L’idée est bonne mais le développement est complètement codifié dans le mauvais genre des films d’horreur à l’américaine. Surjoué, stupide, incohérent, sans finesse, sans subtilités. Dans la lignée d’un « La nonne » mais encore moins réussi
Un très bon thriller bien pensé, bien amené, avec un twist qui pour une fois a du sens tant il a été mûri. On sent petit à petit que cette petite fille bien sous tous rapports n'en est pas une, ou plutôt qu'elle joue seulement à la petite fille modèle. Certes le final est un tantinet grandiloquent (il y a du Liaison Fatale dans la scène finale), cependant le film reste haletant et prenant. Seuls bémols donc : la scène finale qui tire un peu trop en longueur et dans l'exagération, et l'on aurait aimé en savoir plus sur sa relation avec sa véritable famille : elle aurait pu être rejetée par elle, ce qui expliquerait son désir d'être aimée et adoptée par une famille.
Excellent film qui se démarque par l'originalité de son scénario. Esther sort un peu des sentiers battus et nous tient en haleine tout le long.
Performance bluffante de Isabelle Fuhrman : en tant que jeune ado, jouer le rôle d'une adulte psychopathe dans le corps d'une gamine ne devait pas être ce qu'il y a de plus évident pour un de ses premiers rôles.
Un très bon film, qui porte bien son nom puisqu'il est centré sur la charmante petite Esther (aux premiers abords), mais quel est son secret ??
C'est la question que l'on se pose durant le film, on ne s'ennuie pas une seule fois, il est très prenant ! J'ai doré la révélation finale spoiler: je m'attendais à tout sauf à ça ! Je pensais que c'était juste une petite déséquilibrée, le plan devant le miroir lorsqu'elle passe d'Esther à Leena Klammer est très réussi! Le changement physique est incroyable !
Les acteurs sont au top, on s'attache à cette petite famille qui cache de lourds secrets. Les scènes d'horreur sont plutôt soft je trouve mais très originales !
Je pense que le personnage d'Esther aurait pu être développé davantage. Un film à voir pour l'ambiance, l'originalité et le twist.
Interprétée par la talentueuse Isabelle Fuhrman, Esther possède une double personnalité à la fois intrigante et malsaine. Très bien ficelé, le scénario captive l'oeil du spectateur jusqu'au final insolite.
C'est une bonne surprise ce film. Je ne pense pas qu'on puisse vraiment le considérer comme un film d'horreur, mais plutôt comme un thriller horrifique. L'histoire tient parfaitement bien la route et des acteurs crédibles et même bouleversants. Vera Farminga nous fait frissonner dans le rôle de la mère protectrice et presque hystérique, et Isabelle Furhmann nous surprend toujours en passant du chaud au froid. C'est un scénario original et mené d'une main de maître que vous ne regretterez certainement pas d'avoir vu.
Excellent du début à la fin, le denouement est époustouflant. Un thriller machiavélique avec de bons rebondissements et un final extraordinaire. Un suspense implacable mené tambour battant par une belle réalisation. Isabelle Fuhrman est parfaite dans ce rôle, tout come Vera Farminga. Si vous voulez du suspense, du mystère et un twist final incroyable ce film est pour vous.
Petit film d'horreur que beaucoup n'ont même pas remarqué, "Esther" peut facilement interroger. Personnellement, je dois avouer n'avoir jamais entendu parler de ce projet avant de le visionner. Mais on me l'a vivement conseillé, j'ai donc décidé de sauter le pas. Et globalement, si vous vous attendez à voir des séquences horrifiques très fréquentes et à frissonner, ce n'est pas ce long-métrage qui comblera vos attentes. En effet, ce film ne brille pas par cela. Il est même assez cliché par moments, à base de gros jumpscares mal gérer. Mais il ne faut surtout pas s'arrêter à ce détail, car le reste réussit très bien à faire tenir en haleine. Tout le film sera basé sur de la tension, frôlant le thriller pendant une majorité de l'intrigue principale. On va constamment se poser des questions sur cette mystérieuse Esther, et le film saura très bien jouer avec nous. On sait dès le début qu'il y a quelque chose de louche, reste à savoir quoi. En cela, Isabelle Fuhrman remplit parfaitement son contrat. Elle est extrêmement crédible dans ce rôle et sait très bien jouer ses différentes personnalités, tantôt très enfantine, tantôt beaucoup plus sérieuse et mature. Pourtant, elle est loin d'être autant le centre du projet que ce que l'on voudrait nous faire croire. Notre héroïne, interprétée à merveille par Vera Farmiga, sera le déclencheur de beaucoup de thématiques du projet. On va tourner autour de la maternité, de la peur d'être parent et des engagements que cela représente. Et globalement, on va beaucoup développer cela, ce qui rendra le scénario bien plus intéressant qu'un simple film d'horreur basique. Alliant donc tension, thématiques et étant porté par un bon casting, jamais ce film ne se montrera comme redondant ou long. Malgré ces 2 heures, le tout passe assez bien et on en ressort sans avoir senti de réelle longueur. C'est donc une vraie petite surprise que fut le visionnage de ce long-métrage. Je vous le recommande fortement si vous cherchez un film d'horreur un peu plus complexe que la moyenne. Pour conclure, un joli résultat.
Film génial et si original pour sa fin halletante! Une petite fille orpheline qu un couple dans la douleur adopte, mais qui au final en remet une couche et les envoie dans un gouffre sans fond d angoisse, de problèmes et de frayeur.
Cet avis est rédigé avant d avoir eu vent sur YouTube de la vraie histoire de ce couple et surtout de la petite, ce qui transformerait ce petit bijou horrifique en un film accusateur et malsaint au possible si cette jeune fille est en réalité la victime de ce couple. Donc ne pas faire l erreur d un amalgame entre la fiction et la réalité, qui accuserait cette jeune fille à tors et lui collerait une étiquette qui n est pas la sienne. Tapez "la vraie histoire d Esther." Et faites vous une idée personnelle sur cette adolescente. Bon visionnage.
Film plutôt moyen dans son ensemble. L'idée est bonne et plutôt originale pour un genre horreur et ça devient assez rare. Il y a du rythme et la jeune actrice est vraiment pas mauvaise du tout. On ne s'ennuie pas mais ... franchement deux heures, c'est beaucoup trop long je trouve. On dirait par moment que l'on a plus à faire à une téléfilm mais je peux me tromper. Le reste du casting est pas terrible surtout au niveau des performances. C'est un peu répétitif mais bon, dur dur avec ce style de long métrage. Il manque aussi d'une vrai bande originale. J'ai vu que cette année est sorti le deuxième opus avec la même actrice principale donc je pense le voir pour me faire un avis sur la saga. 10/20.
Ce qui frappe, dans Orphan, est la méchanceté profonde de son personnage principal, enfant-adulte dont le sadisme est poussé à l’extrême suivant une montée en horreur qui correspond à la progression narrative du récit. En composant mise en scène inégale, réussie lors des scènes de tension, balbutiante ailleurs – et charcutée par un montage de plans à la brièveté inutile –, Jaume Collet-Serra veille à d’abord disséminer des indices (les roses blanches, la cabane dans les bois, les dessins et peintures accrochés au mur, les bandelettes qui couvrent cou et poignés) pour mieux ensuite les assembler selon une chaîne de causalités terrible qui dessine une trajectoire psychiatrique : à la folie meurtrière d’Esther correspond, comme reflétée dans un miroir, la folie de la mère que construisent des événements habilement conçus afin de tromper le public domestique et clinique. Il y a donc correspondance entre les deux femmes : Esther ne peut advenir en tant que femme à part entière qu’en détruisant le foyer préexistant et en se substituant à Kate lors d’une séquence de séduction malsaine. Le masculin, dans ce long métrage, passe de sa fragilité congénitale à un état hors-service : le fils reste spectateur, et sa seule initiative se solde par une assistance respiratoire ; la figure du père apparaît ici tel un trophée dont veulent s’accaparer des femmes puissantes – d’abord la voisine qui, au square, aimerait de l’aide pour son canapé, puis la psychologie qui l’influence dans son jugement, enfin Esther qui aura raison de lui.
C’est que cette dernière incarne la peur panique de l’autre, de l’étranger à intégrer dans une famille et à aimer comme s’il s’agissait de son propre enfant ; elle est le versant négatif et horrifique de l’adoption, comme 100% cachemire (Valérie Lemercier, 2013) en était le pendant comique. Le réalisateur insiste sur ce sentiment d’étrangeté par l’ambiguïté de la dévotion de la jeune fille au sein d’un foyer qui ne manifeste aucune piété particulière, exception faite du recueillement maternel devant la plaque de Jessica. Sur laquelle est inscrite une prière sous forme de méditation poétique : « celle que j’ai aimée sans pourtant l’avoir connue ». Esther participe de cet adage mais en présente les limites ; elle traduirait alors l’impossibilité de l’adoption à remplacer l’enfant qui n’est plus là, l’échec de toute substitution. Une œuvre intelligente et bien menée.