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inspecteur morvandieu
96 abonnés
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3,5
Publiée le 13 décembre 2023
Bazil (Dany Boon) a un compte à régler avec les sociétés d'armement. Jadis, son père a sauté sur une mine et, aujourd'hui, Bazil perd son emploi et son logement à cause d'une balle perdue qui s'est logée dans son front, suivant un de ces incidents bouffons qui forgent les scénarii de Jean-Pierre Jeunet et, ici, toute sa comédie. Déjà identifiable par son formalisme, ce côté rétro déterminé par les couleurs jaunies et par des accessoires, des costumes démodés, le film présente des personnages comme les aime Jeunet, doux excentriques réunis en une communauté de laissés pour compte dont les monomanies saugrenues confinent parfois à la poésie. Précisément, avec l'aide de Jean-Pierre Marielle et de ses hétéroclites amis, Bazil- Dany Boon met au point sa malicieuse et extravagante vengeance contre deux antipathiques marchands d'armes rivaux (l'énervé et vociférant Nicolas Marié, le cynique et distingué André Dussolier) L'expression cartoonesque du film et des personnages, l'humour bon enfant caractérisent une intrigue dont on peut simplement regretter qu'elle dénonce de façon convenue ceux qui font profession de vendre des armes et surtout qu'elle fasse de Dany Boon, dont le tempérament comique nous semble ici un peu fade, sa figure de proue.
A titre personnel, Jean-Pierre Jeunet est l'un des réalisateurs les plus créatifs qu'il m'ait été donné de voir : ceux qui ont vu "Delicatessen" ou "La cité des enfants perdus" me donneront raison. Malheureusement avec "Micmacs à tire-larigot", la mayonnaise ne prend pas aussi bien que d'habitude. On a pourtant l'univers visuel de Jeunet avec des couleurs évoquant le suranné et la belle époque, et une galerie de personnages aussi déjantés que de coutume, on retrouve aussi une partie de la famille d'acteurs de Jeunet avec Dominique Pinon et Yolande Moreau. Vous pourez alors me demander : mais que manque t-il ? Une histoire qui tienne la route, tout simplement. Car il faut bien le dire, ce script n'est pas digne de Jeunet et trop conventionnel pour être comparé à celui de ses films des années 90. L'ensemble n'en est pas désagréable pour autant, mais c'est quand même une déception quand on sait qui a fait cette comédie. J'espère sincèrement que "L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" est plus "Jeunet"...
j'ai trouvé le film ennuyeux.dommage car j'aime bien les films de dany boon.il a fait des fims beaucoup mieux comme "bienvenue chez les ch'tis , la maison du bonheur ou bien de lautre côté du lit"" etc..
Je me suis régalé à me retrouver dans l'ambiance de jeunet. Encore un univers particulier avec des acteurs toujours aussi bons. Certains plans qui nous rappellent Delicatessen . L'histoire un peu farfelue mais on a l'habitude maintenant.
Pas de déception, c'est bien du JPJ pur jus. Avec son lot de poésie, de "stratagèmes", de personnages, de gueules, de titis parigots et de bohème. Superbement bien filmé, bien raconté, même si parfois on est largué par l'histoire au détriment de la performance d'acteurs. Mais ce qui m'a surtout frappé dans ce film, c'est le génie purement cinématographique qui m'ont rappelé les meilleurs Chaplin ("Les lumières de la ville" avec la scène muette de la soupe populaire/taxi ressemble à celle de Charlot se faisant passer pour un bourgeois auprès d'une aveugle) et la recette Pixar (avec des personnages secondaires forts qui s'unissent pour atteindre un même objectif). Le coup de bluff final et son explication sont magistraux ! Certes, ça n'égale pas Amélie Poulain qui avait le mérite à la fois d'être drôle et déchirant, mais ça reste un excellent moment de cinéma purement français, qui nous change des ennuyeuses tergiversations amoureuses en appartement plutôt en vogue actuellement.
Bazil n'a vraiment pas de chance. Son père est mort tué par une mine tandis que lui même était blessé par balle trente ans plus tard. A la rue, il est recueilli par une étrange bande qui vit de rien. Un jour, il tombe sur deux immeubles abritant les PDG des fabricants d'armes qui ont causé tous ses malheurs. Aidé par ses amis, il décide de se venger.
Malgré quelques bonnes idées, le film n'arrive pas à nous fournir une chose essentielle au cinéma : l'émotion. S'il se regarde sans déplaisir "Micmacs" reste un film moyen plombé aussi par sa trame convenue et sa morale enfantine pour ne pas dire puérile. A voir un jour de pluie...
Un Jeunet mineur, enpruntant à Fisher King et à Enfermés Dehors notamment, foisonnant de détails croustillants mais au scénario paresseux et avec un Danny Boon qui, s'il a la gueule pour figurer parmi les freaks de Jeunet, n'en a pas forcément le talent... Dans ce film, il a du mal à entrer dans la peau de son personnage et fait du... Danny Boon. Hors sujet.
Jean-Pierre Jeunet qui n’a plus rien n’a prouver à personne depuis son succès mérité du fabuleux destin d’Amélie Poulain, il arrive ici avec Micmacs à tire-larigot possédant de très jolies effets visuels rappelant le temps où il travaillait avec Marc Caro où tout l’environnement est d’une beauté inimaginable utilisant les moindres objets mis à la disposition des comédiens pour en faire des inventions rigolotes et le décor dans leurs détails les plus discrets. C’est surtout avant tout un hommage au cinéma, comme on les aime (et non comme Yann Moix les aime) où presque tout est illusion mais dommage que Jeunet se perd un peu, obligeant le film à perdre en profondeur au fil des minutes. Il est clair que depuis son ascension solo, Jeunet est plus consensuel et fédérateur, beaucoup plus qu’avant, sa vision et sa démarche sont portées par une seule et même idée : mettre en avant dans l’ensemble de ces réalisations de l’imagerie et de l’artifice. Comme d’autres réalisateurs usant de ce principe : Dupontel et bien entendu Gilliam et Méliès dont le but est de créé un maximum d’image illuminés par la direction artistique qui doivent montrer tout de même la simplicité, les films de Jeunet sont avant tout des livres de comtes sophistiqués (si on exclue Alien), Micmacs à tire-larigot est donc un retour à ces premières réalisations surtout Delicatessen où le bric-à-brac est ici bien présent et où on rigole de situations toujours plus absurdes les unes que les autres, on y voit d’ailleurs une très courte scène qui y fait référence : la scène où l’on joue de la scie. Le film montre donc une multiplication des personnages loufoques, construction progressive de séquences façon château de cartes. Pour incorporer un semblant de vie dans ses films, maitre Jeunet à ces propres recettes cela commence par la présentation du personnage simple à monter et définir, avec une « gueule « et un détail appelés à bien rester dans les bandes tout au long de...critique:cthiboy.blogs.allocine.fr
Tout l'univers de Jeunet est réuni, sa palette d'acteurs très bonne distribution qui tient la route et l'écran, sa facture, ses couleurs ! Un film poétique aussi, un côté intemporel dans le le choix des costumes et des décors. Je conseille ! Voyage garanti !
Encore un Jeunet qui nous rajeunit ! Quelle créativité avec un casting toujours aussi remarquable, une créativité débridée, un travail extraordinaire de la couleur, de la musique (bien sûr !), des dialogues .... De la tendresse, de l'humour et même de la morale ! Et pas de violence, pas de sexe ... On ne s'ennuit pas !
Jean-Pierre Jeunet comme a son habitude nous transporte dans un monde poétique et ludique (et aussi un peu naïf). Pourtant cette fois-ci la mayonnaise a du mal à monter. Certes, on ne passe pas un moment désagréable, mais l'histoire se déroule trop linéairement sans grande surprise. Les personnages aussi ont un air de déjà vus. Bref, un film agréable mais sans plus.
Voilà ce que j'appelle du cinéma Encore un chef d'oeuvre de Maître Jeunet , ce mec est un ovni , avec une technique à réveille un mort , une équipe technique du tonnerre et alors ici un scénario et dialogue merveilleux . Ici D Boon est extra et alors accompagné de grand comédiens comme Marielle , Moreau , Pinon cette aventure sous forme de vengeance est vraiment spectaculaire à plein de point de vue . une musique , une photo , des effets spéciaux , sonores , cascades , bref tout est merveilleux chez jeunet . Volià enfin du cinéma qui demande du boulot de dingue .