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Max Rss
252 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mars 2025
Les plaisirs d'une production franco-italienne de l'époque... Tu choisis la version originale, t'as la vraie voix de l'un, mais pas celle de l'autre. Tu choisis la version française, c'est l'inverse... En clair, choisis ton casse-tête ! "Le fanfaron", grand classique du cinéma italien, c'était une histoire toute simple : ode à la vie oui, mais aussi et surtout l'amitié entre deux mecs que tout oppose. L'un est un étudiant timide, un peu coincé et qui n'a jamais mis son nez ailleurs que dans les livres, l'autre est un gonze qui file comme le vent, qui n'a pas les codes, hâbleur et séducteur, un peu fripouille sur les bords, mais tellement sympathique. Tout le film va s'articuler autour de ce qu'ils vont vivre pendant 48 heures, jusqu'à ce final cruel. L'un avait appris à vivre, mais n'aura pas le temps de mettre ses leçons en pratique et l'autre perdait la seule personne qui aurait été prête à le suivre au bout du monde. Trintignant était quelqu'un de timide, discret et de modeste, il n'a donc jamais rien dit là-dessus, mais comme il a dû être difficile pour lui de s'habituer à la tornade humaine qu'était Vittorio Gassman, tout comme il devait être fier d'avoir partagé l'affiche avec un acteur de pareil calibre.
J'ai suivi cette promenade, cette course avec plaisir ! L'inconnu qui entre dans la vie d'un homme tranquille et ça devient une aventure qui lui coûte cher... Très, trop cher ! J'ai apprécié la narration (on entend ses pensées) et le sympathique personnage de l'étudiant en droit (abusé par un jouisseur chanceux) 3,7/5
Si ce film décrit les rapports uniquement régis par l'argent ( & donc quelque peu vides ); il nous conte aussi l'amitié entre un fils de famille exubérant n'évitant certes pas les clichés; mais tout de même original et un autre, + réfléchi: Plus qu'une comédie italienne il s'agit également d'un témoignage ou la caméra porté fut utilisé pour la première fois...
Lorsque le timide étudiant Roberto se laisse entrainer par Bruno, jeune trentenaire insouciant et professant le refus de toute contrainte, on ne peut s'empêcher de penser à Sancho Pança séduit par l'extravagance et le discours libertaire d'un Don Quichotte du 15 août. Au volant de sa voiture de sport, Bruno ne se refuse aucune insolence, aucun jugement arrogant ou cynique à l'égard de ses concitoyens. La virée de Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant nous renvoie l'image de la société italienne et des valeurs occidentales. Ainsi prend forme la comédie de moeurs où s'opposent l'attitude responsable mais trop sérieuse de Bruno et celle, jouissive et futile, de Bruno le fanfaron. Au bout du compte, ni l'un ni l'autre ne semblent capable de se faire une place dans cette société. Le premier passe à côté des plaisirs de la vie tandis que le second poursuit une vaine errance sous l'apparence de la désinvolture. On le ressent bien lorsque la belle assurance de Bruno se lézarde par moments et découvre un homme seul et immature. Au-delà du sens porté par la comédie, on s'amuse beaucoup de l'interprétation haute en couleur de l'indispensable Vittorio Gassman et de la truculence de son personnage.
Chef d'œuvre de Dino Risi, le Fanfaron ne m'a pas pourtant beaucoup ému. Les films italiens, notamment ceux considérés comme pour beaucoup de films français et autres demandent des explications, pour être appréciés à leur juste valeur. C'est ce que je me force à croire. Car ce road-movie servi par Gassman et Trintignant, deux énormes acteurs, ne m'a pas transporté, malgré le clivage qui existe entre les deux hommes. J'ai au contraire trouvé que l'enchainement des scènes n'étaient guère intéressant. A revoir je pense avec un œil averti.
Comédie de caractère et d'initiation d'un blanc bec étudiant par une caricature d'italien avec tous ses défauts traditionnels poussés à l'extrême. Une histoire sans queue ni tête qui a pour seul intérêt de nous faire revivre un 15 août italien dans les années 60.
Tel un conte comme la cigale et la fourmis, voilà un conte moderne sur les dangers de l'automobile. Enfin, on peut y voir autre chose, comme le passage d'une vie à une autre, ou la montée vers l'évidence. L'histoire se passe un 15 août dans une Italie où tous les commerces sont fermés. La vie est suspendue. Une rencontre improbable entre deux personnages opposés où l'un entraine l'autre dans ses virées. La morale est intéressante et laissée à l'appréciation du spectateur. Que faut-il faire de sa vie ? La vivre à fond, la brûler, ou bien la réserver et la consumer à petit feu ? Quelque part c'est une morale amorale. Au passage ce film date de 1962. Un détail récurent : le chauffeur passe plusieurs fois un 45 tours que le passager introduit dans le lecteur de 45 tours de la voiture.
Une des premiers sommets de la « nouvelle comédie Italienne », qui pendant presque deux décennies, va livrer bon nombre de films corrosifs, révélateurs de la société Italienne, pleins d’un humour extrêmement savoureux, mais qui s’étrangle souvent face à une réalité consternante ou tragique. Il en est ainsi dans ce film de Dino Risi, l’un des meilleurs cinéastes du genre. La première heure est exemplaire. Le mécanisme humoristique repose sur la confrontation des deux personnages, qui sont l’antithèse l’un de l’autre, et le comique naît des contradictions de l’un face aux extravagances de l’autre. Et dans leur hasardeux périple d’oisifs émergent des très beaux moments de tendresse et d’humanité. La dernière partie perd en qualité, lorsque les compères se retrouvent dans la « famille » de Bruno ; le trait se fait alors plus lourd ; et la conclusion symbolique, ce « dépassement » de trop qui fait suite aux dépassements de leurs limites par les dits compères, un peu artificielle…
Ce film génial immerge dans un tourbillon humain de facéties et de drames dérisoires où la spontanéité des envies, l’échec des grands desseins et la passivité oisive se mêlent, où l’insouciance et les rires cachent mal l’odeur de la mort. Jamais vu quelque chose d’aussi sombre, d’aussi triste, et qui semblait être une comédie. La comédie humaine comme le vil emballage de l’ennui, de l’angoisse et de la lacune intrinsèque, terminée en misérable accident elle semble si dérisoire.
Un classique du cinéma italien réalisé par Dino Risi avec un jeune Trintignant timide entraîné dans un week-end fou avec le très beau Vittorio Gassmann complètement déjanté et tellement immature. Un film carrément jubilatoire avec la musique du klaxon qu'on n'oubliera jamais !
Un road movie survolté dans l'Italie des années 60. De beaux dialogues, des acteurs bien choisis et jouant admirablement. Une énergie folle de la part d'un personnage contrastant avec l'aspect timoré de l'autre. Un film rafraîchissant dans un soleil chaud d'Italie.
Un week-end du 15 août, 2 personnages qui ne se connaissent pas, complètement différents : le fanfaron, extraverti, égoïste, jouisseur, parfois pathétique et l'étudiant timide. Le premier va faire découvrir la vie au second. Mélancolie et justesse des rapports humains, Vittorio Gassman est un fanfaron merveilleux.
Un film étrange, dont on se demande tout le long où il nous emmène, et qui s'achève soudain pour hanter nos esprits bien après la fin du générique... Le jeu de Vittorio Gassman est fabuleux, son duo avec Trintignant fascinant. La réalisation et le montage sont exceptionnels, donnant à ce roadtrip l'impression d'un rêve éveillé dans l'Italie estivale des années 1960. Magnifique.
Version restaurée, après avoir découvert ce film au cinéma de minuit de FR3 il y a bien longtemps... Juste un moment assez unique. La photo de cette Italie de 1962 est absolument magnifique. Dans un scénario sans faille, et non linéaire, Roberto et Bruno incarnent admirablement les rôles - avec une mention spéciale à V Gassman dont le jeu n'a ici pas d'égal. JL Trintignant étant excellent de subtilité et d''intériorisation. Un tourbillon frais, subtil, oscillant des notes les plus plus légères au plus dramatique. Du grand cinéma.