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CrackO DingO
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0,5
Publiée le 17 janvier 2010
A moins d’être manouche ou arabe, ou manouche-arabe ce film ne passionnera personne, quand au dialogue il sont incompréhensible, vu par hasard trop déçu et fin non vu.
Un bon film loin des standarts qui nous peint une galerie de portraits réalistes dans les quartiers nord de Marseille. Un film engagé, osé, dur, parfois violent qui nous immerge dans le milieu des gitans, des conflits ethniques, de la délinquance... La caméra suit le petit Marco d'un bout à l'autre de maniére simple et efficace. Meme si l'amateurisme de certains acteurs est criard, il faut saluer la performance de tous ces enfants. Meme si certaines scénes se suivent sans trop de logique ou sont parfois longues,que l'on n'évite pas certains clichés, l'ensemble reste trés cohérent et porte des messages profonds. A voir
Le quotidien des gens du voyage aux portes de nos villes. L'incompréhension entre des communautés différentes. Ce film de Dridi est fort, humain, beau et magnifiquement filmé. A voir absolument.
On les connaît mais on ne sait pas qui ils sont vraiment, les gitans vivent en marge de notre société et restent pour la plupart d'entre nous des gens dont on ne sait rien. Karim Dridi a décidé de s'intéresser à eux avec l'histoire de ce jeune musulman qui fuit le foyer où il a été placé afin de retrouver le camp où il a grandi. On le voit alors chercher sa place, évoluant dans un monde où la misère sociale s'étend à perte de vue. Vols de scooter, combats de coq, cambriolages, on ouvre les yeux sur un univers qu'on connaît sans en avoir conscience et qu'on rejette tout comme eux refusent notre société. Certains acteurs ne jouent pas très bien (ce sont des amateurs), la construction du récit est faiblarde et on a parfois l'impression de suivre une suite de scènes montées sans aucune logique, mais le film est assez fort pour faire oublier ces défauts et peindre un portrait fascinant de cette société qui vit en parallèle de la nôtre encore trop peu abordée au cinéma.
Filmer un camp de Gitans à Marseille. L'endroit ne pouvait pas être mieux choisi. Par contre, il faut se concentrer pour comprendre les paroles, car l'accent gitan, et celui de Marseille en même temps, cela donne une sacrée adaptation de la langue de Molière. Même si à la base je préfère les films plus noirs et plus violents, je dois reconnaître que j'ai pris plaisir à voir les péripéties de cette bande d'enfants. La confrontation entre gitans et arabes est intéressante. L'interprétation des acteurs est au rendez-vous. Khamsa est attachant du haut de ses 11 ans. Une télé réalité sur cette population beaucoup mieux filmée que "Mange tes morts".
Film prenant, bien qu'il ne s'y passe pas grand chose, des petits larcins, des embrouilles de gamins ou de plus grands..une certaine réalité mise en avant pour toucher le spectateur.
Voilà le film qui, avec Séraphine, relève la morne production de l'automne constellée de comédies poussives tournées par des réalisateurs émérites fatigués. Marco (le prodigieux petit Marco Roblès) s'est enfui de chez sa famille d'accueil, en grande partie pour revoir sa grand-mère, mourante. Il rejoint un camp de roms sédentarisés, mélange de bicoques et de caravanes en bordure de l'autoroute. Il y a chez le petit garçon une terrible demande d'amour, mais personne ne veut vraiment de lui. Ni son père, infatigable coureur occupé par sa nouvelle compagne (l'excellent Simon Abkarian dans un registre plutôt inhabituel). Ni sa belle-mère -il est vrai qu'il a été placé pour avoir mis le feu à sa caravane....Ni le reste de la communauté car par sa mère, Marco est bicot (voilà un mot qui, dans les autres milieux, a disparu du vocabulaire raciste....). Il a toujours, autour du cou (même pour la messe d'enterrement de la grand-mère...) sa main de Fatma, seule chose à laquelle il tienne vraiment. Il lui reste un cousin, ado nain et malade qui rêve de faire fortune avec un coq de combat. Et les copains. Un petit cousin mais aussi Rachid, l'arabe qui travaille pour des recéleurs et entraîne dans la délinquance les deux petits, évidemment les mômes maladroits vont rapidement se faire prendre, parler, et tout ça finira très, très mal, pour Rachid, et aussi, différemment, pour Marco qui rêvait pourtant de s'en sortir, d'abandonner la chourave, de devenir boulanger pâtissier. Voilà un film sur les gitans ni folklo, ni musical, ce sont bien ceux de chez nous décrits à la fois avec empathie et avec justesse: comment une communauté qui aime tant ses enfants peut elle, par ailleurs, les laisser livrés à eux même, abandonnés au pire? Qui dit des choses intéressantes sur les rapports entre roms et arabes, qui partagent les mêmes quartiers de misère sans s'aimer. Karim Dridi, qui n'avait pas toujours convaincu, signe là une oeuvre magnifique.
Chaque nouvelle sortie d'un film de Karim Didri est une nouvelle interrogation : que va-t-il nous servir cette fois ? Du très bon ou du très mauvais ? Le réalisateur ne sait faire que du blanc ou du noir, pas de mixte entre les deux comme nous l'a prouvé le dernièrement très décevant Le Dernier Vol. Khamsa, a contrario, est une plongée très intéressante dans le milieu gitan de la citée phocéenne. La photographie est belle, les jeunes acteurs sont convaincants et le propos a su rester sur sa ligne directrice et ne jamais déborder vers le pathos ou l'exagération. Au final, Khamsa s'avère être une belle odyssée sur la vie d'un jeune enfant, divisé entre sa famille gitane et ses origines algériennes, en quête d'identité. Un film poétique, dur par moment, authentique. Une belle réussite.
Il est rare de tomber sur un si haut niveau pour un film sur les gitans... Mais comme une déclaration d'amour d'un cinéaste engagé, Karim Dridi réalise là Khamsa, un authentique et sublime film populaire d'une capacité à rendre de la beauté et de la dignité à des êtres généralement considérés comme sous-évolués et indignes.
Cette jeunesse pauvre dans un quartier marseillais où il prend comme exemple les gitans et c'est un film totalement universelle. Khamsa est ancré dans la réalité et l'interprétation de tous ces acteurs est d'une fraicheur folle et d'une grande pureté.
C'est le meilleur film de 2008 pour moi, c'est superbe, dommage qu'il n'ai pas eu un grand succés. même si ce n'est pas étonnant pour un film comme celui là. A ne pas louper lors de sa sortie dvd
On se demande si Karim Dridi croit un seul instant à l’entreprise. Le scénario, à l’argumentaire léger, ne présente qu’une succession de situations inexploitées. Les relations de Marco avec son père, sa belle mère, son cousin le dresseur de coqs –quel formidable personnage !- tournent à vide. Même Marseille, diva magnifique, est mal photographiée. Une heure et demie durant, l'on patauge, l'on s’ébroue dans une parfaite insignifiance...
Un film qui ne nous laisse pas indifférent. Se basant clairement sur des clichés persistants, l'histoire se veut au plus près de la réalité. Elle nous montre un gamin en quête d'une identité et qui désire un futur meilleur. Le scénario de base est certes classique mais toujours efficace. Mais ce qui déçoit un peu, c'est qu'il n'y a pas de place pour les sentiments. En effet, tout est toujours un peu tristounet et sans âme. Dommage !