Dario Argento c'est un style, une patte, un genre, spécialiste des films d'horreur, souvent à petit budget, mais avec une dimension esthétique, poétique psychédélique dans la façon de filmer et la réalisation. Phenomena est un des chefs d'oeuvre du maître, sans conteste, avec sans doute plus de moyens, et une dimension fantasmagorique exceptionnelle. 30 ans après, ce film n'a rien perdu de sa force, de sa beauté, malgré les scènes d'horreur affirmées et assumées. Mais ce film comporte un plus indéniable, des plans magnifiques, une virtuosité de la caméra et une écriture du scénario inventive et cohérente. La bande son est elle aussi un des atouts du film. Mais que dire de la alors très jeune Jennifer Connelly, 15 ans, qui sublime et envoûte cette oeuvre par sa fraîcheur, sa beauté, son jeu parfait, subtil, naïf et poétique, en jeune fille qui contrôle les insectes, somnambule dans des scènes de conte fantastique d'une infinie beauté, et qui éclaire de beauté ce vrai film d'horreur parsemé de meurtres horribles et de monstres. Un film magnifique, du très grand Dario Argento, la révélation de Jennifer Connelly, un film culte.