Malgré une certaine perte de charme, le film reste dans la continuité du premier avec toujours une absence de scénario mais le rythme est toujours autant effréné, l'humour est toujours très efficace, la bande son encore sublime, et surtout le déluge d'action et d'effets spéciaux reste tout simplement magistral.
Beaucoup moins bon que 1er, assez décousu certainement parce que le film a été tourné pendant la grève des scénaristes... Le début explose trop rapidement, le milieu est long, et la fin est carrément bâclée... Malgré tout ça, le film possède son propre charme qui se transmet principalement par le réalisme des robots !
Un scénario des plus alambiqué vient ternir ce film, dont les images magnifiques et les effets spéciaux paticuliérement spectaculaires ne laissent pas indifférent. Mais on ne rentre pas dans cette histoire fait de bric et de broc, et on suit les aventures des héros d'une maniére détachée...
Chapeau, les effets spéciaux ! Par contre, le scenar ...mdrrrrr Un peu foullit aussi, les combats de tous ces tas de feraille, franchement on sait plus qui est qui.
2sur5 Transformers la revanche a divisé, séparant deux groupes d'hominidés bien distincts, paraît-il : l'amateur de cinéma de bourrin ; et puis l'autre. La perspective est assez restreinte, pourtant, difficile de nier qu'elle s'applique parfaitement à cette sequel lucrative.
La saga Transformers, ce gigantesque espace ou tout est disponible, tout ne demande qu'à être dégommé dans un coup de burin, est un authentique terrain expérimental pour Bay. Il y va à fond, case tout et n'importe quoi ; à la galerie de robots s'ajoutent de petits Gremlins métalliques, bavards et maladroits (les compagnons de route), ou des Godzilla en acier au ton très solennel (les méchants qui comptent bien raser la Terre et font péter le seuil d'alarme avec plus de vigueur encore que lors du 11 septembre) ; l'arrivée à l'université du jeune héros campé par ShiaLaBeouf est l'occasion d'une intégration explosive, entre tentatrices mal intentionnées et camarades paranoiaques et haut-en-couleur. Chevaleresque, il ne recule devant rien, surtout pas la mythologie grand-guignolesque.
On ne s'étonnera pas alors de la bêtise abyssale du scénario (les bribes de philosophie de comptoir concernant la nature humaine & cie, de l'Emmerich parodique en quelque sorte), de toute façon l'intérêt n'est pas là, les surprises sont dans les variations de la tambouille destroy. C'est un grand feu d'artifices, insatiable et chaleureux, à l'humour volontiers demeuré (l'ensemble des gags autour de la mère du héros sont de piètre niveau – sauf peut-être lorsqu'elle est stone), la répartie imbécile et au clinquant beauf. Transformers la revanche est moins ''étoffé'' que son prédécesseur et modèle ; les arguments d'autorité, comme Megane Fox, ne sont plus que des faire-valoir (concernant l'actrice, elle se trouve réduite au plus strict statut de sex toy de service).
On peut reprocher beaucoup au film, en particulier le simplisme totalement assumé de son intrigue (d'autres alimentent les théories du complot, Bay refait l'Histoire : les pyramides ? C'était les extraterrestres, voilà tout, passons maintenant !). Toutefois il faut reconnaître comme Transformers 2 se donne sans restrictions ; Bay ne nous laisse aucun répit, c'est ludique jusqu'à plus-soif (d'ailleurs, comme dans le premier opus, on pourra être las avant le clap de fin). Le parfait spectacle de comateux. A consommer donc, avec modération.