Un film délicieux servi par de jeunes acteurs au charme et au talent certains. Léa Seydoux, avec sa moue d'Anna Karina, et Louis Garrel en prof on ne peut plus mignon sont tous deux excellents. La photographie est superbe, avis aux amateurs. Léger, beau et grave à la fois, ce film est un beau film.
Derrière un fond littéraire et romantique, Honoré cible au poil la fragilité de la jeunesse. Il a capté quelque chose dans ce film, une sorte de mouvement, de fébrilité, une beauté incroyable. Ce film restera un chef d'oeuvre je pense.
A première vue le film sonne un peu faux, les dialogues, les chansons, le tragique, mais La princesse de Clèves est mon livre préféré, et il a été adapté avec une modernité incroyable. Léa Saydoux est magnifique, Louis Garrel charmant dans son arrogance, Grégoire Leprince Ringuet émouvant au possible. Les chansons sont superbes, je ne me lasse pas de le revoir, encore et encore. Honoré a bien joué sur ce coup là.
Un film d'une prétention abhérante, on ne croit pas un seul instant à l'histoire. Les personnages sont sans vérité ni fraîcheur. Louis Garrel n'est absolument pas crédible dans son rôle de professeur. Un ensemble malheureusement insupportable...
Un beau film. Un peu lent, certes, mais se prêtant bien à la douceur et la mélancolie de l'histoire. Les acteurs sont excellents, la musique toujours appropriée. Le cadre et les lumières ne sont pas d'une grande qualité, et on peut noter quelques fautes de scripte, mais on est pris malgré tout dans l'ambiance très particulière de ce film, ni pesante, ni rassurante.
“Jamais cour n’a eu tant de belles personnes…” : ce sont ces quelques mots, issus de “La Princesse de Clèves” de Madame de Lafayette (roman qui figure en bonne position dans la A-List de profs de français), qui ont fait germer en Christophe Honoré l’idée de se lancer dans dans une adaptation située de nos jours et dans un autre type de cour, celle d’un lycée parisien. Un choix qui, en plus de lui éviter de tomber dans les pièges du film d’époque empesé, lui permet de boucler sa trilogie sur Paris, la jeunesse et l’amour, initée “Dans Paris”, et poursuivie, l’an passé, sur l’air de ses “Chansons d’amour”. Deux longs métrages portés par l’énergie d’un Louis Garrel que l’on retrouve ici, plus posé et dans un rôle d’adulte, aux côtés d’autres membres de la “famille Honoré” (Grégoire Leprince-Ringuet, Clotilde Hesme…) et de Léa Seydoux, révélation et personnage central du film. Fraîchement arrivée dans le lycée où se déroule le récit, et où elle succombera tour-à-tour aux charmes d’un camarade et de son prof d’italien, sa Junie attire immédiatement notre attention, grâce à sa pâleur et la tristesse de son regard. Deux éléments magnifiés par Honoré, qui, à coups de gros plans sur les visages, dresse brillamment le portrait d’un groupe de jeunes, au sein duquel chacun cache quelque chose. Des secrets dévoilés avec tact et pudeur, au gré d’une mise en scène à laquelle il manque parfois un tout petit quelque chose pour permettre à cette “Belle personne” d’atteindre l’excellence. Un défaut auquel vient s’ajouter un passage chanté qui cadre mal avec le reste, et apparaît davantage comme un effet de signature de la part du réalisateur. Ce qui ne l’empêche nullement de signer un drame d’une grande justesse , au sein duquel les personnages se débattent avec la tragédie qui se noue, oscillent entre dits et non-dits, mais n’en restent pas moins de belles personnes, devant la caméra d’un metteur en scène dont l’importance s’accroît de film en film.
La belle personne fut réalisé en cette année 2008 à la suite d’un discours de Sarkozy reniant l’importance de La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette dans la littérature Française. Le film de Christophe Honoré en est donc une adaptation très libre, transposant l’histoire de la cour d’Henri II à un lycée parisien. Résultat, le film n’est pas transcendant, sans être inintéressant – en bref il est inégal. En effet, on reste hésitant face à ce qu’on y a vu, entre une certaine médiocrité et pourtant une mise en scène soignée. Certes, voir des adolescents favorisés (XVI° arrondissement, équivalent de la cour d’Henri II) passer leurs heures de libres à se poser des questions puériles peut laisser le spectateur perplexe ! Néanmoins, Christophe Honoré sauve la mise par une ‘belle réalisation’ qu’il maintient tout du long. Alors qu’on pouvait s’attendre à un film plus social, La belle personne est donc détaché de la réalité, et plutôt sensuel et fantasmatique… Film plat, prétentieux, à vide, La belle personne l’est donc, mais tout autant qu’agréable et assez beau.
un film qui divise totalement : soit on aime, soit on déteste si on lit les critiques presse/spectacteur.. Eh bien, en ce qui me concerne, je joue les arbitres en étant plus partagé. En effet, passé le premier quart d'heure car il faut toujours un temps d'adaptation pour entrer dans l'univers d'Honoré où les acteurs jouent quand même de façon très distanciées, très littéraires, on peut être facilement porter par l'intensité des personnages qui aiment avec la fièvre de leurs 18 ans... Comme dans les chansons d'amour, le film ne laisse pas une impression très homogène: certaines scènes sonnent très fausses ou très confuses (cette interminable histoire de lettre), d'autres sont vraiment très belles, avec notamment ce passage chanté sur un superbe morceau composé par Beaupain préfigurant une issue tragique.. Maintenant, il faut quand même s'habituer au phrasé des acteurs, notamment celui de Louis Garel qui reste toutefois peu crédible dans ce rôle de professeur d'italien..
ce film est super 1) car les acteurs jouent divinement bien 2) car le scénario est intéressant. Si celui ci ne vous intéresse pas allez, voir le film pour Louis Garrel : le meilleur acteur français de notre époque!
Dans son nouveau film Honoré reprend à peu près les mêmes sujets que son précédent film Les Chansons D'amour mais comme la mort ou l'homosexualité mais cette fois si en beaucoup moins inspiré.
Une idée merveilleuse et flamboyante qui se révèle parfaite. Rien à dire. Les acteurs sont excellents, l'histoire est envoutante et on se laisse bercer entre l'amour et la sensualité. Très semblable à "Innocents-The Dreamers", Honoré signe un petit bijoux.
En adaptant sur grand écran La princesse de Cleves de Mme de Lafayette, Christophe Honoré, un artiste méconnu du grand public confirme en signant son 7e long-métrage un talent aujourd’hui rare dans le cinéma contemporain français. Ce film mêlant les histoires amoureuses aux relations prof-élève réunit de nouveau* Grégoire Leprince-Ringuet, Clotilde Hesme et Louis Garrel, véritable art vivant en professeur d’Italien. Louis Garrel, dirigé pour la 4e fois par Honoré sait allier humour et romantisme (à voir également dans "Les Chansons d’amour", de Christophe Honoré). Dans ce film, il campe le rôle de Nemours, professeur d’italien passionné par son élève Junie et voulant la persuader que l’amour n’est pas du vent. Retenons également la moue boudeuse de Léa Seydoux, qui dans son rôle de jeune femme tiraillée par la pensée de deux hommes a su attirer très tôt le regard du public. Un film passioné et passionant qui a su attirer mon regard parmi d'autres Longs. Bravo donc à Christophe Honoré!