“Waterworld”, c’est Mad Max qui a pris l’eau, un naufrage hollywoodien devenu mythe flottant entre mégalomanie humide et fulgurances visuelles salées. The New Yorker parlait d’un “délire aquatique où le budget se noie plus vite que le scénario”, pendant que Empire reconnaissait “une œuvre imparfaite mais visionnaire, trop en avance pour son époque, et trop chère pour se le permettre”. Roger Ebert y voyait “un blockbuster mutant, parfois fascinant, souvent ridicule, mais jamais tiède” — un film qui échoue glorieusement là où d’autres ne tentent rien. Un désastre culte : ridicule comme un poisson avec des bottes, mais inoubliable, parce qu’il a osé se jeter à l’eau quand tout le monde restait au bord.
Il faut aimer les idées post-apocalyptiques. Grandiose, tellement surprenant, un imaginaire très beau. On passe un très bon moment à regarder ce film, tout comme Mad Max !
On ne verra jamais le film qu'aurait dû être "Waterworld", en revanche, pour le meilleur comme pour le pire, les problèmes rencontrés lors du tournage en mer chaotique l'auront sans aucun doute façonné pour qu'il devienne ce divertissement fun et unique en son genre que l'on connaît aujourd'hui. Le scénario signé David Twohy (papa de "Riddick" et scénariste sur "Le Fugitif") nous embarque sur les mers ayant engloutie notre chère planète Terre. De cette catastrophe a émergé les pires comportements de l'homme, il subsiste néanmoins un infime espoir de reconstruire une civilisation digne de ce nom : Dryland, contrée mythique que tout navigateur recherche désespérément. L'esthétisme crasseux et très mécanique, la barbarie des personnages, tout ceci n'est pas sans rappeler "Mad Max" et il est certain que les équipes artistiques de Kevin Reynolds s'en sont inspiré. Mais "Waterworld" n'est en aucun cas une pâle copie de l'œuvre de George Miller, l'univers qui y est développé met ainsi en place ses propres codes pour finalement suivre une toute autre direction. Narrativement très classique dans sa construction, il met l'accent sur des scènes d'action efficaces et des personnages très bien brossés afin d'assurer le spectacle avant tout. Kevin Costner fait preuve de charisme avec ce personnage énigmatique d'héros refoulé tandis qu'un Dennis Hopper totalement méconnaissable apporte l'humour nécessaire à ce genre de production par le biais de son équipe de bas cassés. Très original par sa forme, beaucoup moins par son fond, "Waterworld" demeure néanmoins un film pop corn tout ce qu'il y a de décomplexé et typique des années 90. De quoi ravir le spectateur cherchant un moment de détente.
Un e sorte de Mad Max auqatique beaucoup moins bien réussit tant au niveau de l'esthétique que de l'ambiance assez morne. Petit film d'action vite rasoir.
Le début de la fin pour Kevin Costner habitué jusque là aux succès. Waterworld frise le waternanarland tout au long du film avec un scénario très limité et pompé en partie sur du Mad max sans la qualité technique. Du mauvais blockbuster pour engrenger au box office et rien de plus.
Après Robin des Bois prince des voleurs, Kevin Costner retrouve le réalisateur Kevin Reynolds pour une toute autre aventure. Un budget de 175 millions de dollars (un des plus gros budgets de l'époque) pour un film annoncé comme épique et inédit mais qui souffrira hélas de problèmes budgétaires importants, d'un tournage chaotique, des colères incessantes de Costner et, au final, d'un bide phénoménal au box-office, faisant du film l'une des plus grosses pertes financières du siècle. Pourtant, Waterworld est un bon petit spectacle avec beaucoup d'action et peu d'images de synthèses, ce qui renforce le côté réaliste des scènes brillamment mises en images par Reynolds. Kevin Costner, monolithique au possible, incarne ce "Marin" mutant, anti-héros sans nom pourtant sympathique aux côtés d'une Jeanne Tripplehorn se demandant ce qu'elle fait ici et un Dennis Hopper cabotinant allégrement en bon bad-guy tout ce qu'il y a de plus classique. Malgré ça, il faut admettre que le film tourne très rapidement en rond et se voit alourdi de beaucoup de longueurs très inutiles voire rébarbatives. Mais au final et dans l'ensemble, Waterworld reste une bonne série B sympathique mais pas assez épique pour devenir culte.