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Un visiteur
1,0
Publiée le 28 juin 2010
Où s'arrête le style propre à un réalisateur et où commence sa propre caricature ? "Mic Mac à tire larigot" donne une partie de la réponse car Jeunet a fini par se mordre la queue ou devrais-je dire, la bobine. On connaît tous plus ou moins les motifs récurrents cher à Jeunet, comme l'enfance, son esthétique sépia ou encore les monuments, mais on se rend compte devant Mic Mac qu'on est touché par une désagréable impression de déjà vue. Jeunet transforme ici sa signature de cinéaste en clichés redondants qu'ils soient visuels (plans sur monuments, image sépia) ou scénaristiques (thème de l'enfance ou la présence d'une gare). Dans la lignée de ses précédents films, il construit un personnage principal "différent" joué par Dany Boon qui, bien aidé par un par "héros" bien moins profond qu'Amélie ou Mathilde, n'a pas les épaules pour porter tout un film sur ses épaules. Bazil évolue dans un environnement teinté de démagogie et de populisme qui surprend un peu tant Jeunet ne nous avait pas habitué à ça, message écolo, diabolisation des élites ou encore l'allusion à l'équipe de France de foot, construisent la toile de fond de cette histoire. Ce style de scénario rappelle étrangement une vraie réussite du genre qu'est "Enfermés Dehors", film où les personnages sont beaucoup plus nuancés. Cet "Ocean's eleven" vu par Jeunet réserve malgré tout quelques bonnes surprises tant au niveau du scénario qu'au niveau du casting. L'hommage fait à l'art populaire (cirque, mime) et le cinéma muet se marient bien à l'univers de Jeunet et aux acteurs qui les interprètent avec en figure de proue Julie Ferrier et Omar Sy, incontestablement des bonnes pioches pour le réalisateur.
Attachant et désopilant, facétieux et ingénieux, avec une pléiade d'acteurs à la personnalité bien cernée dans un univers complètement décalé, on en redemande, chapeau Monsieur Jeunet !
Bon film, histoire extravangante, décors surprenants, beau panel d'acteurs. On ne s'ennuie pas, quelques moment marrants. Danny Boon, qui a tendance à m'énerver d'habitude, est tout à fait dans son rôle ici.
Comédie un peu loufoque, Micmacs est léger et sympa. L'esthétisme est du pur Jeunet, les dialogues aussi. Reste que devant cette revisite de David contre Goliath on s'ennuie un poil par manque d'énergie.
Jeunet est de retour ! Un film très attendus notamment grâce à Dany Boon tel le messie. A chaque image on reconnait le style, le monde et l'imagianire de Jean-Pierre Jeunet. Le casting est parfait mais trop de "gueules" font que beaucoup on bien du mal à exister notamment Yolande Moreau (un comble) et d'autres ont une présence que grâce à des dialogues "plus faciles" comme Omar Sy. Le scénario est excellent, chaque scène est millimétrée aussi bien dans l'action que dans les dialogues... D'ailleurs on sent tellement la préparation et le manque d'impro que le film en perd de sa magie. Le conte à la "Amélie" est magnifique dans le fond et dans la forme mais à vouloir trop calculer la superficialité a pris trop de place au charme de l'ensemble.
Aie aie aie ! Premier accroc pour Jean-Pierre Jeunet. Mais que lui est-il arrivé ? Quelle déception ! Voilà son premier film raté. Indéniablement on reconnait sa pâte. Mais c'est peut être ça le premier défaut. Il n'y a plus de surprise, plus de nouveauté. Toujours le même style de personnages, de décors, de photo (le sépia et le jaune un peu en overdose), de mise en scène. Et puis cette poésie, ce style, tellement juste dans Amélie Poulain, mais qui là étouffe l"histoire au point que trop de poésie tue la poésie. L'humour et les gags tombent un peu tous à plat et je ne me souviens pas avoir ri une une seule fois. Les personnages sont mal écrits et mal mis en scène, on ne s'intéresse pas à eux, pas à Bazil, lui qui est pourtant le pivot de l'histoire. Celle-ci devient vite ennuyeuse, pas vraiment palpitante, et pour être franc on se lasse très vite. Pour une fois les acteurs ne sont pas vraiment bien dirigés. Danny Boon dans le rôle principal n'a aucune présence, il passe son temps à faire des grimaces et on ne s'attache pas du tout à lui. Les autres font tous leurs petits numéros dans leur coin dans le registre qu'on leur connait déjà. Dommage pour une telle distribution, la mayonnaise ne prend pas du tout. Un peu partout dans le film apparait l'affiche du film lui-même, bizarre, Jeunet aurait-il pris la grosse tête ? A mon avis il est temps qu'il change radicalement de style car là ça commence à faire beaucoup, on a envie qu'il nous montre quelque chose d'autre. Attendons le prochain film...
Comme d'habitude, un conte plein de beauté, d'horreur, de personnages ahurissants et décalés, des machines incroyables et une ambiance magique. Peut-être pas le meilleur Jeunet mais toujours un régal, surtout pour parler aussi légèrement d'un sujet aussi grave et lourd! Bravo monsieur!!!
Une technique toujours aussi sublime, une créativité dingue, un excellent casting, une photographie soignée, Jean-Pierre Jeunet frappe fort une fois de plus et livre une mise en scène grandiose. Ce style unique qui lui est propre fait mouche une fois de plus et continue de forger le respect. Les acteurs sont impeccables (même les réfractaires de Dany Boon et Omar Sy se verront surpris) et rendront les personnages de cette bande farfelue très attachants. Certaines scènes découlent d'une imagination débordante (comme celle de la mine sur la pelouse du stade de foot commentée par notre duo fétiche Thierry Roland/Jean-Michel Larqué, etc...), on y trouvera même un clin d’œil à "Delicatessen" (l'un des précédent film du cinéaste) dans la scène des cheminées. Ce scénario de "Mission: Impossible" à la Jeunet est terriblement entraînant, et n'oubliera pas de proposer un vrai fond. Que de bonnes idées pour ce "Micmacs à tire-larigot" aussi drôle qu'inventif, et aussi maîtrisé que charmant ! Jean-Pierre Jeunet continue de prouver qu'il est un maestro du cinéma français en mettant en scène son admirable imagination.
l'ingéniosité du réalisateur et son amour pour le cinéma est encore une fois présente dans ce film et son imagination déborde de tout les plans. Mais les personnages sont comme le scénario : pas tres attachants et plutot bizarres sans pour autant en expliquer les raisons. le film a une atmosphere glauque et les gags ne sont pas tres droles.
Dès les premiers instants, on reconnait la pate de Jeunet. La réalisation brillante sur une trame scénaristique simple mais diablement exploitée nous emporte dans une ambiance magique drôle, bien jouée. Du cinéma originale comme on en aimerait en voir plus souvent en france...
Un très beau film porté par des acteurs attachants et un Dany Boon compétent. Loin de se prendre au sérieux, le film de Jeunet en fait des tonnes et toujours dans ses couleurs de prédilection. Un message politique qui passe en force par la farce et on passe un bon moment de cinéma français.
Après les catastrophiques Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet signe enfin un bon film avec un Micmacs à tire-larigot depuis sa séparation d'avec Marc Caro dont la carrière solo n'est pas non plus une réussite (cf le catastrophique Dante 01). Pourquoi Micmacs à tire-larigot est-il assez réussi? Tout simplement parce que Jeunet, à l'image de ses héros qui récupèrent et réparent des objets divers, revient aux sources et renoue avec l'esprit de ses courts métrages et de Delicatessen, de l'époque de gloire de la collaboration avec Marc Caro. Ici, s'il y a toujours la lumière jaune et les couleurs chaudes de ses oeuvres solo, il y a aussi cette part de noirceur qui caractérisait les oeuvres premières d'avec Caro. Le scénario assez simpliste a néanmoins le mérite d'exister (ce qui n'était pas le cas d'Amélie Poulain, et ce qui explique aussi peut-être le scepticisme des fans de ce dernier face à ce micmac), les acteurs sont très convaincants, et certains gags font mouche (Une minute de silence pour la pauvre bête sauvagement gazée). Sans être le film de l'année, le début rappelant Amélie Poulain est assez catasrophique avant que le film ne démarre, Micmacs à tire-larigot est un film original et sympathique qui peut laisser espérer que Jeunet trouve une nouvelle vitalité et renoue avec le talent dont ses premiers films sont des preuves indéniables.
Un film plaisant qui se laisse regarder, mais qui a peine à décoller vraiment. On retrouve ici une certaine poésie propre à Jeunet, et des personnages totalement ancrés dans la droite ligne du réalisateur. On n'est donc pas perdu, mais pas surpris non plus. Si on regarde avec bienveillance l'histoire se dérouler, on pourra regretter un certain manque d'inventivité et de folie, malgré, et c'est le paradoxe, les nombreuses idées qui émaillent le film. La mise en scène, elle aussi, reste dans les clous du cinéaste et ne prend jamais plus d'envergure. L'image est lavasse à cause d'un maudit filtre jaune dont la justification reste pour moi un mystère et nuit beaucoup au film. Les acteurs, enfin, sont tous excellents, drôles, attendrissants et sont parvenus à entrer totalement dans l'univers de Jeunet.