Jean-Pierre Jeunet, le grand réalisateur est de retour, Amélie Poulain se nommerait maintenant Bazil et ferait "Micmacs à tire-larigot"! Le concept est déjà alléchant, une bande annonce paraît et voilà la France déjà envoûtée. Mais attention au retour de son succès. Jean-Pierre Jeunet connaît maintenant le revers de la médaille. Pourtant le scénario est original: Bazil se prend une balle dans la tête, une balle qui va changer sa vie, lui faire rencontrer une nouvelle famille. Résultat le pauvre homme veut se venger des marchands d'armes (qui ont aussi tué son père, à cause d'une mine). Des personnages marginales et haut en couleur, comme seul Jeunet sait les faire. Mais problème, les seconds rôles sont trop extravagant et 10 seconds rôles à chaque image et bien çà commence à faire lourd pour le spectateur. Tous les seconds rôles sont sur joués, dénaturés de leur simplicité: Yolande Moreau, Julie Ferrier, Dominique Pinon, Jean-Pierre Marielle, Michel Crémadès, Marie-Julie Baup...tous y passe. Attention à Omar Sy qui devient limite agaçant par son jeu trop extravagant, tellement sur joué, trop, trop tout. Mention spécial à Urbain Cancelier, l'acteur récurrent des films de Jeunet, après son rôle de Moinsieur Collignion dans Amélie Poulain, il est de retour. Il joue parfaitement je trouve, bien qu'il n'apparaît que rarement. Et j'ose rare et unique pour le moment, Dany Boon est épatant dans ce rôle qui semble sur mesure et qui souligne son talent à la perfection. Jean-Pierre Jeunet nous aura au moins montrer que Dany Boon sait joué. Jeunet joue trop sur les outils cinématographiques qui ont fait son succès, il joue et en abuse et finit par lasser le spectateur. Une photographie acidulé, des retours en arrière...mais la magie Jeunet marche toujours un peu. Je dis surtout un bravo à la musique toujours magnifique et aux décors, les machines extravagantes de Petit Pierre(alias Michel Crémadès) sont d'une ingéniosité remarquable. Au final un film pas si mauvais que çà!