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Attigus R. Rosh
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3,0
Publiée le 10 septembre 2026
Navajo Joe est un western spaghetti qui reste divertissant, même s'il n'est pas le plus mémorable dans son genre. Burt Reynolds joue très correctement le rôle éponyme. Son rôle de héros taiseux, équanime et impavide devant le danger, très caractéristique de ce registre, fonctionne grâce au charisme de l'acteur. Les scènes de fusillades fonctionnent plutôt bien et sont variés dans l'utilisation des armes diverses afférentes à cette époque. Ca se regarde très bien.
Bonjour Burt Reynolds pour un vengeance, seul contre une bande de desperados, et cela fait le job Beaucoup d action... et de morts Un western spaghetti a redécouvrir
Western très classique, quelques scènes ont néanmoins réussi à me replonger dans une ambiance générale assez austère. La musique et les acteurs dissonnent avec ce que l'on voit ou devrait voir à l'écran.
Pour son premier western, Sergio Corbucci commence doucement dans le genre, rien d'étincelant au programme. Assez classique dans son scénario, agréable mais pas transcendantal, "Navajo Joe" ne restera pas dans les annales du western spaghetti. Je retiendrais tout de même la performance de Burt Reynolds dans le rôle de cet indien cherchant à se venger du massacre de sa tribu ainsi que de la musique de Ennio Morricone chantant "Naaavaaajo Jooooe, Naaavaaajooo Joooooe"
Cette fois, c’est le scalp de trop. Le film s’ouvre sur une femme indienne mise à mort puise scalpée par l’homme blanc métis collectionneur de chevelures et surtout très, très méchant. Il déteste les peaux rouges parce que lui, mulâtre, ne peut même pas se dire de sang pur. Or cette femme du début incarne la mère-patrie de la tribu du héros, Navajo Joe. Forcément. Pas content, le jeune Indien part proposer ses services : la vengeance contre des sous. S’ensuivent des aventures très originales, une vengeance et des sous. Navajo Joe déboise, déracine, déneige les sols arides de l’Ouest américain : aussi fin que du gros sol, il est la solution à tous vos problèmes. « Il faut faire quelque chose, ils peuvent nous attaquer » ; « mais nous ne pouvons rien faire », qui appeler ? Navajo Joe ! Une vengeance à organiser ? Une fuite d’eau à réparer ? Appeler Navajo Joe. C’est une heure trente de déplacement, et on les sent passer. Ennio Morricone braille dans nos oreilles ses cris insensés en italien – si vous survivez au générique introductif, véritable pensum musical, soyez bénis – et, en cela, traduit par les sons l’héroïsme que le réalisateur ne parvient pas à faire naître autrement. Car dès qu’apparaît le héros, voici venir le thème qui hurle son nom (pour le spectateur distrait). On le frappe on le fouette on le pend par les pieds mais bon, il tient le choc. Reynolds est le nouveau Jésus aux coquelicots. La mise en scène laisse éclater quelques très bonnes idées mais racolées les unes aux autres comme les perles d’un collier de contrefaçon. Et l’écriture est d’une bêtise ! Un train doit s’arrêter en pleine course pour éviter des troncs d’arbres obstruant la voie, mais personne ne se doute que cet acte sonne un tant soit peu suspect… Dommage que l’ensemble soit aussi premier degré et aussi balourd, car une réflexion plutôt intéressante sous-tend le récit : la notion de pacte entre l’homme blanc et l’Indien, l’identité américaine que l’on s’octroie ou non à la seule vue de la couleur de peau. Navajo Joe confond baroque et balourdise, se vautre dans la débauche d’effets tape-à-l’œil et dans l’outrancier, là où un tel sujet aurait mérité un traitement plus mental. Finissons en beauté : dans le denier plan du film, une femme parle à un cheval, et ce dernier lui obéit. Voilà le programme.
Tout est bâclé dans ce spaghetti western où Burt Reynolds et Fernando Rey se sont perdus pour quelques dollars de plus. Il y a certes encore pire dans ce genre qui aura grandement contribué à la décadence de tout le cinéma classique mais ce n’est jamais une raison pour se laisser aller. Corbucci en est parfaitement conscient car quand il s’en donne la peine, il réussi quelques séquences comme celle du train, honorablement mise en scène. Décidement en dehors de ‘’Kéoma’’, aucun pseudo western de ce genre n’est à conseiller. Ils ne résistent ni au temps qui passe ni aux vieillissements individuels.
On est loin de John Ford. Un scénario décousu, des scènes sans suivi, des situations qui se produisent on ne sait trop comment ni pourquoi, des acteurs qui semblent avoir séché leurs cours d'art dramatique et qui n'ont pas été inspirés par Corbucci. Le montage est à l'avenant et la musique omniprésente bien que d'Ennio Morricone lequel s'est trompé quelque part.
L'intrigue du film passe, elle n'est pas mauvaise. Cependant, il y a quelques événements un peu irréalistes et étranges mais qui ne tuent pas le film. À savoir le héros qui tire excessivement vite et précis ou encore un couteau lancé dans le dos qui arrive dans le ventre (ce qui m'a bien fait rire). On ne s'ennuie pas globalement.
Le film, pour son époque, est plutôt bon dans l'esthétisme. Il y a du décor, de jolies paysages et les déguisements ne sont pas mauvais.
Au niveau de la fluidité, quelques scènes sont longues et sans intérêts.
Heureusement la musique est là pour combler ce vide. Un peu répétitive, mais pas mauvaise.
Quant au jeu d'acteur, il y a pas mal de points négatifs. On ne ressent pas vraiment la personnalité de chacun et le jeu n'est pas au top. En effet, quand les acteurs prennent des balles ou quand il s'agit de leur talent de comédien. Mais ce n'est pas non plus le pire jeu d'acteur que l'on peut trouver.
Le doublage est bon, sans être extraordinaire, mais bon pour son époque.
On pourra quand même trouver l'excuse de l'âge (1966) pour les erreurs, ce qui en fait plutôt un bon film.
Navajo Joe, un western qui vieillit assez bien ! 3/5
Un western spaghetti qui ne fait certes pas partie des plus grands, mais qui se regarde sans déplaisir. On retrouve la violence débridée du genre et les personnages hauts en couleurs, les décors arides et la musique grandiloquente.
Burt Reynolds livre une bonne composition dans le rôle principal, même s'il est loin de ressembler à un indien. Fait rare dans le genre, le film aborde la thématique des indiens, de leurs rapports aux blancs et du métissage.
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2,5
Publiée le 19 février 2016
Une coproduction très connue de Dino De Laurentiis dans le but d'adapter en Europe un genre typiquement amèricain! La lutte entre Navajo Joe et une bande de chasseurs d'indiens qui a scalpèe toute sa tribu trouve dans les paysages magnifiques de l'Espagne (Colmenar Viejo, Guadix, Tabernas, Torremocha...) son cadre idèal entre canyons, soleil de plomb, ariditè et sècheresse! Rèalisè par l'un des maîtres du western spaghetti (Sergio Corbucci), on se souviendra surtout de quelques scènes violentes pour l'èpoque! Ainsi, les tortures que va endurer son hèros tels que les coups portès au visage, sont devenues d'anthologies! Unique survivant de sa tribu, Burt Reynolds veut qu'une seule chose : se venger! Duel final rèussi (« Je vais te tuer à l'indienne ») et musique excellente de Leo Nichols alias Ennio Morricone, dont Quentin Tarantino reprendra l'un des thèmes musicaux pour son deuxième volet de "Kill Bill". C'est anecdotique mais il y a dans la V.F du film plusieurs passages en version originale...
Ce film présente des idées intéressantes, en particulier sur le bien et le mal, tant côté indien, que côté blanc. Mais le résultat n'est guère convaincant, tant l'ambiance est pesante.
"Navajo Joe" suit le parcours d'un indien (sujet finalement assez rare dans le western italien, en dehors du fameux "Keoma" sortit des années plus tard) qui affronte une bande de bandits sanguinaires. Entre un combat motivé par la vengeance, une violence omni-présente et une musique aussi prenante qu'inoubliable (encore un bijou d'Ennio Morricone), le film remplit tous les critère du bon western spaghetti. L'ensemble est rythmé et captivant et le film ne souffre d'aucun temps mort. On appréciera aussi la noirceur du propos et la manière dont Sergio Corbucci parvient à se défaire des codes traditionnels du western et de toute morale. Désormais, les sauvages ne sont plus les Indiens mais les Blancs avec des bandits cruels à souhait, la brave population des petites villes de l'ouest fait preuve de lâcheté et est renvoyée à sa propre hypocrisie, les prostitués constituent presque la seule catégorie sociale morale de l'Ouest et le héros principal sait lui aussi faire preuve d'une bonne dose de cruauté et de brutalité! Un des grands classique du western spaghetti, assurément.
Le premier western de Corbucci est ici même. Conçut lorsque l'on disait que les westerns spaghettis étaient là pour faire face au western Américain , Navajo Joe à plutôt été conçut pour dénoncer l'idiotie et la cruautés des colons face aux indiens aux 18ème siècle lors de la guerre mené envers ces pauvres indiens afin de s'emparer de leurs territoires, ce western fait surtout face au film Américain hyper raciste et antisémite contribuant à montrer les indiens comme des êtres inférieurs, juste bons à êtres massacrés, en prenant pour héro un indien fort et intelligent, sauvant un village contre d’affreux bandits obsédés par l'or, ce héro est tout simplement représenté comme un signe contre l’antisémitisme porté envers les indiens, d'autres signes dénoncent la cruauté des blancs comme le massacre d'un camp indien mis en scène au débuts du film, ou encore le fait que l'indien ( Joe ) cherche juste à se venger contre ces intrépides bandits qui ont tout détruit dans sa vie juste pour l'or (un-peu ce que les colons ont fait aux indiens d'Amérique et pour les mêmes raisons si l'on cherche bien). Navajo Joe est dons un western intelligent, n'étant bien sûre pas le meilleur de Corbucci ni le meileur spaghettis ni non-plus le plus dénonciateur mais restant une oeuvre cinématographique admirable à découvrir au plus vite si vous n'avez aucune idées de ce qu'est le western spaghettis, je le conseil d'autant plus au fans de western.
Pas le meilleur Western de Sergio Corbucci. En plus de mauvais acteurs et de dialogues risibles, le scénario de "Navajo Joe" sent le réchauffé et abuse des clichés à tel point que cela en devient ridicule par moment. A côté de cela, il faut souligner l'excellente musique d'Ennio Morricone et des scènes de fusillade intéressantes.