Avis : Que les gros salaires lèvent le doigt ! - Page 2
Que les gros salaires lèvent le doigt !
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In Ciné Veritas
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3,0
Publiée le 2 juillet 2017
Que les gros salaires lèvent le doigt ! est le premier long-métrage réalisé par Denys Granier-Deferre, fils de Pierre. D’autres films suivront mais en très grande majorité destinés à la télévision. En cela, ce premier long-métrage marqué par une mise en scène sommaire, peu inventive est prémonitoire. Les qualités de Que les gros salaires lèvent le doigt ! ne sont donc pas formelles, elles sont ailleurs. Elles résident d’abord dans le beau casting réuni qui fait se côtoyer acteurs expérimentés (Jean Poiret, Michel Piccoli) et jeunes acteurs en devenir (Daniel Auteuil, Tchéky Karyo, Patrick Bouchitey). En patron maniéré, cynique, manipulateur, dénué de tout scrupule, Jean Poiret signe l’une de ses plus belles performances d’acteur. Ce rôle appelait au sur-jeu. L’acteur évite brillamment cet écueil en adoptant une diction spécifique et en jouant à plusieurs reprises (y compris dans une même scène) de l’humeur versatile de son personnage. Dans un rôle malheureusement accessoire, Michel Piccoli en « parrain » intrusif et opportuniste lui rend parfaitement la réplique. La confrontation de ces deux grands comédiens vaut à elle-seule pour argument de visionner ce film. Enfin, sur fond de crise économique, Denys Granier-Deferre aborde (parfois caricature) le clivage entre employeur et employés. Les questions éthiques et morales traitées servent aussi de vecteur de clivage entre des employés (gros et petits salaires) plus ou moins serviles. Sur ce plan, le personnage incarné par Daniel Auteuil vaut pour étalon. Au fil de dialogues savoureux et tranchants empruntant amplement à un humour grinçant, la comédie filmée se montre féroce et vire à la satire sociale acide. L’absence totale de pathos et de sentimentalisme octroie une dimension troublante au film qui se pare ainsi d’une certaine misanthropie.
Un film satirique qui ne réussit pas son objectif : Faire rire les spectateurs ! Poiret, Auteuil et Picolli se retrouvent dans ce petit film du début des années 80.. On se demande comment cette réalisation est devenue si célèbre...
On ne rit pas durant la première heure parce qu'il n'y a rien de drôle exceptée la situation. Et les dernières minutes se veulent drôles mais c'est plus un humour méchant qu'autre chose. Je vois pas en quoi on peut rigoler puisque c'est triste, surtout quand on a un proche qui a du aussi licencier du personnel, qui a pris des mois à y réfléchir, ce film est une caricature méchante envers les salariés et les directeurs. Ca reste gentillet mais en tout c'est un film bien ennuyeux, on se demande à quoi il sert.
Une satire sociale bien maladroite. Denys Granier-Deferre s'entoure pourtant de la fine fleur du cinéma français. Jean Poiret, Michel Piccoli, Daniel Auteuil, Marie Laforêt, ... excusez du peu. Le thème est par ailleurs propice à l'humour. Mettre en scène un séminaire de boulot à la campagne, comment imaginer situation plus favorable ? Eh bien non. Faut croire que ce n'était pas assez. On a droit à un beau navet, pas drôle et même parfois consternant. Les gags font "pschit", comme dirait le grand Jacques. Pourtant, Jean Poiret se démène comme un beau diable, hurlant sur chaque employé, lançant des petites piques à tout va. Il est excellent dans son rôle mais n'arrive pas à lui-seul à sauver le film. Le personnage de Auteuil et de Piccoli frisent le ridicule. C'est triste quand même de voir le grand Michel Piccoli, l'acteur légendaire de "Le mépris", réduit à jouer le rôle d'un parasite un peu sadique sur les bords. Son collier de barbe est une agression visuelle sans nom. La musique renforce le côté risible du film, elle est supra moche. Un beau gâchis.
Film trés moyen on s'ennuie presque avec une histoire un peu sans queue ni tête qui on du mal à faire rire, je conseille pas trop. Heuresement qu'il y a Poiret et surtout Auteuil pour sauver ce film !
J'ai bien aimé ce film avec Daniel Auteuil à ses débuts, il ne manque pas d'humour, les dialogues sont bons. Je le conseille aux amateurs de films des années 80.
Film dénonçant le patronat et les employés serviles.... avec une belle galerie d'acteurs et d'actrices qui sont parfaits dans leurs rôles..... Ne pas y voir une vérité quelconque car sinon on tombe dans le grotesque et la farce.....
Une très bonne comédie à la française . C ' est presque la fin de l ' âge d ' or des comédies des années 80 . Un thème étrangement remis au goût du jour avec les présidentielles récentes . Les dialogues restent jubilatoires encore aujourd'hui et deux comédiens sont hors normes : Jean Poiret et Michel Piccoli grandioses . N ' hésitez pas à revoir ou découvrir ce film c ' est un bon moment .
un film très bien, très drôle, avec des répliques tordantes, et de très bons acteurs qui sont excellents : Auteuil, Poiret, Piccoli, Perrot et Lalande. Un film à voir!
Bonne comédie satirique du début des années 80. Plus vraiment d'actualité aujourd'hui, mais l'histoire reste amusante. Un titre aguicheur que tout le monde connaîtra , avec une sympathique B.O digne d'une autre époque. ----Octobre 2023----
Un directeur de banque invite ses employés en weekend dans sa maison de campagne. Il faut tout le second degré de Jean Poiret pour nous faire rire avec un personnage aussi odieux. Il s'agit d'une comédie qui égratigne les patrons comme les employés, on croirait du Claude Chabrol. On sent que les acteurs se sont défoulés et cela nous touche. Un comédie spéciale
Les cadres et cadres supérieurs (distinction importante dans un système très hiérachisé) d'une société d'assurance sont invités dans la maison de campagne de leur patron André Joeuf (Jean Poiret), un sale type arrogant et méprisant. Pour quel raison? La grinçante comédie de Denys Granier-Deferre est un véritable jeu de massacre prenant pour cibles les cadres qui, pour maltraités qu'ils sont, de façon caricaturale dans le cas présent, témoignent d'une telle veulerie qu'on est peu enclin à les plaindre. Les auteurs ne nous présentent pas seulement des cadres dociles jusqu'à la soumission mais aussi des hommes et des femmes individualistes, obsédés par les questions de préséance et de salaire. Sont-ce eux, personnages mesquins ou insignifiants, ou bien leur patron lspoiler: eur assénant camouflets et humiliations qui méritent le mépris? ce rapport pervers trouvera un dénouement outrancier mais savoureux. Cette charge ironique et cruelle contre un certain milieu du travail est plaisante mais pas complètement réussie ou aboutie. En effet, la relative bizarrerie qu'introduisent certaines attitudes ou quelques personnages spoiler: (Piccoli en témoin extérieur qui s'invite à la "fête") déconcertent plutôt qu'il nuancent ou précisent la satire.
Une comédie qui ne révolutionne en rien le genre français, mais qui s'attisfait par ses nombreuses répliques et ses situations cocasses, sans toutefois faire écrouler de rire...
Je ne comprend tout simplement pas l'intention du réalisateur. Est-ce un film destiné aux sadiques ? Je n'ai pas ris une seule fois et je comprend même pas où est-ce qu'on pourrait rire. On a envie de donner des claques à Jean Poiret mais c'est tout ce que ce film m'évoque.