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0,5
Publiée le 4 juillet 2020
The Tree of Life est l'un des pires film pseudo-intellectuel les plus prétentieux que j'aie jamais vus. La photographie est géniale mais ce n'est pas le sujet d'un film. Tout le film tourne autour d'un gars et sa relation avec son père et le fardeau de la mort de son frère. Histoire vraiment simple sans besoin de se prendre la tête pendant deux heures et demie. Je suis prêt à parier que dans un avenir proche personne ne se souviendra jamais de ce film. Ce film a remporté un autre prix : la plus grande déception cinématographique de ma vie. Les gens de Cannes abaissent leurs standards je pense. Au lieu de cela je vous suggère de louer "The Fountain" car il a une bien meilleure photographie et une histoire beaucoup, beaucoup plus agréable...
Impossible de juger ni de décrire ce film, c'est en cela que je lui attribue 5. Esthétique grandiose, plans et mouvements de caméra tous extrêmement réfléchis, lumières d'une beauté incroyable, cohérence et continuité d'un bout à l'autre des 2h20 du film, casting de rêve, émotion sobre mais puissante, on ne peut rien reprocher objectivement à ce film qui est le produit d'un art du cinématographe porté à son apogée. Surtout, et c'est là le plus important, ce film n'impose rien à son spectateur, chacun peut le lire sous l'angle qui lui convient, et le sujet est suffisamment vaste pour que chacun se l'approprie. Après, il s'agit d'être sensible ou non à l'esthétique, mais un film à voir, au moins pour le plaisir esthétique de la réalisation cinématographique et l'expérience inédite procurée par cette œuvre !
Éblouissant et c'est là tout l'attribut de son auteur. Malick réalise son œuvre la plus élégante... et la plus formelle, pour certains difficile à digérer et c'est ce qu'on peut lui reprocher.
un chef-d'oeuvre ni plus ni moins. tant de gens ont tenté, en vain le plus souvent, de capter l'invisible, le terrassant, l'infiniment grand, l'infiniment beau, l'absolu, et Terrence Malick a réussi avec ce film et a donné une leçon à tous les autres.
Léthargique. Vouloir faire du beau cinéma, c'est bien. Il faut captiver le spectateur, donc forcément l'image est très importante. Mais il faut aussi y associer une histoire qui vous interpelle via un scénario adéquat et un montage intéressant. Ici, ce sont de belles envolées lyriques, certes, l'histoire de la vie, ok... Mais c'est malheureusement soporifique. Si c'est pour tomber en extase clericale, je préfère entrr dans un lieu de culte où de réflexion adéquat, la retraite spirituelle n'en sera que meilleure puisque libre de ses vagabondages et non pas dirigée par la trame scénaristique. Ou alors pour comprendre le film et ses lenteurs bucoliques et aériennes, il faut utiliser des substances planantes naturelles... Alors oui c'est beau. Mais est-ce que c'est un bon film ? J'ai déjà vu "Gravity" et "Avatar" qui sont techniquement et visuellement beaux mais qui sont de très mauvais films. J'ai mon top 3 des meilleurs "plus mauvais films"!
Une folie lirique baignée de soleil et d'amour. L'arbre de vie est tentaculaire, sublimé et somptueux.
Mais quel chef d'œuvre de sagesse, quelle maîtrise artistique, quelle grandiloquence. Ce film est une merveille ou l'homme est si peu de chose lorsque l'existence révéle tout son sens.
L'un des grands films de l'histoire du cinéma ! Touché par la grâce, celle d'un génie et celle de Dieu !
Le visionnage de ce film fut éprouvant tant l'action (ou plutôt l'inaction) est trébuchante. On frise même l'incompréhension la plus totale devant des plans de plusieurs minutes d'exoplanètes sur un air d'opéra, suivi par des cellules et le clou du spectacle : des dinosaures ! Après ce bestiaire sorti de nulle part, le début difficile laisse place à un semblant d'histoire finalement peu originale. Brad Pitt est plutôt convaincant en père austère, mais son côté intransigeant est finalement peu développé... Jessica Chastain, de son côté, tire son épingle du jeu, tout comme les très jeunes acteurs. A l'inverse, Sean Penn, annoncé comme une des têtes d'affiche, n'apparait qu'une dizaine de minutes lors de scènes plutôt inutiles ou faussement poétique (à l'instar du final). En bref, "The Tree Of Life" est un film sans charme, peu abordable et terriblement long ; la réalisation a le mérite d'être recherchée, mais pas au point de justifier la Palme d'Or.... Retrouvez plus de critiques et d'anecdotes sur www.lecercledesrockeursdisparus.com
Un film d'une beauté incomparable, avec des images qui semble de la réelle poésie, dont il ne faut pas chercher un vrai sens mais se laisser porter. Un côté expérimental sur la vie d'un garçon incompris de lui même et des autres.
Ce film est splendide, un véritable chef d’œuvre. Il est dur et poétique à la fois. On peut dire que Terrence Malick est un cinéaste entièrement à part. Ce film mérite amplement les prix et les nominations qu’il a reçu.
Palme d'or au Festival de Cannes en 2011, "The tree of life" marque un tournant dans la filmographie de Terrence Malick en ce qu'il propose une narration éclatée et une réflexion mystique complexe. Refusant la linéarité et comportant peu de dialogues, "The tree of life" est à juste titre décrit comme un poème visuel, marqué par le deuil, l'éducation et la dualité peu évidente entre grâce et nature. Il n'est pas aisé de comprendre pleinement la philosophie de Malick, d'autant plus qu'elle est diluée dans un montage affolé qui structure moins des scènes que des plans plus ou moins brefs, mais la construction très claire du film permet au moins de ressentir les différentes étapes du parcours, mises en scène avec une intensité variable. Contrairement aux films expérimentaux qui suivront, "The tree of life" ne se déroule pas à vitesse unique mais touche par ses variations lyriques, en particulier dans la partie centrale axée autour de la rébellion d'un garçon devant l'éducation autoritaire de son père. C'est en alternant des plans flottants qui donnent l'impression que la caméra vole autour des personnages et quelques moments dialogués que le film parvient à faire ressentir les rapports conflictuels entre les membres de cette famille : l'aspect aérien de cette mise en scène doit aussi à l'utilisation d'une voix-off murmurée et sensuelle, dont le contenu reste néanmoins trop redondant. En proposant un cinéma presque liquide qui donne peu d'importance au scénario, Malick s'expose au caractère interchangeable de certains plans, notamment ceux mettant en évidence une nature idyllique, ce qui procure un certain harassement. Il va de soi que "The tree of life" contient des passages sublimes et mémorables mais il n'est pas exempt de passages abscons ou difficilement justifiables (l'au-delà, les origines du monde) qui nuisent à l'incarnation. En virant vers une abstraction qui ne cessera de croître dans des films comme "A la merveille" ou "Song to song", Terrence Malick fait la preuve avec "The tree of life" que son cinéma n'est jamais aussi fort que quand il est narratif.
The Tree of Life, un titre qui déjà fait figure de parallèle avec The Fountain et Noé ; trois films métaphysiques qui mettent un point d’honneur à disposer à leur guise de la science et de la religion dans une réconciliation par l’art. De ce mariage naissent de magnifiques images, rappelant 2001 mais avec la technologie d’Interstellar, qui n’ont malheureusement aucun réalisme : c’est du beau pour du beau, rien qu’on ne saurait jamais voir.
Dans cet état d’esprit qui cherche à mettre Dieu partout, l’image tout entière semble océane, une texture qui nous poursuit jusqu’à nous hanter de plaisir. Elle est dépouillée, poursuivant les designs modernes mieux que l’humilité éphémère d’un clip publicitaire. Les voix résonnent au loin pour nous donner l’impression tidale que les frontières entre tout ne sont que d’écume. On voyage intemporellement du début d’un traumatisme à sa fin. Le mysticisme est déboussolant, ce qui est un bien ; à l’inverse, il s’éternise, et il n’est jamais bon de faire durer un voyage sans direction.
Le tree est assez métaphorique, mais pas la life : elle est partout, trop partout. Le film devient si lifey qu’on se dit juste : « au fait, au fait ». Cette vie anonyme – car les noms sont si épars – est une grande expérience visuelle et auditive, mais son audace est tout ce qui reste de l’érosion de son visionnage ; elle ne m’a pas convaincu.
Un poème sur l'origine du monde, à la fois ode à la nature et critique du monde moderne, avec une caméra suspendue qui oscille entre légèreté et gravité... entre le ciel et la terre. Un déclaration d'amour à l'innocence, à la sensibilité. Un film bouleversant d'une puissance comparable aux "Ailes du Désir "de Wim Wenders.
Un pur chef d'oeuvre comme on en voit rarement. Certes le film est difficile d'abord et c'est un cinéma exigeant que nous propose Mallick, mais tout est dans ce film, la création, la vie, le questionnement, la mort, l'espoir et la foi, bref tout ce qui fait la vie d'un être humain est condensé dans ce film intense, profond, dense et sublime. Sans doute un des dix meilleur film de tout les temps.
Une pure merveille, un film bourré d’émotions qui se vit, se ressent autant qu’il se regarde. Plusieurs critiques l’ont comparé à « 2001 l’odyssée de l’espace » de Kubrick, et franchement il faut bien lui reconnaitre les mêmes qualités, mais aussi la même incompréhension d’une certaine partie du public face à une œuvre aussi pleine et intense, presque trop en avance sur son temps pour être appréhender par tous les spectateurs. En quelques mots, The Tree of Life est un petit bijou à la puissance rare, que ce soit dans le message qu’il délivre sur le sens de la vie, que dans la beauté visuelle de certaines images, tout bonnement magistrales. La première partie de film traite de la création de la vie, la seconde se focalise sur la vie quotidienne d’une famille et les relations compliquées d’un père et de son fils. Pour comprendre ce film, il faut vraiment le voir comme une sorte de fable, comme une mise en abyme de notre esprit, comme une méditation progressive qui s’instaure au fur et à mesure des scènes et fait réfléchir le spectateur qui en sortira bouleversé et totalement chamboulé. Oui, le film comporte pas mal de références religieuses, mais elles ne sont pas pompeuses et servent à donner plus de puissance au message diffusé. En fait, The Tree of Life est un film quasi cosmique, poétique, onirique même, il porte une réelle dimension spirituelle quant à l’origine du monde et à notre manière de vivre et de mourir. Devant ce spectacle, on ne peut que remercier Terrence Malick d’avoir osé, d’avoir mis tant de sentiments et de vérités dans ce film, qui porte clairement son empreinte, aussi bien dans son message que dans la beauté extrême (proche de la perfection) des images qu’il nous offre. Pour terminer, il convient de parler de Brad Pitt, vraiment excellent et plein de pudeur et de classe dans son rôle de père autoritaire, incapable de montrer ses émotions. Il est brillant, bien aidé par les autres acteurs qui lui donnent la réplique. Enfin, et même s’il n’apparait que peu, c’est avec plaisir qu’on retrouve Sean Penn, toujours aussi charismatique. En résumé, une ode à la vie, un moment de pur ravissement, sonore, visuelle et surtout psychologique offert par l’excellent Terrence Malick…
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)