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Keisha
8 critiques
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0,5
Publiée le 2 mars 2011
Zéro rebondissement, les extraits donnent envie surtout qu'on retrouve un visage sympathique découvert dans un bon film qui a plu à un grand nombre. Du coup on espère beaucoup et rien ne se passe du début à la fin, c'est plat la faute au scénario ou à la réalisation on ne sait plus trop tellement on est énervé d'avoir perdu son temps
Assez bon premier film de Kevin Asch, en gros une immersion dans la vie rituelle judaïque, avec sa lenteur et sa circularité nécessaires, et le décalage qu'il peut y avoir, pour un jeune homme de vingt ans dans les années 90, entre une vie rabbinique assez pauvre et la tentation d'un trafic d'ecstasy très lucratif. Bref, Asch nous présente un scénario très classique dans les termes, proposant un hiatus entre un monde socio-religieux fondé sur des valeurs traditionnalistes et communautaires et un monde moderne traversé par des valeurs monétaires et libertaires (argent, sexe...). L'opposition, sans être originale, est bien traitée ici, et on voit parfaitement le côté transgressif ressortir sur l'horizon de la Loi. Cela dit, des films sur la drogue, on en a déjà vus, de plus violents, de plus réalistes, de plus drôles, de plus réussis... Asch décide de suivre quand même une voie originale en centrant son film sur le tiraillement et le parcours de Samuel, donc, le jeune Juif, plutôt que de nous embarquer avec sa caméra dans une énième plongée chez les mafieux, leur organisation diabolique et leurs lois immorales. Donc, malgré tout, davantage un film psychologique qu'un film sur la drogue. Il est clair que dans cette perspective, la performance de Jesse Eisenberg ressort immanquablement, et d'une très belle manière : il n'en rajoute pas dans le côté torturé, il joue juste, vite, bien. Tout finit par reposer sur lui, sur son interprétation, et le film est loin d'en ressortir perdant. D'une manière générale, bonne réa, très nuancée, qui sait bien faire ressortir les passages lents (religieux, familiaux, communautaires) par rapport aux passages vifs (monde de la nuit à Amsterdam, boîte de nuit, violence). Déception quand même côté son, avec pas grand-chose à se mettre sous la dent. Malgré tout, sentiment global mitigé, et impression que le film est très lisse, sans folie, sans exagération, sans tripes (conséquence peut-être de la psychologisation du film). Il y avait finalement la place de faire quelque chose de très bien, je crois, mais ça manque d'ambition dans la forme et le fond. 10/20.
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine : http://tchingscine.over-blog.com/
Un tres beau film, qui au delà d un recit autour d un trafic de drogue depeint incroyablement bien l univers des hassidim de Brooklyn et pose des questions interessantes sur l education orthodoxe. Bien joué, bien realisé, Jewish Connection est un film touchant et intelligent que je conseille vivement. Fans de films d action pure sur fond de trafics illicites s abstenir, vous serez deçus : ce film est un peu plus profond !
Il y-avait sans doute matière à faire plus intéressant. Notamment en insistant davantage sur le tiraillement du personnage principal entre sa foi et son désir de réussite.
En l'état, le film est un honnête "thriller religieux" divertissant à défaut d'être passionnant.
Grosse déception, je m'attendais à voir un film sur la drogue, je n'ai vu qu'un film sur la religion et la remise en question... C'est long, et surtout très chiant...
Difficile de critiquer un film qui s'affranchit de tout parti-pris, limitant son regard à quelque chose de trop factuel. La partie intéressante se révèle dans le regard que porte la communauté sur lui et sa famille qui le juge et l'abssout.
Le titre français cherche à évoquer le "French connection" de Friedkin,alors que le film est davantage roman d'apprentissage que film de mafia.Si l'histoire vraie retient l'attention, c'est surtout grâce au talent de Jesse Eisenberg que le film est une réussite. Mélange de gaucherie et de détermination,d'enfance et de mélancolie revenue de tout, Eisenberg porte avec justesse la recherche d'identité du personnage, sa part de révolte adolescente face au monde clos et hyper rigide qui l'a vu grandir.Pour un retour ironique à la case " monde clos" .Film sur les limites et la transgression,auquel ne manque qu'un peu du lyrisme d'un James Gray auquel on pense forcement, en voyant Sam se débattre pour appartenir à un groupe afin d'échapper à un autre , et essayer de se réaliser loin de sa famille pour finir par y revenir. Pas mal pour un premier film.
Jesse Eisenberg avait dévoilé son talent à travers le film " The social network". Il le prouve une fois de plus avec " Jewish Connection " un film inspiré de faits réels. A la fin des années 90 , un trafic important de pilules d'ecstasy va s'effectuer entre Amsterdam et New York. Ce trafic sera entretenu par des juifs orthodoxes et parmi eux Sam Gold. Le jeune homme va se retrouver dans une spirale infernale coincé entre sa famille , la religion et le trafic de drogue. Il va crée inconsciemment une double personnalité. Jesse Eisenberg est touchant dans son rôle , il se lance dans le trafic les yeux bandés , inconscient et un peu trop sûr de lui. Il va se lier d'amitié avec les trafiquants et tomber amoureux de l'argent facile entretenu par les trafiques de drogues. Des reconstitutions de faits très bien retranscrits grâce en partie à un jeu d'acteur excellent.
Bien avant la twelve dont Joël Schumacher nous a récemment parlé, il y avait l'ecstasy. Ce petit film nous le rappelle avec ce singulier commerce mis en oeuvre par des rabbins stagiaires. Rien de bien palpitant ici toutefois dans cette aventure qui se laisse paresseusement suivre. On y jette tout de même un oeil pour voir quelques jolies poules qui aiment apparemment les petites frappes et l'argent, mais aussi une oreille pour une ou deux chansons françaises qui rythment ce qui n'est en aucun cas un remake de "Yiddish connection". Non, on dira plutôt que "Jewish connection" c'est un peu un roman de Zola à la sauce juive américaine : après "La faute de l'abbé Mouret", l'erreur des papillotes.
Un peu de frustration en sortant du film, auquel il manque quelque chose pour en donner une meilleure impression. Cela tient peut-être à l'histoire vraie qu'il narre, finalement pas si extraordinaire. Mais on reste en éveil jusqu'à la fin et Jesse Eisenberg confirme tout le bien qu'on en avait dit dans The social network (les deux personnages sont cependant assez similaires dans leur psychologie). A voir en deuxième choix.
Un film intéressant L'histoire "apparement tirée de faits réels" est originale. C'est aussi une photographie sociale de ce "groupe" en limite de la société. L'histoire du personnage principal est aussi attachante !
Premier film du réalisateur Kevin Asch, Jewish connection (Holy Rollers en V.O.) est de bonne facture mais assez inégal. Tiré de fait réels, cela m'a fait vaguement penser à The falcon and the snowman de John Schlezinger et à ce genre de film de la fin des 70', début des 80'. Réalisé de façon assez classique, il manque quelque chose au film pour en faire un grand thriller. Même si on prendr un certain plaisir à cette histoire assez prévisible et pas franchement nouvelle. Jesse Eisenberg confirme tout le bien que l'on pense de lui après The social network. Belles prestations aussi du mignonnet Justin Bartha (Very bad trip, Jusqu'à toi), de Mark Ivanir (Le voyage du directeur des ressources humaines) et de Ari Graynor (Be bad !, Bliss). Un premier film honnête mais manquant un peu de moyens mais surtout de consistance et de force. Peut mieux faire donc pour son jeune réalisateur. On verra la suite...
J'ai été très déçu par ce film plutôt mal torché. L'histoire est un peu décousue, le scénario est mou et les enchaînements sont ratés. Pour corser le tout, l'image n'est pas belle. Un beau gâchis à mon avis...
Il se donne des allures de petites fresques de gangsters ce "Jewish Connection", un petit peu à l'image d'un Scorsese intimiste, le « bigger than life » en moins... Or, j'avoue que ça n'a pas tout le temps été pour me déplaire. Le film est bien calibré, maîtrisé, le tout sur un rythme impeccable (1h30, ça fait plaisir de voir des films qui savent ne pas s’étendre inutilement). Seulement voilà, c'est peut-être trop parfait : Kevin Asch nous pond là un cas d'école, un classique de chez les classiques, sans qu’il n'y ait vraiment quoi que ce soit d’original. Alors oui, Jesse Eisenberg est parfait et l'univers nous imprègne bien, mais tout est si balisé que pendant tout le temps je me suis senti comme sur des rails et jamais je n'ai vraiment tressailli d'émotion. Pas méchant donc, honnête c'est sûr, mais au fond assez banal. C’est dommage...