zéro. De belles images dignes de figurer en fond d'écran certes, mais un film devrait raconter une histoire non ? Or celle-ci est mélangée à 2/3 de galimatia new age sous forme de (belles) images et de commentaires chuchotés inaudibles et souvent religieux.
Au bout d'une heure j'ai fini par comprendre que les dites images se rapportaient à la genèse de l'univers et de la vie sur terre, mais bon sang quel rapport avec l'histoire de cette famille américaine moyenne ? Dès le début on comprend que le frère meurt à 19 ans, mais de quoi, comment, on ne le saura jamais. J'imagine que rien que se poser une telle question vous classe d'entrée de jeu dans la catégorie indécrottable qui ne comprendra jamais rien à l'ART !
J'ai cru comprendre que le film avait obtenu une palme. Si c'est le cas c'est la preuve que les critiques et les juges sont faillibles pour parler poliment.
On sent en permanence que le réalisateur avait le sentiment de commettre LA grande oeuvre et c'est insupportable. Film prétentieux, décousu, fin inepte. Sean Penn halluciné. Brad Pitt sauve vaguement les meubles. Je refuse de me renseigner sur le coût astronomique de ce navet cosmique et suis consterné de l'avoir acheté au prix des Blu-Ray (ce nanar me donne furieusement envie de recommencer le téléchargement illégal !)
en bref : vaut le détour (ce qui signifie ici : faites le détour et passez votre chemin).
Si je peux résumer les sentiments que ce film inspire: les branchés, les naïfs,les intellos qui s'extasient sur une peinture toute blanche avec une bande noir à chaque bout (musée George Pompidou) trouvent qu'il est extraordinaire, bien filmé oh! que les images sont magnifiques, comme la for bien dit un membre d'Allociné autant aller voir un film de yann Arthus Bertrand ou le magnifique documentaire sur le télescope Oeble. Ce film ressemble plus à une thérapie du metteur en scène.La frime intellectuelle nous bouffe à tous les niveaux. Un film comme disait Gabin c'est une bonne histoire . L'Art c'est de dire des choses avec talent pas de faire semblant de dire des choses, que serait Molière sans cela , l'image est au cinéma ce que les mots sont à la littérature, une partie seulement de ce que doit être l'oeuvre.Faire de jolies images n'a jamais fait un bon film même si l'on y colle des morceaux de musique classique dessus, comme de belles phrases ne suffisent pas à faire un bon livre. Alors on se cache derrière le "il a eu des nominations patati patata" les nominations ? Démineurs? un film parkinsonnien . Allez heureusement il y a de vrai talent essayez donc un bon vieux kurusawa.
Volcano, Tekken, Les Bronzés 3 ; etc. J'en ai vu des films nazes, des navets assumés, ou subis. Mais jamais je n'ai autant souffert que devant ce film. Ça a été une véritable agression physique. Rien qu'en y pensant aujourd'hui (et ça fait maintenant plus d'un an que je l'ai vu) j'en redeviens nerveux, agacé. Cet immondice me révulse viscéralement, en ce qu'il a de médisant, de navrant, de vain. À chaque seconde qui passe, c'est toute la fierté du réalisateur, toute sa suffisance, tout son orgueil qui nous sont déversés en pleine face et jusqu'à la dernière seconde du film il y a la musique, et puis les plans horripilants et ces foutus dinosaures qui mettent nos nerfs à vifs.
Envisager de regarder ce film ne saurait se faire que dans le cadre d'une performance personnelle.
(PS : pourquoi est-il impossible de noter "0" un film ?)
Ce film est difficile, très long et complexe. Mais c'est une prouesse cinématographique, c'est une expérience unique; en ce sens, c'est un film indispensable, une immense date dans l'histoire du cinéma - bref, chef d'oeuvre à voir de toute urgence même si on n'y comprend rien !! Terrence Malik a atteint le sommet en offrant ce film-phare où il essaye de reconstituer la création de l'univers, de la vie. Contrairement à ce que beaucoup pensent, tout se justifie dans ce film, y comprit les longues (et magnifiques) images d'archives du big bang, des forets primitives et de la nature. Seul la présence d'un dinosaure peut pousser à des éclats de rire dans la salle obscure. Sinon, le film se targue à raconter l'histoire universelle d'une famille américaine. Les acteurs sont parfait, mais là n'est pas la question : Malik est parvenu à un niveau d'aisance technique qui lui permet de raconter cette histoire d'une manière extérieure, comme décollée de la réalité. C'est vertigineux, sûrement l'une des expériences les plus incroyables de ma vie de cinéphile.
Enfin, l'émotion est au rendez-vous, avec de nombreuses larmes versées pour tous les éléments d'une vie qui s'éffrite, pour le temps qui passe. Film métaphysique, mais pourtant plus facile d'accès qu'il n'en a l'air, ce Tree of Life est essentiel. Consacrez lui 3h de votre vie et vous lui en serez redevable.
Non, non, ce film n'est pas un chef d'oeuvre parce qu'il est de Terrence Malick. Réalisateur à chevilles enflées qui nous livre une pellicule interminable, dont le message est peu clair, ou en tout cas peu d'efforts sont faits pour qu'il le soit. On ne sait pas à quoi il joue jusqu'à la fin du film et une fin aussi bancale que le reste. "Non mais c'est contemplatif quoi, t'comprends rien...". On a envie de se tirer une balle quand on sait le budget impliqué dans ce film pour quelques élites suffisants du Cinéma. Ce genre de personnes à s'extasier devant un plan de 8 minutes en contre plongée sur un tabouret Ikea. Et bien c'est agaçant. Un film doit être un spectacle, un spectacle accessible. Aucune émotion à la vue des images du Big Bang et autres qui sont distillées tout au long du film pour continuer de nous plonger dans une profonde dépression. Merci à Brad Pitt, ultra convaincant en revanche. Il sauve réellement ce film du daubesque, via l'ambiance qu'il crée au sein de la famille. Il est le seul à nous accrocher, à nous tenir les pieds sur terre, et à nous tirer, le temps de ses apparitions de la grande soupe pseudo-intellectuelle. Rendez vous dans dix ans pour savoir ce que Malick va nous pondre cette fois.
Un sujet difficile: la mort d'un ado, un choix de mise en scène ambitieux mais qui ressemble un peu trop à du Kubrick, un personnage invisible mais omniprésent: dieu le tout porte à réfléchir sur le sens et la beauté de la vie. Je l'ai vu sans à priori, mais après avoir lu certaines critiques ici. Donc un conseil: choisissez bien votre jour pour voir ce film, sinon ennui assuré !
Terrence Malick prétend éplucher la longue chaine causale qui, depuis le big-bang jusqu'à la production de l'extraordinaire biodiversité terrestre, s'obstine en filigrane de l'existence humaine. Aussi, sans doute souhaite-t-il faire rejaillir dans nos mémoires cette sublime vérité que soulignait Eluard en écrivant : "nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses". Toujours est-il que le film, iconographique avant tout, appuie sa narration sur une succession décousue d'images à vocation syncrétique: constitution du système solaire, nébuleuses, dinosaures,...Or, si la splendeur visuelle peut fasciner un temps, cette vue générale et confuse du tout finit par s'avérer lassante! A fortiori quand le réalisateur crible la pellicule de symboles banaux chaperonnés par des requiem en pagaille. Assez affligeant,... "The tree of Life", c'est de belles images, des effets spéciaux exceptionnels (Douglas Trumbull!) mais, substantiellement, c'est une ratatouille métaphysique de bas étage.
Petite parodie très courte des films de Terrence : http://www.youtube.com/watch?v=DTgDzNPq74g Attention elle ne fait tout de même pas trop dans le cérébral !
J'ai dû regarder ce film par deux fois pour pouvoir l'achever en entier. En réalité, je suis mitigé entre deux aspects de ce film : le fond et la forme. Dans un premier temps, il est indéniable que les images, les scènes sur la nature, sur l'espace, et sur l'origine de la vie sont merveilleuses. J'ai été subjugué par ces phases de «méditation», et fasciné par cette esthétique, impeccable selon moi. Cependant, le film dure plus de 2h, et derrière une berceuse, je vous assure qu'il est difficile de ne pas avoir la paupière lourde, en visionnant ces images lentes, quand bien même belles.
Aussi, je ne trouve aucune harmonie dans cette association de thèmes, voire de dimensions. On comprend qu'il existe une certaine liaison, mais dans le déroulement du film, on se retrouve déphasé, troublé par ces changements brutaux. D'une certaine façon, le spectateur est complètement perdu, il n'est pas guidé, mais au moins cela le force à réfléchir un tant soit peu. En tout cas, j'ai été intrigué par ce projet, pour le moins ambitieux, mais je ne lui accorde aucune novation.
A true masterpiece, first one in last 50years. Unfortunately it will need as much time as Space Odysee 2001, until people realise its geniusness. It was overshadowed by The Artist on many award ceremonies...which completely confirms the ridiculousness of our society and system of values and the corruption, injustice and political decisions behind most of the big award ceremonies...who cares. A masterpiece is born and will quickly outlive all the other hyped films.
Mon Dieu...que dire...c'est profondément ennuyeux par sa forme pompeuse : 30 mn de "documentaire" sur la nature viennent nous couper de l'"histoire" principale; relativement dommage car il y a une grande sensibilité et une bonne direction d'acteurs mais la masturbation de cinéphile pointu, ça m'énerve...
Faut se calmer avec le mot "'Chef d’œuvre"'. Ok, les images sont belles lyriques et poétiques mais... Ce film se veut spirituelle, mais il n'est que trop Religieux. Sentiment de lourdeur, paradoxal pour évoquer, la grâce. Il essai de donnée du sens, il ne fait que le survoler superficiellement. Il part d'un parti pris '"spoiler: Dieu "'et pas n'importe lequel, celui-là, pas un autre, pas évident d’adhérer, que l'on soit croyant, agnostique ou athée à ce prêchi-prêcha biblique creux. (Ça se veut profond, mais ça ne l'est pas, ou peu) L'effet clip vidéo, tout le long, c'est trop. On a un peu le sentiment qu'on 's'est foutue de notre gueule, plus précisément, de notre intelligence. Puis, une fois encore, j'en reste blasé: les comparaisons absurdes par rapport à d'autres œuvres: Non, désolée, ça n'a rien à voir avec l'odyssée de l'espace de Kubrick, mis à part les images de l'espace, c'est vraiment réduire le fond à la forme. Kubrick était visionnaire, il donnait à porter son regard au-delà des apparences et des mots (pas besoin de monologue pompeux avec lui), il était à la hauteur de son ambition. Même si on sent chez Terrence Malick une sensibilité, on n’accroche pas à sa vision, qui n'est pas si spirituelle ou philosophique que ça. Les gens qui parlent de branlette cérébrale n'ont qu'à moitié tort. Ce serait-ce l’œuvre (trop) mystique et personnel d'un réalisateur un peu mégalo?
"The Tree of Life" a tout d'une expérience unique. Dans la continuité de la filmographie de Terrence Malick, il poursuit les réflexions du cinéaste mais s'engage dans un style plus virevoltant, avec des images d'une beauté inégalable. Emmanuel Lubezki, qui opérait dans "Le Nouveau Monde", accomplit une fois encore un travail remarquable. L'histoire, on le sent, est très autobiographique, mais elle ne prend pas vraiment la forme d'un récit conventionnel. Il y a des allers-retours constants entre différentes époques, avec notamment ce qui est sans doute l'un des flashbacks les plus vertigineux de l'histoire du cinéma, puisqu'il narre la Création de l'univers de A à Z, la dernière lettre correspondant à la naissance de Jack, personnage principal de film. Malick utilise pour ce faire certaines des plus belles images jamais vues sur un écran, faisant de "The Tree of Life" son film le plus cosmique et le plus ambitieux – mais existe-t-il un film plus ambitieux que celui-ci ? On le voit, ce sont les questionnements de nombreux personnages de sa filmographie qui trouvent ici des réponses, par la seule puissance d'images astronomiques suggérant la Création. Les voix off sont de plus en plus présentes et ne s'adressent non plus à l'être aimé ("Le Nouveau Monde"), au spectateur-témoin ("La Balade sauvage" et "Les Moissons du Ciel") ou au personnage émetteur lui-même ("La Ligne rouge"), mais à des entités supérieures qui surplombent la vie de Jack : Dieu, mais aussi le père et la mère, se transformant par la grâce du temps passé et du souvenir en figures divines. Malick explicite d'ailleurs cette allégorie dès l'introduction (par ailleurs belle à pleurer), puisqu'il indique clairement que le père représente la Nature et la mère la Grâce. L'image de ces deux forces luttant l'une contre l'autre est d'une grande intelligence et justifie pleinement l'emploi du steadicam. Plus que jamais auparavant, les mouvements de caméra sont en effet amples et panoramiques, donnant l'impression de se laisser porter par les vagues. C'est donc l'amour de la vie que cherche à transmettre le réalisateur, jusqu'à faire des déplacements des personnages des danses joyeuses ou mélancoliques, accompagnés de grands morceaux de musique classique. Malick a sans ambiguïté cherché à réalisé un film-somme, ancré dans son Texas natal et résumant tous ses questionnements, et la forme de ce chef-d’œuvre, constitué de sortes de flashs mentaux, est tout à fait logique dans le sens où les raccords sont avant tout le fruit de souvenirs d'enfance épars et d'associations émotionnelles – c'est par exemple pendant le deuil que la mère de Jack a besoin de puiser de l'aide de la part de Dieu et donc que la suite cosmogonique intervient. Dans ses quatre précédents longs-métrages, Malick prenait soin d'aménager des séquences lyriques permettant une évasion dans le récit ; ici, c'est le film entier qui constitue cette envolée vers l'Absolu. "The Tree of Life" est une symphonie céleste.